« La femme de ménage » de Freida McFadden

Chronique du thriller La femme de ménage de Freida McFadden

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Titre : La femme de ménage

Auteur : Freida McFadden

Éditeur : City Éditions et J’ai lu pour la version poche

Nombre de pages : 304 pages pour le broché

Formats et prix : broché 19.95 € / numérique 9.99 € / poche 8.60 €

Date de publication : 4 janvier 2023 et 4 octobre 2023 pour la version poche

Genre : thriller psychologique

Bonus : adapté au cinéma par Paul Freig, sortie le 24 décembre 2025 en France, titre original The Housemaid

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Chaque jour, Millie fait le ménage dans la belle maison des Winchester, une riche famille new-yorkaise. Elle récupère aussi leur fille à l’école et prépare les repas avant d’aller se coucher dans sa chambre, au grenier. Pour la jeune femme, ce nouveau travail est une chance inespérée. L’occasion de repartir de zéro. Mais, sous des dehors respectables, sa patronne se montre de plus en plus instable et toxique. Et puis il y a aussi cette rumeur dérangeante qui court dans le quartier : madame Winchester aurait tenté de noyer sa fille il y a quelques années. Heureusement, le gentil et séduisant monsieur Winchester est là pour rendre la situation supportable. Mais le danger se tapit parfois sous des apparences trompeuses. Et lorsque Millie découvre que la porte de sa chambre mansardée ne ferme que de l’extérieur, il est peut-être déjà trop tard…

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Roman phénomène, best-seller international, adapté au cinéma… « La femme de ménage » de  Freida McFadden s’est imposé comme l’un des thrillers psychologiques les plus lus de ces dernières années. Publiée fin 2023, voici mon ressenti de lecture, avant même que le roman ne devienne un tel phénomène.

 

Un thriller psychologique sombre et effrayant, devenu phénomène.

En lisant « La femme de ménage », je ne m’attendais pas du tout à cela !

Millie : une héroïne vulnérable en quête de rédemption

Millie sort juste de prison et vit dans sa voiture. Elle a désespérément besoin d’un emploi. Lorsqu’elle décroche un poste de femme de ménage (logée de surcroit) chez Nina et Andrew Winchester, Millie pense que la roue tourne enfin. Bon, ok, sa chambre ressemble plus à un cagibi dans le grenier. Mais qu’importe, par rapport à sa voiture, Millie vient de gagner en confort ! Il faut juste faire abstraction de la fenêtre de sa chambre, condamnée et du verrou fixé à l’extérieur de la porte…

« Je retiens mes larmes, même si je ne sais pas pourquoi je cherche à garder la face. Personne ne me verra pleurer sur la banquette arrière de ma Nissan. Il n’y a plus personne qui se soucie de moi. Mes parents m’ont éjectées de leur vie voici plus de dix ans. »

Un huis clos domestique oppressant

« La femme de ménage » est une bombe psychologique. Claustrophobes, fuyez ! Les autres, régalez-vous ! Dès le prologue, on sait qu’il va y avoir un mort. Reste à savoir qui, pourquoi et comment. La première partie nous emmène trois mois plus tôt avec  Millie. L’emploi du « Je » propulse le lecteur à la place de Millie et dans sa tête. J’ai beaucoup apprécié cette jeune femme. Elle souhaite absolument s’en sortir, et pour cela, elle doit garder son travail. Quitte à supporter les caprices de Nina. Que je l’ai détestée celle-ci ! La parfaite bourgeoise imbue de sa personne qui kiffe d’avoir un peu de pouvoir sur quelqu’un de vulnérable. J’avais l’impression d’être une mouche qui voletait dans la maison des Winchester et qui observait tout et tout le monde.

« Si je peux me rendre indispensable, elle aura plus de mal à me virer si elle découvre – et quand elle découvrira – la vérité. »

Une construction diaboliquement efficace

La construction choisie par Freida est diabolique ! La première partie s’achève sur un cliffhanger de dingue et la seconde partie brouille totalement les cartes en nous proposant la vision d’un autre personnage. A partir de là, j’ai été prise dans la toile tissée par l’auteure et je n’ai pas pu m’en dépêtrer. Le rythme est rapide, les chapitres vifs, rendant l’ensemble totalement addictif. L’atmosphère étrange qui entoure tout le récit est autant captivante que l’histoire en elle-même. Certaines scènes sont glaciales et brillamment écrites.  La plume de Freida est fluide, nette, précise.

La dernière partie et la fin sont plus prévisibles, mais l’auteure a su néanmoins maintenir la pression jusqu’à la dernière page.

Un premier tome marquant, mais après ?

Si « La femme de ménage » m’a clairement happée et marquée par son efficacité redoutable, mon enthousiasme reste néanmoins mesuré lorsqu’il s’agit d’envisager la suite. Tout le sel de ce roman repose, selon moi, sur l’effet de surprise et sur la manière dont Freida McFadden manipule les attentes du lecteur avec une construction particulièrement bien pensée. Une fois les cartes abattues, j’ai le sentiment que l’impact ne pourrait être que moindre dans un tome suivant, malgré le talent indéniable de l’auteure pour maintenir la tension. Ce n’est pas une critique négative à proprement parler, mais plutôt un constat personnel : « La femme de ménage » fonctionne à merveille comme une expérience de lecture intense et ponctuelle, presque viscérale, dont la force tient précisément à ce qu’elle ne se répète pas. Je préfère garder de ce roman le souvenir d’un choc psychologique parfaitement maîtrisé, plutôt que de risquer une redite, même bien exécutée.

Pour quels lecteurs ce roman est-il fait ?

« La femme de ménage » s’adresse avant tout aux lecteurs qui aiment les thrillers psychologiques efficaces, ceux qui installent une tension insidieuse dès les premières pages et jouent avec le malaise plus qu’avec l’action pure. Il conviendra parfaitement à celles et ceux qui apprécient les huis clos domestiques, les narrations à la première personne et les histoires où les apparences sont trompeuses. Les amateurs de romans très rythmés, aux chapitres courts et addictifs, y trouveront un véritable page turner, idéal pour une lecture immersive et difficile à lâcher.

En revanche, les lecteurs en quête d’un thriller complexe ou d’une fin totalement imprévisible pourront rester plus réservés.

Ici, l’expérience prime sur la surprise absolue : un roman pensé pour provoquer une montée d’angoisse progressive et offrir un choc psychologique immédiat.

« J’ai parfois l’impression que cette femme a une personnalité double, tant ses passages du chaud au froid sont rapides. Elle prétend qu’elle plaisantait, mais je n’en suis pas si sûre. »

Et après, je lis quoi ?

Si vous avez aimé « La femme de ménage », « La fille au pair « de Sidonie Bonnec pourrait aussi vous plaire, tant les deux romans interrogent les rapports de pouvoir et les apparences au sein du foyer. Ma chronique est disponible sur le blog. 

#Lafemmedeménage    #FreidaMcFadden

Article mis à jour en 2026 à l’occasion de l’adaptation cinéma.

La femme de ménage

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Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : c’est un peu au hasard que j’ai choisi « La femme de ménage ». J’en avais vu de belles critiques, et je cherchais une lecture pour mes nuits d’insomnie.

Auteur connu : Freida est un médecin spécialisé dans les lésions cérébrales. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages médicaux et de thrillers psychologiques.

Émotions ressenties lors de la lecture : peur, angoisse, inquiétude, et même de la panique. Les émotions relatives à la peur ont été au rendez-vous.

Ce que j’ai moins aimé : pas grand-chose, peut-être la prévisibilité de la dernière partie.

Les plus : la plume, les personnages, la thématique, les rebondissements, l’ambiance, et surtout, la construction.

Si je suis une âme sensible : on est dans le psychologique, quelques scènes  peuvent être difficiles, surtout dans le dernier tiers, mais rien d’insurmontable.

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