Lire pour garder son équilibre mental

Coucou les amoureux de littérature, voici un petit article un peu coup de gueule que je vous propose aujourd’hui : « Lire pour garder son équilibre mental ».

 

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Pourquoi coup de gueule me direz-vous ? Tout simplement parce que je connais des gens qui ne comprennent absolument rien à mon amour pour la lecture, et qui sont à mille lieues de s’imaginer tous les bienfaits qu’elle me procure.

L’utilité de la littérature. Cette question est aussi vieille que la littérature elle-même. Il ne se passe pas une semaine sans qu’on cherche à justifier ce que Valery Larbaud nommait « ce vice impuni, la lecture ».

La lecture possède bien des vertus, comme celle d’approfondir sa connaissance des autres, de soi, d’accroître sa culture… On parle même de « bibliothérapie« . Ou l’art de remédier à son mal de vivre grâce aux livres.

 

  • Des études ont été faites et prouvent les bienfaits de la lecture

En 2009, la première thèse scientifique consacrée à la bibliothérapie est publiée. Son auteur, le Dr Pierre-André Bonnet, dévoile une enquête d’opinion effectuée auprès d’une soixantaine de médecins généralistes, ainsi qu’une étude qualitative des effets de la lecture, effectuée par questionnaire auprès de 600 personnes. Les chiffres sont significatifs : 80 % des médecins ignoraient ce qu’était vraiment la bibliothérapie ; mais 53 % d’entre eux avaient déjà conseillé un livre lors d’une consultation, et 73 % s’accordaient à dire que la lecture pouvait être un bon outil de soin. Preuve que, si le mot est récent, ce qu’il propose fait consensus.

« Bibliothérapie » : le mot est ainsi lancé, et son succès ne fait plus aucun doute.

La revue Américaine « Annual Review of Psychology » publie en 2016 une information plutôt étonnante. A partir de scanners du cerveau, la conclusion est simple : la lecture au même titre que « vivre une expérience réelle », stimule des zones cérébrales identiques. Les circuits neuronaux ainsi sollicités lors de la lecture augmenteraient nos capacités d’adaptations sociales, notre aptitude à vivre, à comprendre ce que les autres sentent. En réalité, lire est une expérience de vie, qui nous apprend à vivre et mourir.

 

« Je n’ai jamais eu de chagrin qu’une heure de lecture n’ait dissipé », écrivait Montesquieu en 1726. Trois siècles plus tard, force est de constater que la littérature est devenue une véritable médecine de l’âme.

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  • Impact de la lecture sur notre psyché

C’est l’acte de lire qui importe. C’est à travers la compréhension d’un texte qu’un esprit attristé, ou un peu paresseux, reçoit une décharge électrique et sort de sa torpeur.

Les romans permettraient de développer une réflexion plus élaborée et une plus grande créativité tout en adoptant les modes de pensées d’une autre personne, même si l’on est en désaccord avec elle. Et c’est exactement sur ce phénomène que se penchent les adeptes de la bibliothérapie : se mettre à la place de l’autre pour stimuler l’empathie, l’altruisme, la compassion ou à l’inverse le dégoût, le rejet, la colère… Bref, susciter des émotions et permettre de montrer au lecteur-patient qu’il n’est pas seul à éprouver tel sentiment ou à avoir vécu telle situation.

La lecture, loin d’être un loisir paresseux, est une incitation à l’action, elle taquine et inquiète l’esprit du lecteur. Elle permet une prise de conscience de la multiplicité des solutions. C’est cela qui permettrait à chacun de sortir de tout enfermement, de toute lassitude, pour s’inventer, vivre et renaître à chaque instant.

La littérature est thérapeutique parce que les représentations offertes réveillent ce qui en nous est endormi ou ignoré, ressuscitent des morceaux d’histoire, des fragments de souvenirs, les effluves de sensations oubliées quand elle ne vient pas mettre en mots notre expérience immédiate. Le thérapeute magique qui guide cet accès mystérieux à nous-même est l’écrivain.

Comme l’histoire du soir dont le but est de chasser les monstres sous le lit et faire le lien entre le monde réel et le monde inquiétant de la nuit, la fiction peut soulager, ne serait-ce qu’un instant.

 

  • Comment choisir son livre thérapie ?

L’effet produit par un livre ne sera jamais le même d’une personne à l’autre. D’où l’importance de bien le choisir en fonction de sa « pathologie ». Tous les livres recèlent des mystères propres à émouvoir certains lecteurs et à en menacer quelques-uns.

Une petite prescription ? Vous souffrez de quoi ?

– Vous êtes perfectionniste, et cela gâche votre vie ?

« La Porte étroite », d’André Gide.

– Vous n’arrivez pas à oublier une ancienne rencontre ?

Trois possibilités : « A une passante », de Charles Baudelaire ; « Dans une allée du Luxembourg », de Gérard de Nerval ; « Le Marin de Gibraltar », de Marguerite Duras.

– Vous remettez toujours à demain le travail d’aujourd’hui ?

Il vous faut « Oblomov », d’Ivan Gontcharov.

– Comment s’occuper de jeunes enfants ?

« Zazie dans le métro », de Raymond Queneau ; ou « Ce que savait Maisie », de Henry James.

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– Une rupture difficile ?

« Vie secrète », de Pascal Quignard. Sinon : n’importe quel livre d’Annie Ernaux.

– Des questions sur l’adolescence ? « Les Désarrois de l’élève Törless », de Robert Musil ; ou « Les Enfants Tanner », de Robert Walser.

– Vous avez l’impression de ne pas compter pour les autres ?

Feuilletez « Vies minuscules », de Pierre Michon, ou « Le Livre de l’intranquillité », de Fernando Pessoa.

– Une crise de jalousie ? Si « Un amour de Swann » vous effraie, lisez « Jour de souffrance », de Catherine Millet.

 

  • Si vous enquêtez sur votre passé, lisez des policiers.

Lire un policier nous permettrait de mieux maîtriser nos angoisses face au monde, à la mort, à l’abandon.  J’adore les policiers. Un signe ? Faut-il que je creuse dans mon passé ? Je n’en ai pas envie….trop peur de déterrer des cadavres familiaux lol.

Mais j’avoue que j’ai une peur panique d’être abandonnée par les gens que j’aime.

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  • L’effet de la lecture sur moi

Toute ma vie, j’ai été accompagnée de livres. Ils sont ma colonne vertébrale depuis ma plus tendre enfance. Ma chambre était remplie de livres.  Je pense que la lecture n’est pas qu’un plaisir, elle aide à se construire et à changer sa perception du monde.

Voyager, entendre l’écho de ses questions, trouver des réponses à ses interrogations, changer de temporalité, se frotter à l’altérité, rencontrer son double ou un modèle, approfondir sa réflexion, apaiser ses émotions… La lecture possède tellement de propriétés stimulantes, inspirantes, apaisantes. J’en ai fait l’expérience. Elle m’a aidée à me construire et elle m’aide encore aujourd’hui à affronter le quotidien, elle me procure l’évasion dont j’ai absolument besoin.

Me concernant, j’avoue que la lecture m’a permis à de bien nombreuses reprises de faire face aux écueils réservés par la vie, à remonter la pente lorsque j’étais vraiment au fond du trou. Et aujourd’hui encore, elle m’aide énormément, en m’empêchant de ne pas m’effondrer face au quotidien, aux soucis.

Voici un petit message destinés à ceux qui dévalorisent cette passion : si je n’avais pas la lecture, toutes ces fenêtres de bonheur au détour d’un roman ou d’un salon littéraire, je serais enfermée dans un hôpital psy, ou imbibée d’anti-dépresseurs. La lecture, c’est ma bouée, mon trésor inestimable, l’essentielle à mon existence. A bon entendeur !

 

Quand un auteur fait une dédicace, prenons cela comme une ordonnance ! Auteur docteur, lecteur patient. Une nouvelle relation se tisserait-elle ? Qu’en pensez-vous ? Bon week end et à très vite !

8 réflexions sur “Lire pour garder son équilibre mental

  1. Je connais bien ce problème de jugement… mon propre mari me dit souvent (heureusement avec respect dans son cas, mais il le dit quand même…) que pour lui, lire est une perte de temps !
    J’avoue que c’est frustrant quand les gens jugent ou même raillent cette passion !
    Merci pour cet argumentaire qui va m’aider à remettre les pendules à l’heure chez certains !
    Et effectivement, je comprends ton rapport à la lecture, car dans mon enfance, j’ai commencé à lire pour échapper à mon quotidien.
    Maintenant que je suis « grande », et au vu de ta remarque sur les romans policiers, cela ne m’étonne même plus que ma bibliothèque soit une ode au polar/thriller !
    Tiens, à quand le remboursement mutuelle ?😏

    Aimé par 1 personne

    1. Je suis dans le même cas que toi par rapport à ton mari. C’est agaçant de voir sa moitié réagir de la sorte ! Oui pour les policiers, j’ai été surprise et cela m’a permis d’apprendre des choses sur moi du coup ! Si seulement c’était remboursé par les mutuelles !! Imagine, on pourrait lire encore plus sans impacter notre budget, le rêve quoi ! Passe une belle journée, bises.

      Aimé par 1 personne

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