Quais du Polar 2026 – Jour 1 vendredi 3 avril

Coucou la Book Team, vous le savez, chaque année, il y a un rendez-vous que j’attends avec impatience : les Quais du Polar. Trois jours entièrement consacrés au roman noir, aux rencontres et aux découvertes… et cette édition n’a clairement pas fait exception. Je vous raconte tout dans les moindres détails ! On commence par la première journée ?

Pour la première fois, j’ai vécu ce week-end d’une manière un peu différente et cela a changé beaucoup de choses dans mon organisation, mais aussi dans mon expérience globale du festival.

Cette année, j’accompagnais Ségolène, amie blogueuse, qui dispose d’un accès PMR. En tant qu’accompagnatrice, j’ai donc bénéficié des mêmes conditions d’accueil qu’elle, ce qui implique une organisation bien particulière : accès dédiés aux différents lieux, ascenseurs, accompagnement possible par des bénévoles… mais surtout, un gain de temps considérable. Finies les longues files d’attente pour entrer dans les bâtiments ou pour les dédicaces, un vrai luxe quand on connaît l’affluence du festival ! Nous avions même des places réservées pour les conférences, au premier rang, ce qui offre un confort d’écoute incomparable. En amont, nous avions transmis notre sélection de rencontres à l’équipe en charge, ce qui a permis d’avoir un programme déjà bien structuré avant même le début du week-end. Je dois avouer que, n’étant pas moi-même concernée, j’ai parfois ressenti une certaine hésitation à profiter de ces avantages… mais j’étais là avant tout pour accompagner et cela fait pleinement partie du dispositif.

Première étape de ce vendredi : la gare de Saint-Étienne. J’y suis arrivée un peu en avance, le temps de m’offrir un café et de savourer ce moment suspendu avant le début du week-end. Ce genre d’instant où l’excitation monte doucement, où l’on commence déjà à se projeter dans l’ambiance du festival.

Ségolène m’a ensuite rejointe directement dans le train et c’est ensemble que l’aventure a véritablement commencé.

À notre arrivée à Lyon, nous avons pris la direction de l’hôtel pour y déposer mes affaires. Une étape rapide, mais qui nous a tout de même permis de profiter d’un premier aperçu de la ville. Impossible de ne pas s’arrêter quelques instants pour admirer la majestueuse Place Bellecour, baignée dans une belle lumière, ainsi que le somptueux Hôtel-Dieu de Lyon, toujours aussi impressionnant avec son architecture élégante.

Mais pas question de traîner trop longtemps : le festival nous attendait déjà. Direction le Palais de la Bourse, véritable cœur battant de Quais du Polar, où les premières rencontres allaient bientôt commencer…

On entre dans le vif du sujet !

À peine arrivées, on sent immédiatement que les choses sérieuses commencent. L’effervescence est déjà bien installée, et surtout… les auteurs sont là, dès l’ouverture ! Un vrai bonheur pour les lecteurs impatients que nous sommes. Très vite, les stands s’animent et les premières files, ou plutôt, dans notre cas, les premiers accès, se dessinent.

Ce vendredi a clairement donné le ton du week-end : une journée presque entièrement dédiée aux rencontres et aux dédicaces. Dès les premières heures, les échanges s’enchaînent à un rythme effréné… et très vite, la pile de livres signés commence à grandir.

Impossible de ne pas commencer par Nicolas Beuglet, ma toute première dédicace du week-end. Un moment forcément particulier, celui qui lance officiellement ces trois jours hors du temps. L’excitation est là, intacte et le plaisir de pouvoir échanger quelques mots avec Nicolas rend l’instant encore plus précieux.

Les rencontres se sont ensuite enchaînées à une vitesse folle : Stanislas Petrosky, Cécile Cabanac, ou encore Johana Gustawsson, que j’étais particulièrement heureuse de retrouver.

Stanislas Petrosky, avec, au milieu, comme d’habitude, le libraire ! J’adore ! Chaque année, c’est la même ambiance, la même photo !

Céccile Cabanac

Johana Gustawsson

Certaines rencontres avaient une saveur particulière.

Je pense notamment à Cécile Baudin, avec qui j’échange régulièrement sur les réseaux et que j’étais ravie de rencontrer « en vrai ». Ce genre de moment donne une toute autre dimension à la lecture.

Retrouver David Khara a également été un vrai plaisir, plusieurs années après l’avoir rencontré lors d’une formation professionnelle à Rennes. Comme quoi, les chemins littéraires finissent toujours par se recroiser.

J’ai aussi été très curieuse de rencontrer S. A. Cosby, dont les romans font beaucoup parler d’eux, ainsi que Peter James.

Et puis il y a ces auteurs que l’on découvre autrement, comme Andrée A. Michaud, dont le roman m’avait été conseillé lors d’un « 13h pile ! », et que je n’ai toujours pas lu… (il va vraiment falloir y remédier !).

La journée s’est poursuivie avec de nombreuses autres dédicaces, entre découvertes et confirmations : RJ Ellory, Jean-Christophe Boccou, Jakub Szamałek, Clarence Pitz, Céline Denjean, Saraï Walker, Alice Pol, ou encore Olivier Bal.

Au fil des allées du festival, j’ai également croisé de nombreux auteurs, sans forcément passer par la case dédicace, mais toujours avec le même plaisir.

Après cette journée intense, nous avons pris le temps de nous poser pour assister à une conférence, un moment plus calme, mais tout aussi enrichissant !

Trois sensibilités différentes, mais une même envie d’explorer ce qui dérange, ce qui échappe, ce qui ne se montre pas toujours frontalement.

Ce qui m’a particulièrement marquée, c’est leur manière d’aborder la peur. Loin des effets faciles, ils ont évoqué une écriture de l’atmosphère, du trouble, de ce qui s’insinue lentement chez le lecteur. Une peur presque intime, qui naît souvent de ce que l’on ne comprend pas totalement. L’indicible, justement, devient alors un terrain de jeu fascinant : comment suggérer sans montrer ? Comment faire ressentir sans expliquer ?

Les échanges ont aussi mis en lumière des approches très différentes selon les auteurs. Certains jouent sur le réalisme pour mieux faire basculer le lecteur dans l’étrange, tandis que d’autres assument pleinement une forme d’opacité, laissant volontairement des zones d’ombre. Une chose est sûre : dans tous les cas, c’est l’imaginaire du lecteur qui fait une grande partie du travail.

Une conférence passionnante, qui donne envie de se plonger dans ces romans où l’angoisse ne se contente pas d’être décrite… mais se vit presque physiquement.

En sortant de la conférence, difficile de résister à l’envie de faire un dernier tour dans les allées du Palais de la Bourse. L’ambiance avait légèrement changé : un peu plus apaisée, presque comme un souffle après l’intensité de la journée… mais toujours avec cette même énergie en toile de fond.

La petite touche d’humour de Mo (ou de Fred…on ne sait plus trop, lol)

Ce dernier passage m’a permis d’ajouter deux nouvelles dédicaces à cette journée déjà bien remplie, avec Max Monnehay et Oyinkan Braithwaite. Deux rencontres qui viennent joliment clôturer ce vendredi placé sous le signe des échanges et des découvertes.

Une première journée dense, riche, et surtout incroyablement vivante : à l’image de ce festival que j’aime tant. Et ce n’était que le début…A très vite pour la suite !

Une réflexion sur “Quais du Polar 2026 – Jour 1 vendredi 3 avril

  1. Tu méritais pleinement ces accès pour avoir accompagné Ségolène, bravo pour cette attention. Je suis content de savoir que vous avez bien profité du fastival toutes les deux !

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