« Erèbe » de Didier FOSSEY

Informations 

Titre : Erèbe

Auteur : Didier Fossey

Éditeur : M+

Nombre de pages : 208 pages

Formats et prix : broché 19.90 € / numérique 11.99 €

Date de publication : 5 septembre 2024

Genre : thriller

Résumé

Paris 2017. Depuis plusieurs semaines, des jeunes femmes travaillant dans des cabarets et bars de nuit de la capitale disparaissent mystérieusement. Leurs corps sont retrouvés en forêt, atrocement mutilés.
Eneko Etxeparre, commandant de police à la BRP, s’intéresse à ces disparitions dans le cadre d’une enquête conjointe avec la brigade criminelle de Versailles. Leurs investigations vont les mener très loin dans les ténèbres de la nuit parisienne, là où tout devient permis. Ours solitaire, Etxeparre va devoir collaborer avec la fougueuse capitaine Isabelle Danglard, qu’on lui impose comme second de groupe, et qui n’en fait bientôt qu’à sa tête, au mépris des procédures.
Une plongée effrayante dans le noir sordide d’un monde parallèle où la vie humaine n’a plus la moindre valeur.

Mon avis

Un thriller captivant qui plonge le lecteur dans toute l’horreur de l’âme humaine.

« Erèbe » commence fort et bouscule le lecteur d’entrée de jeu. Lybie, Serbie, avant de poser nos valises à Paris. Où nous faisons connaissance de Samia, qui vient juste d’obtenir son statut de réfugiée, et qui va enfin pouvoir travailler légalement en France.

Le commandant de police Eneko Etxeparre, chef du groupe Pigalle à la BRP, a un passé bien sombre. Il a perdu sa femme et sa fille dans les attentats du 13 novembre 2015. Depuis, Eneko ne vit plus que pour son travail, et l’enquête qui l’attend va lui demander toute son énergie et son investissement. Isabelle Danglard est nommée pour être le numéro 2 du groupe. Inutile de vous préciser qu’Eneko ne voit pas l’arrivée d’une nouvelle collègue d’un bon œil. Il devra faire avec…

Avec « Erèbe », on découvre le monde des nuits parisiennes. Les cabarets, les établissements moins clean qui flirtent avec la prostitution, les trafics en tout genre…Au coucher du soleil, la Tour Eiffel scintille, et Erèbe part en chasse…Une fois le cadre posé, les protagonistes présentés, Didier entre dans le dur, et là, il faut s’accrocher, les amis ! Car Erèbe ne fait pas dans la dentelle. C’est un grand collectionneur…Je vous laisse découvrir de quoi il s’agit.

« Je suis prêt à payer cher, très cher, pour une de tes œuvres, si, en complément j’ai le film complet de la création. »

Sur le Darknet, ses œuvres s’arrachent à prix d’or. Et Rachel en fait les frais. Ce que j’ai tremblé avec elle…Me doutant bien de ce qu’il allait lui arriver, l’inéluctable, j’avais trop envie de lui venir en aide, je n’ai rien pu faire d’autre qu’assister à innommable.

« Un homme qui vous veut du mal ne vous donne pas rendez-vous au Mathis, rue de Ponthieu, à l’heure de l’apéro. »

Ce thriller se lit vite, j’ai découvert la plume de Didier, que j’ai trouvé nette, incisive, rythmée. L’enquête est menée tambour battant. La tension narrative est constante, le sentiment d’urgence ne m’a jamais quittée. J’ai apprécié cette expérience immersive, où j’étais entraînée à la fois par l’action et par les évènements.

J’ai passé un bon moment de lecture, même si j’aurai apprécié entrer un peu plus dans le détail sur certains sujets abordés trop brièvement. Le but de ce roman étant clairement de favoriser l’émotion plutôt que la réflexion. J’avais l’impression de vivre cette enquête et l’action en temps réel aux côtés des personnages. D’autant que le lecteur détient des informations ignorées par la police, grâce aux chapitres mettant Erèbe en scène.

Le dernier tiers se lit en apnée. Clairement, Didier décide de trucider son lecteur. Je ne pensais pas qu’il était possible d’augmenter encore le rythme, eh bien, si ! Et il ne fallait pas être claustrophobe…Didier s’amuse avec les émotions primaires, et le choix de cette fin maximise la tension dramatique.

Je suis ressortie de cette lecture totalement vidée, épuisée, et une évidence s’est imposée à moi : le Mal est partout, peut revêtir un visage avenant et sympathique, il faut se méfier de tout le monde. Je n’avais qu’une envie : rester chez moi, barricadée à double tour. Ce n’est pas souvent que je ressens ce genre d’angoisse lorsque je lis un thriller, et c’est plutôt bon signe ! J’avais besoin de me poser pour absorber toutes les émotions ressenties.

L’auteur glisse un joli clin d’œil à Victor Hugo. La musique est également présente et nous accompagne tout le long du roman, à nous d’écouter les morceaux durant la lecture, pour une immersion encore plus profonde.

La couverture est absolument superbe.

Je vous conseille le lecture de ce roman pour son impact immédiat, pour l’immersion totale du lecteur dans l’intrigue et pour cette enquête d’une noirceur absolue.

« L’heure du laitier, c’est également celle de la sortie des boîtes, cabarets et autres établissements de nuit. Dans sa voiture stationnée sur la contre-allée Marceau, l’homme attend, les yeux braqués sur la porte d’entrée du cabaret. Il a également en vue l’allée donnant sur l’entrée du personnel. Il ne peut pas la louper. En espérant qu’elle soit là. Il est venu la veille, pour rien. »

Je remercie les Éditions M+ et spécialement Nelly pour cette lecture.

#Erèbe   #DidierFossey   #M+

Erèbe

En bref…

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : la couverture et le titre ! Erèbe, dans la mythologie grecque, personnifie les Enfers et les ténèbres, tout un programme !

Auteur connu : Didier est l’auteur d’une dizaine de romans, et pourtant, je le découvre avec « Erèbe ».

Émotions ressenties lors de la lecture : tension, angoisse, insécurité, colère, peur, espoir, soulagement

Ce que j’ai moins aimé : peut-être le manque de détails concernant les sujets abordés, mais ce n’était pas le but du roman.

Les plus : le rythme, la tension émotionnelle, la plume, l’enquête, la fin. 

Si je suis une âme sensible : ce roman n’est clairement pas fait pour vous. Certaines scènes sont difficiles.

Une réflexion sur “« Erèbe » de Didier FOSSEY

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