Quais du Polar 2026 – Jour 2 samedi 4 avril

Le samedi aux Quais du Polar, c’est toujours une expérience à part. Plus dense, plus bruyant, presque étouffant par moments, notamment du côté du Palais de la Bourse où la foule se presse dès les premières heures. Une effervescence impressionnante, qui témoigne du succès du festival… mais qui pousse aussi à vivre la journée autrement.

Le temps est mitigé ce matin, le ciel est bien tristounet…

J’ai retrouvé Ségolène pour cette seconde journée.

C’est rigolo de voir les allées quasi vides !

Plutôt que d’affronter la cohue des dédicaces, nous avons donc choisi de consacrer cette journée aux conférences. Et dès le matin, le ton était donné avec :

Une discussion passionnante autour de la mémoire, de ses failles et de son potentiel narratif. Entre souvenirs fragmentés, vérités altérées et zones d’ombre, les auteurs ont montré à quel point la mémoire pouvait devenir un moteur redoutable de tension. Un terrain de jeu idéal pour le polar, où ce que l’on croit savoir est souvent aussi important que ce que l’on ignore.

Changement total d’ambiance pour la conférence suivante, organisée dans le cadre somptueux de la Chapelle de la Trinité. Rien que le lieu mérite le détour : une architecture impressionnante, une atmosphère presque solennelle… difficile de ne pas lever les yeux avant même de s’installer.

Les échanges ont mis en lumière le travail de terrain des auteurs : enquêtes, rencontres, immersion dans des milieux parfois très éloignés de leur quotidien… Une manière de nourrir leurs récits pour les rendre toujours plus crédibles, plus incarnés. Une approche exigeante, mais essentielle pour donner au lecteur cette impression de réalité.

Après cette matinée dense, direction l’Hôtel de Ville pour une pause bien méritée. Installées à l’extérieur, sous un beau soleil, nous avons pris le temps de pique-niquer, un moment simple, mais précieux au cœur de cette journée intense.

C’est également là que j’ai pu croiser Gérard Coquet, avant de faire dédicacer le dernier roman de Gérard Saryan sur le stand des auteurs indépendants. Une belle mise en lumière d’une autre facette du festival.

Retour ensuite aux conférences, avec

Un échange passionnant autour de cette collection emblématique, de son évolution et de son rôle dans la construction du paysage du roman noir. Entre fidélité à une identité forte et nécessité de se renouveler, cette conférence a permis de mieux comprendre les coulisses de l’édition.

On a pu rester dans la salle entre deux conférences, on en a profité pour faire de belles photos !

Changement de ton avec la dernière conférence de la journée

Un moment plus léger, qui a montré que le polar peut aussi jouer avec les codes, surprendre et même faire sourire. Une belle manière de clôturer cette série de conférences sur une note différente.

En fin d’après-midi, retour au Palais de la Bourse pour un dernier tour.

L’occasion de croiser ou retrouver plusieurs auteurs : Bernard Minier, Ingrid Desjours, Jacky Schwartzmann, Cyril Carrère… et de faire dédicacer des ouvrages de Andreï Kourkov et Léo Giorda.

Petit moment de curiosité également avec la présence de Bruce Toussaint, l’animateur de Bonjour ! sur TF1 (que je regarde régulièrement).

En revanche, cette fin de journée a aussi laissé place à une certaine déception. Nous espérions rencontrer Søren Sveistrup, mais celui-ci avait quitté sa séance de dédicaces environ 45 minutes avant l’horaire prévu ! D’autant plus frustrant qu’il n’était présent que le samedi, avec une plage de dédicaces déjà assez courte. Une situation difficile à comprendre, autant pour les lecteurs présents que pour l’organisation du festival et les libraires. Tant pis, voilà un auteur que je ne lirai pas.

Mais la journée ne s’est pas arrêtée là…
Il était temps pour Ségolène et moi de rejoindre une rencontre VIP organisée par une maison d’édition.

Et ça… je vous en parle très bientôt dans un article à part !

Ce samedi aura été intense, dense, parfois étourdissant… mais incroyablement riche. Une journée différente du tumulte des dédicaces, mais tout aussi essentielle ! A très vite pour la suite !

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