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Bibliographie :


Version anglaise

Tout d’abord, merci Pascale, d’avoir accepté mon invitation.
Vous écrivez des contes pour enfants. Pourquoi ce choix ?
Quand ais-je eu envie d’écrire ? Sincèrement, je ne le sais pas, peut être il y a très longtemps ? Qui sait ? j’ai toujours aimé lire, mais surtout regarder, collectionner les images ! Ah les images !! enfant, j’adorais parcourir le grand Larousse !
A 30 ans environ, je pose des poèmes sur le papier pour témoigner de ma souffrance et celle d’autrui, mes questions, mes émotions ; parfait exutoire comme un journal intime.
Puis, j’ai commencé à combler mes moments de solitude en m’offrant un conte par an, à Noël, rien que pour moi !
Une nuit de décembre mon envie d’écrire m’a réveillée brutalement,
J’ai posé sur la toile blanche l’histoire d’un enfant solitaire, orphelin, en quête identitaire qui habite sur une galaxie. Son seul ami est un vieil homme sage et juste… Le grand Magicien. Ainsi naissait mon premier enfant « L’étrange histoire de petit Moine »
A quelles difficultés se heurte-t-on lorsqu’on écrit pour les enfants ?
Mes difficultés se sont heurtées très rapidement à une forme d’impatience, et mon envie trop subite de publier ma première histoire. Novice, je m’engageais rapidement dans une voie que je ne connaissais pas du tout ! Même si mon envie était bien présente, pour faire imprimer mon récit, je devais avant tout me soustraire à des connaissances.
Par exemple, le choix du thème, l’âge des enfants ; pour quel âge ais- je envie d’adresser mes histoires ?
– Qui pourra le lire ? Le comprendre ? Voire, l’animer ?
– Le nombre d’illustrations ou inversement, le nombre de pages ?
Puis des questions plus « pratiques », l’impression (noir ou couleur ?), les points de dépôt du conte, les différents partenaires qui le diffusent gratuitement, les formalités légales et enfin, celles, non négligeables pour un auto-éditeur, les questions financières.
Lorsque vous écrivez un livre, vous vous mettez dans le peau des enfants qui vont le lire ?
Au risque de vous décevoir, je ne me mets pas dans « la peau des enfants » lorsque j’écris une histoire. Mes personnages sont des « enfants à part entière », bien que ceux-ci ont été largement influencés par de vrais enfants dans la vie courante.
Une fois « visualisé » le personnage, j’essaye de me mettre dans sa peau (ou dans la mienne, cela dépend lol)
Comment trouve un thème qui soit à la fois ludique et pédagogique ?
Le conte est merveilleux pour cela ! il peut être à la fois ludique, de part les illustrations, les couleurs, les dialogues, le texte, mais aussi pédagogique si vous faites entrer dans votre histoire des anecdotes, des descriptions, des mots inconnus à découvrir à l’aide d’un glossaire ou du petit Larousse.
Apparaît aussi, la symbolique. A l’enfant ou à l’adulte d’interpréter le conte à sa manière, de le lire, de l’écouter, de l’entendre au fond de lui.
Testez-vous vos écrits à des enfants de votre entourage avant de les proposer à l’édition ?
Oui, cela m’arrive quelquefois. Je le lis à mes petites filles, à quelques amis , mais rarement. J’aime à préserver le secret de mon histoire.
Quels étaient les héros littéraires de votre enfance ? Vous ont-ils marqués ? Vous en inspirez-vous pour écrire ?
Je n’ai pas eu à proprement dit, de « héros littéraire » : à 10 ans, j’aimais parcourir les bandes dessinées en noir et blanc qui évoquaient la vie des Saints : celle de Jeanne d’Arc, de St François d’Assise ; il m’arrivait de chiper un de ces livres au père curé de la paroisse de Villerest, rien que pour l’odeur du livre et fourrer mon nez dedans!!
Petite, je me souviens d’un personnage que j’aimais bien : Margotte dans le « Manège enchanté » avec Polux , Zébulon. Plus tard, j’ai eu un coup de cœur pour « David Copperfield » de Charles Dickens.
Mon « héros littéraire » (qui a vécu jusqu’en 1900) serait Monsieur Oscar Wilde, ainsi qu’Etty Hillesum. Leur vie littéraire et leur vie tout court m’ont marquées.
Selon vous, quel est le secret pour attirer les enfants vers la littérature ?
Je ne pense pas qu’il y ait un « secret » pour attirer les enfants à la littérature. Je pense que cela dépend de chacun.
Moi même, je n’ai commencé à lire véritablement qu’à l’âge de 15 ans.
Cependant, mon conseil serait de donner du temps à l’enfant pour la lecture, de l’accompagner, s’il le souhaite, dans ces moments de découverte d’un livre, tel qu’il soit, en donnant la force au texte en le lisant, en le mimant, en le riant aussi, bref, en le vivant !
Un livre pour enfant, c’est une histoire, mais aussi des illustrations, toutes aussi importantes. Comment avez-vous choisi votre illustrateur ?
Il y a tellement de choix ! Tellement d’artistes talentueux ! Un vrai casse-tête ! Je regarde les dessins, et en fonction de ceux-là, je demande à l’illustrateur s’il souhaite illustrer mon récit.
Une fois l’illustrateur -ou l’illustratrice- choisi, je lui envoie mon manuscrit. Celui ci peut ou pas, à son tour, « entrer dans l’histoire » et accepter, ou non , de vouloir l’illustrer. C’est aussi son choix.
Je laisse aussi la place au hasard, à mes coups de coeur, lors de la rencontre de dessinateurs dans des manifestations littéraires.
Si vous pouviez vous réincarner en l’un de vos personnages ça serait dans lequel et pourquoi ?
Si je devais me réincarner dans un de mes personnages, je vous dirais tous, mais tous mes enfants ne sont pas nés encore… D’autres histoires, avec d’autres personnages, attendent dans ma tête, ou sur une étagère… Néanmoins, celui que je préfère, à ce jour, est Timie avec son courage, son dévouement, sa tendresse, face à la présence maléfique de Mr Toc. Timie a su « renaître de ses cendres » en s’encourageant à Devenir ! A la fin du conte, il danse avec ses amis dans la ronde universelle qui le suivent pour découvrir le bel Océan bleu turquoise. Tout naturellement, il nous incite à respecter notre propre rythme, notre chemin de Vie, en n’oubliant pas cependant de nous faire plaisir !
Votre recette de cuisine pour écrire ?
Les enfants ! Ceux ci m’inspirent ; petit Tchoopä existe vraiment !
Calme et mouvement, paix, repos, rencontres multipes, la nature, les voyages, la vie !
Et puis écrire, écrire, raturer….
Un peu de sel, pour le goût, un peu de poivre, pour l’émotion (Atchoum !!), un peu d’épice pour l’énigme de l’histoire et sa fin.
Voilà mes ingrédients majeurs…. sans compter sur la douce présence de mon chat !
Le mot de la fin est pour vous :
Sonia, je vous remercie pour votre présence et votre interview.
Le mot de la fin ? ! « merci la Vie ! »


Pascale Forest sera présente en dédicace au salon du livre de Boen (entre Roanne et St Etienne), les 13 et 14 mai 2017.
