« 13 h pile ! » à la Librairie de Paris : nos coups de cœur de la rentrée

Bonjour la team, qui dit rentrée, dit reprise des bonnes habitudes, et le 13 h pile ! organisé par la Librairie de Paris de Saint-Etienne en fait partie. J’ai pu y participer, c’était pas gagné.

13h pile, c’est le rendez-vous mensuel à thème des férus de littérature à la librairie de Paris à Saint-Etienne ! 


Le principe ? Profiter de notre pause déjeuner pour découvrir les coups de cœur de nos libraires préférés et partager les nôtres ! 

Le thème de septembre :

« Nos coups de cœur de la rentrée »

Lorsque la date a été dévoilée, j’ai failli piquer une crise, car j’avais un rendez-vous médical par rapport à mes problèmes de sommeil à 12h30. C’était donc short pour être à la Librairie à 13h, mais je ne pouvais pas décaler ce rendez-vous…

Pour la petite histoire, je souffre d’insomnies chroniques depuis plusieurs années (décennies, soyons honnête….) et depuis un an, j’ai décidé de me prendre en main et de tenter une autre approche que les benzodiazépines qui étaient en train de me griller le peu de neurones me restant sans forcément me faire dormir plus et / ou mieux. Je suis donc suivie globalement par toute une floppée de professionnels de santé à la clinique du sommeil. Je referme la parenthèse, c’était pour vous expliquer le contexte.

Donc, mardi, j’ai encore fait Speedy Gonzales…Le rendez-vous s’est plutôt bien passé, le médecin m’a prise en avance (merci petit Bouddha !!), je suis donc arrivée pile à l’heure à la Librairie ! Cela m’aurait chagrinée de louper ce 13 h pile !, d’autant que cela m’avait manqué durant l’été !

Pas de photos de la librairie, je n’ai pas eu le temps, désolée…

Voici les livres présentés aujourd’hui par Emma et Élodie, nos libraires de choc !

« Jour de ressac » de Maylis de Kerangal

« Finalement, il vous dit quelque chose, notre homme ? Nous arrivions à hauteur de Gonfreville-l’Orcher, la raffinerie sortait de terre, indéchiffrable et nébuleuse, façon Gotham City, une autre ville derrière la ville, j’ai baissé ma vitre et inhalé longuement, le nez orienté vers les tours de distillation, vers ce Meccano démentiel. L’étrange puanteur s’engouffrait dans la voiture, mélange d’hydrocarbures, de sel et de poudre. Il m’a intimé de refermer, avant de m’interroger de nouveau, pourquoi avais-je finalement demandé à voir le corps ? C’est que vous y avez repensé, c’est que quelque chose a dû vous revenir. Oui, j’y avais repensé. Qu’est-ce qu’il s’imaginait. Je n’avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d’une ville, d’un premier amour, la forme d’un porte-conteneurs. »

Note : l’auteure sera présente à la Fête du Livre de Saint-Étienne le mois prochain.

« Jacaranda » de Gaël Faye

Quels secrets cache l’ombre du jacaranda, l’arbre fétiche de Stella ?
Il faudra à son ami Milan des années pour le découvrir. Des années pour percer les silences du Rwanda, dévasté après le génocide des Tutsi. En rendant leur parole aux disparus, les jeunes gens échapperont à la solitude. Et trouveront la paix près des rivages magnifiques du lac Kivu. Sur quatre générations, avec sa douceur unique, Gaël Faye nous raconte l’histoire terrible d’un pays qui s’essaie malgré tout au dialogue et au pardon. Comme un arbre se dresse entre ténèbres et lumière, Jacaranda célèbre l’humanité, paradoxale, aimante, vivante.

« Frapper l’épopée » d’Alice Zeniter

Quand Tass était enfant, les adultes lui ont raconté l’histoire de sa terre à plusieurs reprises et dans différentes versions. Malgré tous ces récits, Tass n’a jamais bien su où commençait l’histoire des siens. Comme elle n’a jamais réussi à expliquer la Nouvelle-Calédonie à Thomas, son compagnon resté en métropole. Aujourd’hui, elle est revenue à Nouméa et a repris son poste de professeure. Dans une de ses classes, il y a des jumeaux kanak qu’elle s’agace de trouver intrigants, avec leurs curieux tatouages : sont-ils liés à un insaisissable mouvement indépendantiste ? Lorsqu’ils disparaissent, Tass part à leur recherche, de Nouméa à Bourail – sans se douter qu’en chemin, c’est l’histoire de ses ancêtres qui lui sera, prodigieusement, révélée.
Le destin de Tass croise celui de l’archipel calédonien et Alice Zeniter, avec une virtuosité romanesque remarquable, nous révèle son passionnant visage contemporain, à l’ombre duquel s’invite, façon western, son passé pénitentiaire et colonial.

« Nord sentinelle » de Jérôme Ferrari

Pour une bouteille introduite illicitement dans son restaurant, le jeune Alexandre Romani poignarde Alban Genevey au milieu d`une foule de touristes massés sur un port corse. Alban, dont les parents possèdent une résidence secondaire sur l`île, connaît son agresseur depuis l`enfance. À partir de cet événement, le narrateur remonte la ligne de vie des protagonistes et dessine, non sans humour, les contours d`une dynastie de médiocres contaminée par une violence érigée en vertu. Sur un fil tragi-comique, dans une langue vibrante aux accents corrosifs, J. Ferrari retrouve l`un de ses thèmes phares, la violence insulaire, et entame une réflexion sur ce qui lie exploration, colonisation et tourisme. Sur ce qui, dès le premier pas posé sur le rivage, corrompt la terre et le cœur des hommes.

Je note ces quatre romans, affaire à suivre ! Un grand merci à la Librairie de Paris pour cet évènement douceur.

J’ai beaucoup apprécié ces retrouvailles (d’autant que la librairie avait prévu café ou thé !), cela m’a fait une petite bulle de positif dans cette journée assez compliquée. J’avais réunion à 14 heures, les trams étaient bloqués, j’ai du remonter au bureau à pattes, et je suis arrivée en retard à ma réunion, tant pis, personne n’en est mort mdr.

Au fil des mois, je me rends compte que j’ai besoin de ces moments doux posés comme des balises de bien-être au milieu d’un quotidien tumultueux. A bientôt pour de nouvelles aventures littéraires !

Une réflexion sur “« 13 h pile ! » à la Librairie de Paris : nos coups de cœur de la rentrée

  1. Romans notés aussi . Je viens de lire « Les jardins de Torcello » Dde C.Galley une merveille! et « Houris » de Kamel Daoud grandiose, poignant et courageux . Zoé

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