
Résumé :
Ce n’est pas de la paranoïa si ça a vraiment lieu…
Depuis le départ de son mari et de sa petite fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bétabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet ni ne chatte sur un forum réservé aux claustrophobes, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russel – un père, une mère et un adorable ado –, qui viennent d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de la véracité de ses souvenirs ?
Qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui est imaginé ? Qui est en danger ? Qui contrôle ? Dans ce thriller diaboliquement efficace, personne – ni rien – n’est ce qu’il paraît.
Mon avis :
Première question : qui se cache derrière A.J ? J’ai passé tout le livre à me dire que c’était une femme. Ne me demandez pas pourquoi, je l’ignore…En fait, c’est un journaliste new-yorkais et « la femme à la fenêtre » est son premier roman. Et quelque chose me dit que ça ne sera pas le dernier.
Ce livre va rendre fou n’importe quel lecteur. On découvre la vie d’Anna, qui vit seule depuis que son mari a divorcé et a la garde de leur fille. Elle souffre d’agoraphobie, et on découvre la terrible maladie qui se cache derrière ce nom un peu bizarre. Anna n’arrive pas à vaincre ses peurs et ne sort jamais de chez elle. Sa vie tourne donc autour du forum sur internet où elle est inscrite, ses parties d’échecs en ligne, ou encore sa passion pour les vieux films américains (j’ai adoré toutes les références aux chefs d’œuvres cinématographiques illustrant tout le livre). Jusque là, rien d’anormal.
Sauf qu’elle passe le plus clair de son temps à espionner ses voisins, son appareil photo vissé à l’œil. Jusqu’au jour où elle assiste au meurtre de sa voisine d’en face.
Or, Anna est blindée de cachets contre la dépression qu’elle arrose à grands coups de vin. Le duo est explosif pour insinuer le doute, à la fois dans l’esprit des policiers, mais aussi dans la tête d’Anna qui ne sait plus trop où elle en est. Quant au lecteur, il est à 2 doigts de s’enfiler un bon whisky pour faire passer un somnifère afin d’oublier toute cette histoire !
C’est un très bon thriller psychologique, un peu longuet au début, le temps que tout se mette en place, et ensuite, ça s’accélère, pour notre plus grand bonheur.
L’écriture est agréable, le personnage d’Anna est très complexe, le rythme dans la seconde moitié est top, les rebondissements sont nombreux et que dire de la fin ? Elle est époustouflante, et je m’attendais à tout, sauf à ça.
Je remercie les Editions Presse de la Cité pour cette lecture.
