Informations
Titre : Mes enfants sont partis
Auteur : Julie Bonnie
Éditeur : Grasset
Nombre de pages : 200 pages
Formats et prix : broché 18 € / numérique 12.99 €
Date de publication : 25 septembre 2024
Genre : littérature générale
Résumé
Julie fête allègrement ses cinquante ans au bar en bas de chez elle, réunit ses amis et toute sa famille, chante Dalida à tue-tête puis rentre se coucher, joyeuse et un peu ivre… Mais le réveil est cruel.
Bientôt, en effet, la même semaine pluvieuse de septembre, ses deux enfants quittent subitement l’appartement familial pour partir étudier. Elle est effondrée. Et c’est le moment que sa gynécologue choisit pour lui parler de ménopause. Depuis longtemps disparues, les crises d’angoisse ne tardent pas à revenir, avec une intensité inédite. Que se passe-t-il ? Pourquoi ne parvient-elle pas à chasser le sentiment que sa vie est finie ?
Elle décide d’utiliser ses armes de romancière et d’imaginer d’autres vies que la sienne. Mais à chaque femme dont elle invente l’histoire, Julie bloque au même endroit, à la cinquantaine, quand la maison se vide. Là, tout s’arrête. Même la fiction lui échappe. Et les questions fusent. Pourquoi ne raconte-t-on jamais les femmes ménopausées ? Comment la société les considère-t-elles, une fois leur rôle de mère accompli ? Personne ne semble la comprendre lorsqu’elle avoue être bouleversée par le départ de ses enfants, pourquoi ? La femme parfaite doit-elle décidément afficher un bonheur béat à chaque tournant de son existence ?
Dans ce récit mêlé de fiction, vif, plein d’humour, sans amertume, Julie Bonnie braque un projecteur sensible sur celles que la société refuse de voir et de représenter.
Mon avis
Une promesse intrigante qui s’essouffle trop vite.
Lorsque j’ai lu le résumé de « Mes enfants sont partis », j’ai immédiatement été attirée. Julie Bonnie semblait aborder des thèmes qui résonnent puissamment avec ma propre expérience : le cap des cinquante ans (l’an prochain…help !), la ménopause (help bis), et cette étape de la vie où les enfants quittent le nid. J’espérais donc trouver dans ce roman un écho émotionnel et des pistes de réflexion sur cette période de bouleversements. Malheureusement, la lecture n’a pas comblé mes attentes. Voici pourquoi.
Julie s’attaque à une réalité partagée par de nombreuses femmes : l’arrivée de la cinquantaine et ses changements, souvent abrupts, qui touchent à la fois le corps et l’esprit. Le point de départ, avec cette fête d’anniversaire exubérante suivie d’un éveil brutal à une nouvelle réalité, était une idée forte. Le cadre est simple, mais efficace : une semaine pluvieuse, des enfants qui partent, une mère qui vacille face à l’angoisse de l’après. Il y avait là un potentiel certain pour un roman émotionnellement riche.
Et pourtant….
Notre narratrice m’a rapidement agacée. Son rôle de « mère poule » est omniprésent, au point d’éclipser toute autre dimension de sa personnalité. Elle semble entièrement définie par ses enfants et leur départ devient une catastrophe absolue. Cette dépendance affective était lourde à lire, et j’aurais aimé la voir explorer d’autres facettes de sa vie et de sa résilience.
Le format très bref du livre ne permet pas de s’attarder sur les thèmes pourtant riches qu’il esquisse. La peur de vieillir, la ménopause ou encore les questions d’identité en dehors du rôle de mère sont évoquées en surface, sans être développées. Cette superficialité laisse une impression d’inachevé.
Malgré le thème, je n’ai pas été touchée par les doutes et les crises de Julie. Les émotions semblent énumérées plus que ressenties, et je n’ai pas réussi à m’identifier à son personnage ou à compatir à sa douleur. En fin de lecture, je me suis rendue compte que j’étais restée à distance, indifférente.
Si la plume de Julie Bonnie est fluide, elle manque de profondeur et de style marquant. Les passages censés être humoristiques tombent à plat ou sont trop rares pour réellement alléger le récit. Cela renforce le sentiment de monotonie et l’absence d’émotions fortes.
En refermant « Mes enfants sont partis », je me suis sentie frustrée. J’espérais un roman qui saurait m’accompagner dans mes propres questionnements, me faire réfléchir ou même simplement me rassurer. Mais le livre n’a pas réussi à m’atteindre. Trop centré sur une seule facette de la vie de sa narratrice, il m’a laissée sur ma faim. Julie Bonnie avait pourtant une base prometteuse, mais elle n’a pas su la transformer en une œuvre à la hauteur de mes attentes.
« Mes enfants sont partis » pourra peut-être toucher les lecteurs et lectrices cherchant un roman très centré sur la parentalité et le départ des enfants. Mais si, comme moi, vous cherchez un récit plus complet qui explore aussi le vieillissement et la redéfinition de soi à l’approche de la cinquantaine, ce roman risque de vous décevoir. Pour ma part, je vais vite passer à autre chose !
“Et on est visiblement une quantité de femmes à être terrifiées à l’idée de vieillir. L’impression que plus rien ne pourra arriver. Terminée. Finie. Tu seras en vie, mais à côté du monde. Chez les presque-mortes. Pour les hommes, ce n’est pas si cruel.”
#Mesenfantssontpartis #JulieBonnie #Grasset

En bref…
Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : attirée par le résumé, qui semblait en cohérence avec mon expérience actuelle.
Auteur connu : je ne connaissais pas Julie. Pourtant elle a déjà écrit plus d’une quinzaine de livres.
Émotions ressenties lors de la lecture : bof, pas grand chose, en définitive. Beaucoup de déception et de frustration.
Ce que j’ai moins aimé : la vision assez réductrice de la mère, le survol des thèmes, la narratrice.
Les plus : le sujet de départ.
Si je suis une âme sensible : RAS

Bonjour Sonia, merci pour ton résumé. Je suis de ton avis. Cela aurait été mon avis. Car maintenant, même si nous vieillissons, nous ne ressemblons plus à rien nos grands-mères ou arrières grands-mères. Nous faisons plus jeunes plus longtemps. Quand nous rentrons dans la ménopause, il vaut mieux utiliser les plantes. Elles auront moins d’effets nocives. Mon fils étant chez son père, je connaissais déjà la séparation. Et quand je suis arrivée en Ardèche, ma fille n’a pas voulu nous suivre. Donc la séparation a été faite en douceur et non d’un coup. Bon courage pour la suite😉😉. Domi
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On a des Tanguys à la maison, je suis plutôt dans la Team qui attend de les voir s’envoler 🙈
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