« Les malfaisants » de Daniel MARTINANGE

Informations 

Titre : Les malfaisants

Auteur : Daniel Martinange

Éditeur : Éditions Lajouanie

Nombre de pages : 320 pages

Formats et prix : poche 9.90 € / numérique 5.99 €

Date de publication : 7 juillet 2023

Genre : polar

Résumé

Une jeune femme au comportement aussi étrange que son accoutrement, une veuve passant ses soirées à se flageller, un ex-mercenaire reconverti dans la sécurité, un adepte du clonage humain amateur de chair fraîche… Autant de curieux personnages que va devoir rencontrer le commandant Tréboul, pour élucider le mystère de l’assassinat d’un industriel cocaïnomane. Accompagné de sa pétulante adjointe et de son second, plus pantouflard, le policier, venu de Paris, toujours vêtu de son inénarrable chemise à jabot, découvre enfin, dans cette deuxième enquête, le charme gorgé de mystères des monts du Forez.
Une intrigue astucieuse, des acteurs atypiques, des policiers qui ne le sont pas moins : Daniel Martinange réussit avec Les malfaisants un roman noir, haletant et original. L’humour de son trio d’enquêteurs ajoute une sacrée saveur à cette aventure aussi rustique que dépaysante.

Mon avis

Un polar noir à l’intrigue étoffée et insolite.

Simon Paluel, riche industriel, est assassiné d’une manière originale : empoisonné au curare, le tueur ne lui a laissé aucune chance.

Le lieutenant Chrystèle Mop est chargée de l’affaire. Aidée de ses deux acolytes, Tréboul et Martinod, ils ne savent pas dans quoi ils s’engagent. Notez que cette équipe était déjà à l’œuvre pour le précédent roman de Daniel, « C’est moi qu’il veut ! ». Les enquêtes étant indépendantes, cela ne pose pas de soucis si vous prenez le train en marche.

L’épouse de Simon, Chantal, est totalement barrée, se flagellant chaque soir afin d’expier une faute qu’elle est la seule à connaître. Une étrange et mystérieuse femme, Myriam, rode dans le coin jusqu’à son meurtre sordide. Un cold case vieux de trente ans refait surface. Le curare est au milieu de tout cet imbroglio meurtrier. Ajouter à cela un bon gros chat, vous aurez le combo gagnant pour devenir dingue en tentant de résoudre cette enquête.

Les personnages sont pittoresques, c’est le moins que l’on puisse dire ! Je me suis bien imaginé Tréboul et ses chemises à jabot, Mop et son look grunge et Martinod, en fumeur de Gitanes. Un trio autant mal assorti mais pourtant redoutablement efficace lorsqu’il s’agit de retrouver un meurtrier.

La plume de Daniel est nette, précise et immersive grâce à l’utilisation d’un humour souvent acide et quelquefois cru. Les chapitres courts vont droit au but. L’enquête est bien menée, j’ai tenté de démasquer le meurtrier, j’ai fait chou blanc. Car Daniel, même s’il ancre la majorité de son intrigue dans la Loire où je vis, nous emmène loin : Espagne, Russie, drogue, sectes, cannibalisme et même clonage. Les détails sont pointus, les éléments creusés avec minutie, Daniel ne se contente pas de simplicité.

« – Mais le curare trouvé dans son sang est extrêmement rare. C’est de la tubocurarine. En raison de sa toxicité et de son potentiel allergisant, ce n’est plus utilisé en anesthésie depuis plusieurs décennies. Je serais très étonné qu’on puisse s’en procurer de manière légale. »

Chaque étape de l’histoire amène notre trio à découvrir de nouveaux mystères toujours plus sombres et complexes. Le suspense ne faiblit jamais  et nous pousse à dévorer avidement les chapitres.

Les dialogues sont nombreux, et je trouve que cette construction apporte une belle dynamique au récit, en plus de nous informer sur le déroulé de l’intrigue avec les échanges entre les enquêteurs ou lors des interrogatoires, notamment.

Un mot de la couverture, superbe. Pour moi qui aime les chats, j’ai flashé dessus, vous pensez bien ! Et j’avais justement un spécimen noir sous la main lors de la réception du roman, parfait !

Je vous conseille la lecture de « Les malfaisants » pour son trio d’enquêteurs, son suspense et la plume acerbe de l’auteur.

« – La philosophie de haut vol, à 8 heures du matin, c’est comme quatre whiskies cul sec, ça me donne le vertige. »

Je remercie Daniel et les Éditions Lajouanie pour cette lecture.

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Les malfaisants

En bref…

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : j’ai été attirée par la couverture, puis par le résumé.

Auteur connu : retrouvez ma chronique de « C’est moi qu’il veut ! ».

Émotions ressenties lors de la lecture : curiosité, anxiété, peur, confiance, satisfaction.

Ce que j’ai moins aimé : RAS

Les plus : les personnages, l’humour, le suspense, la richesse de l’enquête, la plume. 

Si je suis une âme sensible : une ou deux scènes peuvent choquer, mais ne vous arrêtez pas à cela. Au pire, vous passez la scène de crime pour vous concentrer sur l’enquête.

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