Informations
Titre : La supérette du bord de mer
Auteur : Sonoko Machida
Éditeur : Nami
Nombre de pages : 320 pages
Formats et prix : broché 17.90 € / numérique 9.99 €
Date de publication : 30 janvier 2025
Genre : littérature japonaise
Résumé
La supérette Tenderness sur l’île de Kyushu, au Japon, n’est pas un magasin comme les autres.
Si les rayonnages sont remplis des traditionnels katsudon, karaage et dorayaki, ce sont les habitués hauts en couleur qui donnent une âme à ce lieu de passage.
Il n’est pas surprenant d’y croiser un groupe de femmes assez âgées, pomponnées comme pour un rendez-vous galant, se disputer l’attention du gérant, ou l’homme à tout faire du quartier en train d’essayer les combinaisons d’aliments les plus surprenantes.
Dans ce refuge de bord de mer, Shiba, le charismatique manager, fait preuve d’une bienveillance rare, son fan-club est toujours prêt à rendre service et les employés accueillent tout le monde avec un sourire. Et alors que les clients se succèdent, ils finissent tous par trouver bien plus que ce qu’ils étaient venus chercher…
Mon avis
Un roman feel-good… que je n’ai pas réussi à habiter
Encore une tentative de lecture pendant une nuit d’insomnie… et encore un abandon. En ce moment, c’est l’hécatombe !
Avec « La Supérette du bord de mer », j’étais pourtant persuadée de tenir le livre parfait : une ambiance japonaise douce, des personnages attachants, une atmosphère réconfortante, ce que j’appelle volontiers mes « lectures doudous ».
Mais cette fois-ci, la magie n’a pas opéré.
Une promesse chaleureuse au cœur du Japon
L’histoire nous emmène sur l’île de Kyushu, dans une petite supérette pas comme les autres : Tenderness.
Ce lieu de passage devient un véritable refuge pour une galerie de personnages atypiques.
Sur le papier, tous les ingrédients sont là : une ambiance humaine, des tranches de vie, une certaine poésie du quotidien, typique de ces romans japonais qui prennent le temps.
Ce que j’attendais… et ce qui n’est pas venu
J’aime beaucoup cette littérature asiatique qui s’attarde sur les détails, les silences, les émotions simples.
Ces romans qui enveloppent, qui apaisent, qui accompagnent.
Je pensais sincèrement que ce livre serait parfait pour mes nuits d’insomnie. Un cocon. Une bulle.
Mais dès le premier chapitre, quelque chose n’a pas pris.
Un manque d’accroche difficile à dépasser
Le problème n’est pas que le livre soit mauvais, loin de là. Mais il ne m’a tout simplement pas embarquée.
J’ai ressenti une distance avec les personnages, une difficulté à m’attacher et un rythme qui, au lieu d’apaiser, m’a laissée en dehors.
Là où j’attendais de la douceur, j’ai trouvé une forme de neutralité émotionnelle. Comme si je regardais défiler des scènes sans jamais vraiment entrer dedans.
Et quand on lit dans un moment aussi particulier que l’insomnie, ce lien devient essentiel.
Un abandon rapide… mais assumé
J’ai arrêté ma lecture à la fin du chapitre 1. C’est peu, évidemment. Mais parfois, on sent très vite si un livre va nous accompagner… ou non.
Et en ce moment, c’est le deuxième roman choisi pour mes nuits d’insomnie que j’abandonne, ce qui interroge forcément : mauvais timing, mauvais choix de lecture pour ces moments-là, ou simplement des livres qui ne me correspondent pas ? Je penche pour un mélange de tout ça.
J’aurais très bien pu tenter de lire ce roman en journée, pour voir si la mayonnaise prenait mieux, dans un autre contexte, avec une attention différente. Mais en ce moment, avec tous les thrillers qui m’attendent, je n’ai tout simplement pas le temps d’insister sur une lecture qui ne m’accroche pas dès le départ.
D’autant que la journée, je n’ai pas besoin de « doudou littéraire », lol.
À qui pourrait plaire ce roman ?
Même si je suis passée à côté, je pense sincèrement que ce livre peut toucher :
- les amateurs de littérature japonaise du quotidien
- ceux qui aiment les récits choraux et les personnages multiples
- les lecteurs en quête d’ambiances calmes, sans intrigue forte
- les amoureux des « petits riens »
Si vous avez aimé des romans dans la veine de tranches de vie contemplatives, il pourrait vous séduire.

