« Nos vies sous le même ciel » de Jojo MOYES

Informations 

Titre : Nos vies sous le même ciel

Auteur : Jojo Moyes

Éditeur : Hauteville 

Nombre de pages : 480 pages

Formats et prix : broché 19.95 € / numérique 9.99 €

Date de publication : 2 juillet 2025 

Genre : littérature anglaise

Résumé

Et si les personnes qu’on croyait incapables de changer étaient celles qui nous enseignent ce que signifie vraiment être une famille ? Lorsqu’elle publie un livre sur les secrets d’un mariage réussi, juste avant de découvrir que son mari mène une double vie avec une autre femme, Lila Kennedy, maman de 42 ans, pense déjà avoir touché le fond. Elle est épuisée par sa rupture, par ses deux filles ingérables, par les travaux sans fin dans sa vieille maison qui s’écroule et par un beau-père obsédé par les plats de lentilles, qui emménage l’air de rien. Sa carrière est en chute libre et sa vie amoureuse pour le moins… compliquée. Alors quand son père, qu’elle n’a plus revu depuis qu’il est parti conquérir Hollywood trente-cinq ans plus tôt, refait soudainement surface, c’en est trop. Lila n’a plus le choix : il va falloir affronter le chaos et, peut-être, trouver un sens à tout ça.

Mon avis

Une intrigue qui embrasse le chaos de la vie

Avec « Nos vies sous le même ciel », Jojo Moyes revient à ce qu’elle sait faire de mieux : raconter des vies ordinaires bousculées par l’imprévu et les transformer en histoires qui touchent juste.
On suit Lila, 42 ans, dont la vie vient de partir en cacahuète. En quelques pages, son existence bascule : son mari la quitte pour une autre, son livre sur le mariage parfait devient ironiquement obsolète, sa maison se transforme en gouffre à rénovations… et son père, disparu depuis trente-cinq ans, réapparaît soudain comme si de rien n’était.

Ce qui frappe, c’est la manière dont Jojo orchestre ce chaos. Elle n’en fait jamais trop ; elle montre une femme qui tente simplement de garder la tête hors de l’eau, dans ce tourbillon de responsabilités, de colères rentrées, de blessures anciennes et de doutes collés à la peau.
L’intrigue avance avec naturel, entre humour et émotions et la question au cœur du roman (Comment reconstruire une famille quand tout s’est fissuré ? ) trouve des réponses subtiles, parfois douloureuses, mais toujours sincères.

« Ces derniers mois lui auront apporté une chose : la conviction que la seule personne sur laquelle on peut vraiment compter, c’est soi-même. »

Une atmosphère tendre, lumineuse et réaliste

L’ambiance du roman oscille entre douceur et chahut permanent. On est constamment entre deux émotions : un sourire devant une scène familiale absurde, puis un pincement au cœur quand une vérité trop longtemps enterrée remonte à la surface.
Jojo dépeint le quotidien de cette famille avec justesse : le bruit des travaux, les repas improvisés, les disputes sans importance qui agacent mais font partie de la vie, les instants suspendus qui révèlent ce que chacun tente d’éviter.

Le ton est chaleureux, parfois espiègle, souvent réconfortant. Même dans les passages les plus douloureux, l’auteure laisse filtrer une lumière discrète, comme un rappel qu’on peut toujours avancer, même cabossé.

La plume de Jojo est sensible, directe, pleine d’observation.

Des personnages humains, imparfaits et profondément attachants

Lila est un personnage à part. Jojo dépeint cette femme non pas comme une figure figée, mais comme un être vibrant, amusant, vulnérable et plein de contradictions.
On la voit s’effondrer, trébucher, tenir bon par instinct. Elle doute, elle s’emporte, elle se perd… mais c’est justement ce qui la rend si vraie. Je me suis totalement identifiée à elle. 

Les personnages secondaires méritent, eux aussi, qu’on s’y attarde : les filles de Lila, tour à tour ingérables, drôles et touchantes, apportent une dynamique très réaliste aux relations mère/enfants. Le beau-père, obsédé par ses repas aux lentilles, apporte un humour inattendu et une forme d’ancrage surprenante. Le père de Lila, à la fois fragile et agaçant, est sans doute le personnage le plus intéressant du roman. Il porte tout le sujet de la réconciliation, du pardon et de ces liens familiaux qui résistent même au temps et à l’éloignement.

Chacun d’eux a une vraie épaisseur. Ce sont des personnages qui ne se limitent pas à un rôle : ils portent leurs failles, leurs élans, leurs ratés, leurs éclats de tendresse. On s’y attache presque malgré soi.

« Quand on y pense, ce sont les baisers intimes qui disparaissent en premier dans une relation qui s’étiole. Ils sont les premières victimes des rancœurs refoulées et du manque de tendresse au quotidien. »

Une lecture chaleureuse, drôle et profondément humaine

Jojo Moyes m’a offert ici ce que j’attends d’elle : un roman plein de vie, qui m’a fait sourire, parfois rire franchement, puis réfléchir en douceur sur les liens familiaux, sur les erreurs qui nous construisent, sur ce qu’on transmet, volontairement ou non, à ceux que l’on aime.

Le retour du père après trente-cinq ans d’absence amène des passages très nuancés. Tout n’est pas pardonné d’un claquement de doigts. Jojo prend le temps de creuser la blessure, la colère, mais aussi ce besoin enfoui de comprendre.

Ce qui m’a touchée, c’est la capacité de Jojo à rendre chaque moment crédible. Rien n’est surjoué. Ce n’est pas un roman qui cherche l’émotion facile ; c’est un texte qui s’appuie sur le réel, sur des situations que beaucoup pourraient vivre (ou ont déjà vécu !).

Je me suis retrouvée dans cette idée que la reconstruction n’est jamais linéaire : elle passe par des maladresses, des retours en arrière, des discussions qu’on ne voulait pas avoir. Et c’est là que le roman puise sa force.

« Nos vies sous le même ciel » est un récit de résilience, d’amour familial, mais aussi d’acceptation. Il nous rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour réécrire son histoire, même quand on pensait que tout était figé. Alors, oui, certains passages sont assez prévisibles. On voit venir certaines situations, on devine quelques évolutions.
Mais, honnêtement, cela ne m’a absolument pas dérangée.
Je crois même que c’était exactement ce que je cherchais : une lecture réconfortante, chaleureuse, qui enveloppe plus qu’elle ne bouscule. Je me suis laissée porter avec plaisir, sans chercher le twist à tout prix.
Et j’ai passé un très bon moment. Parfois, c’est tout ce dont on a besoin !

« Elle se répéta qu’il fallait parfois commettre une erreur pour s’apercevoir de ce qui était vraiment important dans la vie. »

#Nosviessouslemêmeciel   #JojoMoyes   #Hauteville 

En bref…

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : j’aime beaucoup la plume de Jojo Moyes. J’avais envie d’une lecture douce, humaine et réconfortante. 

Auteur connu : retrouvez ici mes chroniques des romans de Jojo Moyes. Je pense que j’ai tout lu d’elle, certains titres avant l’aventure du blog.

Émotions ressenties lors de la lecture : tendresse, empathie, surprise, mélancolie, vulnérabilité, lucidité, envie, joie. 

Ce que j’ai moins aimé : la prévisibilité de certaines situations, mais rien de bien important. 

Les plus : les personnages, l’humour, l’émotion, les thématiques, la plume, l’ambiance.

Si je suis une âme sensible : RAS. Ce roman reste avant tout un livre lumineux et réconfortant. 

 

5 réflexions sur “« Nos vies sous le même ciel » de Jojo MOYES

  1. Hello Sonia 🌞 Merci à toi pour cette belle découverte et je pense que pour le coup, Nos vies sous le même ciel sera sous le sapin de ma cousine qui aime beaucoup ce genre de livre. Et je crois que je le lui piquerai à l’occasion 😄 Encore merci pour ta belle chronique qui m’a convaincue 😉🎀

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