« La planète des chats » de Bernard WERBER

Informations :

Titre : la planète des chats

Auteur : Bernard Werber

Éditeur : Albin Michel

Nombre de pages : 432 pages

Format  et prix : broché € / numérique €

Date de publication :

Genre :

Résumé :

Affronter des hordes de rats impitoyables

Faire alliance avec de stupides humains
Circuler sur un fil entre les buildings de New York
Désamorcer une bombe atomique…

Franchement, si j’avais su, parole de CHAT, je n’aurais pas traversé l’océan.

Après l’effondrement de la civilisation humaine, Bastet, reine autoproclamée des chats, et sa petite communauté hétéroclite composée notamment de Champollion, le perroquet traducteur, de Nathalie, sa servante humaine et de Pythagore, le chat encyclopédique, ont dû se résoudre à fuir direction New-York pour échapper aux rats qui ont envahi l’Europe.
Mais l’arrivée sur la terre promise est un cataclysme : la statue de la Liberté est recouverte de rongeurs et les hommes ont disparu de tout horizon terrestre. Heureusement, Bastet et ses compagnons sont recueillis par les derniers américains repliés dans les buildings. Un refuge hors sol, précieux, mais au sein duquel Bastet, bien que connectée par le biais de son port USB, va devoir refaire toute sa place. Car dans cette étrange démocratie reconstituée en 102 tribus, les chats n’ont pas vocation à régner… Dehors pourtant le danger est grand, les rats grouillent, plus forts et organisés que jamais. Et les hommes ont beaucoup de mal à se mettre d’accord pour combattre ensemble.
Bastet va-t-elle parvenir à les rallier derrière elle ?

Mon avis :

Fin de la trilogie sur les chats. Peut tout à fait se lire indépendamment.

Je suis une grande adoratrice de chats. J’en ai un « officiel » à la maison, et plusieurs qui squattent mon jardin. Le nôtre est toujours choyé, câliné, et ceux de passage trouvent le couvert. Je suis reconnaissante vis-à-vis de l’auteur d’avoir imaginé cette trilogie mettant nos chers félins à l’honneur !

Le premier tome m’avait laissé un avis assez mitigé, j’avais mieux accroché au second, j’avais hâte de me plonger dans ce troisième volet.

Nous retrouvons donc notre troupe là où nous les avons laissés à la fin du tome 2, à savoir, sur le voilier « Dernier espoir », en route vers New York, qui, aux dernières nouvelles, est totalement dépourvue de rats envahisseurs. L’équipage est composé de Bastet, notre minette, Pythagore, Esmeralda et Angelo, les autres félins, Nathalie et Roman, les humains, Champollion le perroquet, Napoléon le chien, et Badinter le cochon. Bon, sauf qu’une fois arrivés sur place, ils s’aperçoivent que leurs nouvelles n’étaient pas si fraîches que cela, et que les rats occupent chaque centimètres carrés de terre ferme.

Bastet va devoir mettre en exergue tout son savoir et son imagination pour tenter de sauver New York. Rien que ça ! Les derniers humains rescapés sont cloitrés dans la Freedom Tower, principal bâtiment du nouveau complexe World Trade Center. Bernard s’attaque aux mythes new yorkais, n’hésitant pas à faire s’effondrer une tour emblématique de la ville, rongée à sa base par des millions de rats aux canines plus acérées que celles des castors. J’ai adoré cette vision de New York ! Bernard se joue des monuments, des personnages également (la présidente de cette nouvelle « nation » de survivants n’est autre qu’Hillary Clinton en personne). Il ne s’est rien refusé, a pris un plaisir certain à l’écriture de ce récit, et cela s’en ressent lors de la lecture.

Outre le combat chats et humains versus rats, la remise en questions de notre société, de notre manière de réagir est au premier plan. Les difficultés qu’ont les sociétés à communiquer, les différences créant des discriminations, Bernard, depuis le regard avisé d’un chat et d’un rat, nous propose une introspection sur l’Humain, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le tableau fait peur. En effet, l’homme est le seul spécimen terrestre incapable de tirer des leçons de ses erreurs, contrairement aux rats par exemple. Vous l’aurez compris, Bernard pousse la réflexion assez loin et son raisonnement est magistralement construit.

Le rythme de ce roman est enlevé, on ne s’ennuie jamais, l’action fait place à la réflexion, et vice versa. La plume est légère, vive, les chapitres sont ponctués d’extraits de « L’encyclopédie du savoir relatif et absolu », permettant de faire le lien entre l’imaginaire et la réalité, le tout sans alourdir l’ensemble. La juste dose !

Bastet sera CHAThutée, elle n’hésitera pas à CHArger dans le tas, partir en CHAsse, pour devenir une vraie CHATelaine. J’ai aimé sa détermination et sa confiance en elle. Elle n’abandonnera jamais, et arrivera toujours à retomber sur ses coussinets. Voilà un félin qui ne passe pas 20 h par jour à siester !! Si seulement mon matou pouvait en prendre de la graine !

Alors, à votre avis, Bastet va-t-elle réussir à atteindre son objectif de dominer le monde ? Vous le saurez en lisant ce dernier volet !

#LaPlanèteDesChats  #BernardWerber  #AlbinMichel

La planete des chats-01.jpeg

En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : l’auteur et le thème des chats m’avaient poussé à ouvrir le premier tome. C’est tout naturellement que j’ai voulu découvrir ce dernier opus. J’avais envie de savoir comment tout cela allait se terminer.

Auteur connu :  j’ai découvert Bernard il y a peu, grâce à « Demain les chats » , « Sa majesté des chats » , « La boîte de Pandore » et « Depuis l’au-delà » . Je n’ai pas encore eu le temps de me plonger dans ses romans plus anciens, mais c’est en projet ! Je l’ai rencontré à Vannes en  2018 et j’en garde un excellent souvenir.

Émotions ressenties lors de la lecture : un réel amusement de découvrir ces animaux luttant chacun pour leurs survies, de la curiosité, de l’envie, de l’effroi également, un peu de tristesse  pour toutes les vérités énoncées par rapport à l’Homme. Ça laisse à réfléchir…C’est désolant je trouve.

Ce que j’ai moins aimé : certains personnages qui passent de vie à trépas assez vite au début du livre, dommage, je les aimais bien…

Les plus : le thème, original, le parallèle avec les humains, la réflexion qui en découle, la plume.

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