Dans les coulisses de mon blog : comment je m’organise pour écrire mes chroniques

Coucou la Book Team, dans l’article d’aujourd’hui, je vous parle de mon petit rituel fait de passion, de méthode et d’instinct pour rédiger mes retours lecture.

Derrière chaque chronique publiée sur mon blog, il y a un rituel, une organisation et surtout une passion qui ne faiblit pas malgré les années. Lire un livre est une aventure intime ; le chroniquer est une aventure tout aussi riche, qui demande du temps, de la réflexion et une bonne dose d’émotion. Aujourd’hui, j’avais envie de vous montrer comment je travaille, du moment où j’ouvre un roman à celui où l’article apparaît enfin sur le blog.

La lecture : une immersion totale

Tout commence évidemment avec le livre entre les mains.

Pendant la lecture, je ne prends presque jamais de notes. J’ai besoin de me laisser porter. D’être touchée, dérangée, surprise naturellement. Je veux d’abord vivre le livre, pas le disséquer. La seule exception concerne les services presse, où mon approche est un peu différente. Là, je prends quelques repères en cours de route pour ne rien oublier d’essentiel et pour rendre un retour plus précis, tout en restant fidèle à mes émotions premières.

Et, dans tous les cas, je relève des citations qui me touchent ou qui résument parfaitement l’esprit du livre, car elles deviennent souvent de beaux appuis pour mes articles.

C’est aussi à ce moment-là que j’ouvre l’article, en remplissant toute la partie “Informations” : titre, auteur, éditeur, nombre de pages, date de sortie, prix, histoire de poser les bases avant de me lancer dans l’écriture à proprement parler.

A la fin de ma lecture, une fois la dernière page tournée, je m’interroge :

  • Qu’ai-je ressenti vraiment ?
  • Quel personnage m’a marquée ?
  • Quelle ambiance m’est restée ?

C’est là que tout commence pour la chronique.

Les premières impressions : le cœur de l’article

Très vite après avoir fini un roman, je note mes premières impressions brutes.
Ces notes sont précieuses : elles capturent la vibration du moment.
Si je n’ai pas le temps de rédiger mon article tout de suite (ce qui m’arrive quelquefois), ces notes m’aideront plus tard à me reconnecter à ce que j’ai vécu durant la lecture.

La rédaction : mon moment préféré

Quand je me sens prête, je m’installe à mon ordinateur, dans ma bibliothèque, qui est un lieu tellement inspirant pour moi et j’écris la chronique, en général, d’une traite.
Je me laisse guider par l’élan, les émotions et les scènes qui reviennent naturellement.

J’aime ce moment où tout se met en place, où les phrases coulent et où le livre revit sous mes mots.
C’est un peu comme une deuxième lecture, mais cette fois-ci tournée vers les autres.

La construction de la chronique : trouver l’équilibre


J’aime construire mes chroniques de manière équilibrée : m’attarder sur ce qui fait réellement la force d’un roman, la plume de l’auteur, son style, la manière dont l’histoire est construite et, bien sûr, les personnages. Ce sont souvent eux qui m’aident à comprendre pourquoi une lecture fonctionne (ou pas) et à transmettre au mieux ce que j’ai ressenti tout au long du récit.

Ce plan me permet de garder de la clarté, sans jamais étouffer la dimension personnelle. Je veux que le lecteur sente que c’est mon expérience, pas une fiche technique.

Une routine dictée par mes journées

Mon « vrai » job rythme mon quotidien. Les jours de repos, je me mets sur le blog dès le réveil, avec l’esprit encore frais et toute ma disponibilité devant moi. Les jours où je travaille, c’est un peu plus compliqué : en télétravail, je m’y consacre en fin de journée, quand j’ai enfin un moment à moi ; mais les jours au bureau, je suis souvent trop fatiguée pour écrire quoi que ce soit, alors je m’écoute et je ne force pas.

Le blog demande énormément d’investissement et il m’arrive souvent de mettre ma vie sociale, ou même familiale, entre parenthèse pour réussir à suivre le rythme que je me suis fixé.

C’est aussi pour cela que je n’accepte désormais que très peu de services presse : je ne suis pas une machine à lire et à chroniquer et j’ai besoin de préserver du plaisir dans mes lectures. D’ailleurs, je ne considère pas le blog comme une contrainte, bien au contraire : pour moi, c’est un véritable espace d’épanouissement, presque un second métier. Je considère d’ailleurs mon travail « officiel » comme un job alimentaire.

Toujours honnête, jamais méchante

Je tiens beaucoup à écrire des retours honnêtes, même quand un livre ne m’a pas plu (retrouvez d’ailleurs l’article écrit à ce sujet ici).
C’est essentiel pour moi.

Je fais très attention à distinguer :

  • ce qui relève de mes goûts personnels,
  • ce qui peut déranger d’autres lecteurs,
  • ce qui constitue une réelle faiblesse du roman.

Je ne parle jamais de l’auteur en négatif. Je parle de mon ressenti face au texte, avec bienveillance et précision. Cela demande parfois du doigté, mais j’y tiens : on peut être franc sans être cruel.

Relecture et ajustements

Au départ, je relis toujours au moins deux fois :

  • une première pour corriger les petites fautes,
  • une seconde pour vérifier que le ton est juste, que l’article n’est ni trop sec, ni trop long, ni trop vague.

Ensuite, viennent ce que je nomme « les relectures du doute » ! Car il faut que je vous avoue que je ne suis jamais totalement satisfaite de ce que j’écris. C’est terrible : j’ai toujours l’impression que ce que j’ai rédigé ne vaut rien. Alors je me relis, je corrige, je réajuste, encore et encore. Heureusement, une formation en rédaction suivie dans le cadre de mon travail m’a beaucoup aidée : elle m’a appris à structurer mes articles, à organiser mes idées et à avoir un regard un peu plus apaisé sur ce que j’écris.

Pour finir, je laisse mon texte « infuser » : je le laisse de côté quelques heures ou quelques jours avant d’y revenir, pour le regarder avec un œil neuf et réajuster ce qui doit l’être.

La mise en ligne : la dernière touche

Une fois l’article prêt, je choisis soigneusement la photo, les mots-clés et la mise en forme pour qu’il soit agréable à lire.
J’aime aussi penser à comment l’article s’intégrera au reste du blog : les catégories, les liens internes, sans oublier les correspondances avec mes posts Instagram.

Voir la chronique publiée est toujours un petit moment de fierté.
C’est comme fermer un chapitre… avant d’en ouvrir un nouveau avec le prochain livre !

Et après ? Le partage avec vous

Le blog vit grâce aux échanges. Les commentaires, les messages, vos retours… tout cela nourrit mon envie de continuer.

C’est aussi pour cela que j’écris : pour partager, discuter, croiser les regards, apprendre des autres lecteurs.
Chaque chronique devient alors un pont entre ma lecture et la vôtre.

Mon travail de blogueuse littéraire est un équilibre entre passion, rigueur et émotion.
C’est un processus qui demande du temps, mais qui me comble autant que la lecture elle-même.
Chaque article est une aventure intime que je choisis de partager avec vous, dans la plus grande sincérité.

Écrire une chronique, c’est mêler passion, exigence et sincérité pour offrir le reflet le plus fidèle possible de chaque lecture. J’espère que cet article vous aura plu ! A très vite pour de nouvelles aventures littéraires.

3 réflexions sur “Dans les coulisses de mon blog : comment je m’organise pour écrire mes chroniques

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