Jacques Olivier BOSCO, vous connaissez ?

Bonjour à tous les livrophages ! Aujourd’hui, je vous parle de Jacques-Olivier BOSCO. Vous le connaissez ? Suivez-moi !

JOB

En décembre dernier, JOB avait accepté de participer à mon calendrier de l’Avent littéraire.

Il avait fait gagner sa saga de la lieutenante Lise Lartéguy de la brigade criminelle de Paris.

Une jeune fille adorable qui a de graves troubles psychologiques, des crises de démence et de violences qu’elle a appris à contrôler et à cacher. Elle en souffre et sa famille l’a rejetée à cause de ça. Mais cela ne l’empêche pas d’essayer de se faire pardonner et de vouloir à tout prix combattre les criminelles, les monstres, qu’elle connait si bien pour en être un à certains moments de la nuit. Dans ses aventures, elle va croiser la route d’un allié particulier, un braqueur au visage à demi brulé, le Cramé, dont elle va s’enticher à sa façon ; torride ! Il y a donc sa première aventure « Brutale« , plus une histoire avec « le Cramé » tout seul et sa bande de gangster, lui aussi a vécu des drames dans sa jeunesse, et le final, « Coupable« , où l’on apprend, enfin, ce qui pousse Lise Lartéguy dans sa folie. Mais, aussi, que l’amitié chez les filles, n’est pas un vain mot, et que le pardon réconcilie des familles.

« Pour parler un peu de moi, j’habite à Nice, papa de deux filles, une infirmière et une adolescente, et travaille à plein temps (pas en ce moment malheureusement) à Air France. L’écriture et la lecture sont de vraies passions, dans le sens de raconter des histoires, faire s’évader, et parler d’humanité, d’amitié et d’amour.

À la suite de la trilogie, j’ai écrit un roman sombre et glaçant se passant en grande banlieue parisienne, « Laisse le monde tomber », c’était un hommage à mon enfance dans ces cités, au « Chien des Baskerville » et aux films « Aliens » et « Predator », mais aussi aux jeunes policiers qui arrivent dans ce métier et dans ces endroits où l’on ne peut que vivre difficilement. Je voulais parler de solitude et de désespoir, de violence et de rage, d’espoir. »

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« En plus de cette participation au Calendrier de l’Avent de Sonia, je voulais offrir le début de mon prochain roman aux abonnés. Cela s’appelle « La Viking 2.0″, il est en cours de lecture mais, malheureusement, pas encore accepté par des éditeurs. En espérant que cela porte chance au livre et, surtout, vous emballera. Ce roman, c’est l’inverse de mon dernier « Laisse le monde tomber », il est joyeux, sexy, mystérieux et bourré d’humanité et d’amour. Je l’ai écrit « pour mes collègues et copines » et surtout pour Caroline Vallat une super libraire qui a grave soutenu mon travail (j’ai pu aller à Quai du Polar grâce à elle !). »

C’est l’histoire d’une hôtesse de l’air qui parcourt le monde à la recherche de sa jumelle disparue, jusqu’au jour où ses deux jeunes enfants se font enlever. Sa sœur est-elle vraiment morte ? Que lui cache ses parents, et son ex petit ami qu’elle aime encore ? Une course contre la montre va s’engager pour Samantha. Une histoire de sacrifice ultime.

Mes Quais du Polar 2017 à Lyon - Plume de Cajou

 

« La Viking 2.0 » –  le début 

 

Prologue

La pluie redouble, mon rimmel coule, j’avance le plus vite possible. Les rues d’Osaka débordent de monde, les immeubles recouverts de panneaux colorés clignotent en flou et les japonais se pressent sous ces parapluies transparents que l’on trouve un peu partout. Je pénètre dans le centre, la nuit vient de tomber, des pieuvres rouges, des crabes géants s’agitent sur les façades des restaurants. Elle est là, la boutique Dior, le poste de police doit se trouver plus bas. Tant pis pour le civisme nippon, je bouscule des groupes pour pouvoir passer, et manque m’étaler quand une voiture noire et blanche me coupe la route. Le gyrophare s’éteint au moment où elle se gare devant le commissariat. Je fonce à travers la rue, un agent posté à l’extérieur tente de me poser des questions. Il est tout petit, son képi est emballé dans du plastique transparent, les gouttes claquent dessus comme des volcans, je fais celle qui ne comprend pas et pousse la porte vitrée.

En me voyant débouler, le jeune à l’accueil laisse tomber sa mâchoire sur le comptoir. Ce n’est pas tant à cause de la panique qui se dégage de moi, mais du genre de fille qu’il a sous les yeux. Une trentenaire élancée serrée dans un manteau d’uniforme foncé, les cheveux blonds affalés sur son visage mouillé dont les yeux bleus et purs comme des fjords semblent prêts à le dévorer tout cru. Une vraie descendante viking, sauf que je ne suis pas norvégienne – mon père l’était, je suis française et il faut que je parle à un responsable.

– Please, I need to talk to an officer.

Le garçon se ressaisit, me salue d’un hochement de tête, puis fait une mimique gênée en essayant de se rappeler les phrases d’usages.

– Hi, gozaïmas, do you speak japenese ?

– No, no, I’m french, la France, Paris, I only speak English.

– Ok. Have you been hurt ? Stolen? Do you need medical?

– No, it’s… It’s about a kidnapping.

– Kidnapping?

– My childrens, mes enfants, do you understand? My son and my daughter. They have been removed. Enlevés !

Je fais le signe avec ma main vers le sol, pour désigner un être de petite taille.

Sa lèvre inférieure tombe à nouveau, puis remonte aussitôt. Il a compris et empoigne son téléphone pour parler à toute vitesse dedans. Dans son dos, un miroir renvoie mon visage défait, mes yeux vibrants, comme recouverts d’une fine couche de glace sur le point de se fissurer. Je dois me calmer, résister à la peur, me mettre en mode guerrière. C’est si… incroyable ! Le garçon vient de raccrocher. Il me donne une fiche en anglais et me désigne une petite salle d’attente aux murs de verre.

– Please, miss, file the form, and wait.

Je me retiens d’agripper son bras.

– The officer ?

– He comes. Please, miss, file the form and…

– Wait, okay, j’ai compris.

Je vais me poser sur une chaise et commence à lire le formulaire. C’est trop de stress, je laisse tomber et regarde autour de moi. Il n’y a personne, c’est pas la Seine Saint Denis par ici, mais ils ont tout de même des criminels. Sur le mur, au-dessus de l’accueil, s’étalent les affiches avec les visages des hommes recherchés, plus un téléviseur qui diffuse des commentaires et d’autres têtes de malfrats. J’essaie de surveiller ce que fait le jeune policier. Il parle au gars dehors en me guettant du regard, avant de retourner à l’intérieur. Je les vois maintenant qui m’observent. Un grand type d’une soixantaine d’année, recouvert d’une gabardine luisante d’eau arrive en rangeant son parapluie, il fonce sur le flic derrière le comptoir et le questionne, puis se tourne vers moi au moment où je me lève. Je vois que ça l’effraie. Il me fait signe de me rasseoir en affichant ce faux sourire que les japonais affectionnent et parle à nouveau à son collègue. L’agent répond non d’un air désolé. Le vieux lui jette un regard furieux, semble réfléchir, puis sort son téléphone portable et passe un coup de fil. Après avoir raccroché, il bouge sa main dans ma direction, comme on dit à un animal de rester assis. J’ai l’impression d’être dans un film de Buster Keaton. Je suis tellement tendue que le moindre détail prend des proportions inhabituelles. Une dizaine de minutes suivent et apparait une jeune européenne qui ferme aussi son parapluie en pénétrant dans le poste. Elle s’adresse aux deux japonais, puis pousse la porte vitrée de la salle d’attente.

– Bonjour, je m’occupe de la boutique Dior, je connais le commandant Tamaka, il vient de m’appeler. Je vais vous servir d’interprète.

Je lui tends la main.

– Merci, vraiment, je m’appelle Samantha.

– Séverine.

Elle remarque mon uniforme marine sous mon manteau assorti.

– Vous êtes hôtesse de l’air ?

Le japonais tape sur la vitre et nous fait signe de le suivre dans le couloir.

Le bureau n’est pas grand, deux chaises devant un bloc de ferraille grise doté d’un grand écran d’ordinateur. Déjà installé derrière, un jeune inspecteur se lève pour nous saluer. Le vieux flic fait le tour du bureau en lui lançant quelques phrases et nous désigne les chaises. Son adjoint récupère un tabouret pour s’y poser et ouvre un PC portable en continuant de parler avec son chef. Au ton qu’ils emploient, je comprends qu’ils me prennent au sérieux. Le jeune se lève à nouveau pour s’adresser à l’interprète. Séverine lui répond puis m’explique ;

– Il s’agit de l’officier Mishido, l’adjoint du commandant Tamaka, il demande si vous avez des photos des enfants.

Le vieux était en train d’accrocher son manteau à une patère, il m’arrête de la main au moment où je sors mon portable et semonce son adjoint. Séverine pose ses doigts sur mon poignet.

– Attendez pour les photos, ils veulent d’abord suivre la procédure.

– La procédure ?

Tamaka s’est assis, il pianote sur son clavier et me pose des questions que me traduit la jeune responsable de chez Dior. Mon nom, mon prénom, mon adresse en France, celle de mon Hôtel à Osaka, les noms des deux enfants, leur âge. Son collègue écoute et fait des recherches sur son PC.

Séverine transmet la suite ;

– Où cela s’est-il passé ?

– Au Namba Park, enfin juste à côté, près du métro Namba.

– Est-ce que les enfants se sont perdus ?

– Mais non.

– Vous ne les avez pas laissés seul un moment, perdus de vue ?

– Non, ils n’étaient pas avec moi.

Séverine traduit. Le jeune officier lève le nez de son clavier, les rides sur le front de Tamaka font des vagues. Il demande ;

– Comment-ça ?

– Je… Je suis venue seule de Paris. Je travaille à Air France. Je sors mon badge de sous ma veste pour leur montrer. J’ai fait le vol Paris Osaka, il y a deux jours, je suis arrivée hier matin très tôt. Je devais repartir en mise en place ce soir, le vol de 23H40.

Séverine interprète comme elle peut, elle m’interroge ;

– En mise en place ?

– En tant que passagère. Oui, je sais, je suis en uniforme, mais j’ai oublié ma valise à Paris. Je suis partie en urgence, mon fils était malade, la fièvre. Je les ai laissés à Justine leur nounou, une étudiante. Théo à six ans et Chloé presque neuf, ils sont en vacances. Elle les garde à la maison.

Tamaka ouvre les bras dans un geste d’impuissance, l’air de dire ; je n’y comprends rien.

– Ecoutez-moi, je vous en supplie. Je les ai laissés à Paris avant hier. Ce matin, j’ai quitté l’hôtel pour aller m’acheter des vêtements. En sortant du centre commercial, j’ai vu un minibus blanc, là, juste en face de moi, il était arrêté dans une file de véhicules à un feu rouge. Devant il y avait deux hommes, et derrière, je vous jure, c’étaient Théo et Chloé. Ils dormaient ! Je me suis approchée, je touchais presque la vitre, c’était incroyable, mais c’était eux, c’étaient leurs vêtements. Théo a ouvert les yeux, ses yeux bleus, ils sont bleus et il m’a reconnu. J’ai voulu taper à la vitre mais la voiture est partie. Je… j’ai couru derrière, elle a emprunté la bretelle de la voie rapide. C’était eux, je vous jure, c’était eux. J’ai noté le numéro de la plaque.

Tamaka désigne mon téléphone.

– Vous avez appelé chez vous ?

– Ca ne répond pas, Justine est sur messagerie. Je vais contacter quelqu’un pour qu’il aille voir, ou alors, on peut appeler la Police Française ?

– Donnez-moi le numéro d’immatriculation de la camionnette.

Je vais sur le bloc note de mon IPhone et le lui dicte. Je vois le jeune faire des recherches sur son PC, puis il tire la grimace, son collègue se penche sur l’écran. Lui aussi à l’air incrédule. Je demande ;

– Vous avez le nom du propriétaire ?

– Est-ce que la plaque était rouge ?

– Oui, c’est vrai, j’avais oublié de le dire, vous savez qui c’est ?

Tamaka hésite à répondre, il croise les mains devant son visage pour réfléchir, puis il m’interroge en anglais ;

– Il devait être cinq heures, il faisait nuit, il pleuvait déjà beaucoup, vous étiez fatiguée, le jetlag, n’est-ce pas ?

– Vous pensez que je me suis trompée, j’aimerai tant, mais non, je…

Mishido attire l’attention de son chef vers son écran d’ordinateur. Tamaka se lève pour voir et fronce les sourcils. Le jeune prononce quelques phrases, son patron acquiesce, et il pianote à toute berzingue sur son clavier. En voyant ce qui apparaît, les deux ont l’air encore plus incrédule.

Sans se rasseoir, Tamaka se met à m’invectiver en Japonais. Séverine essaie de traduire à la même vitesse. Elle aussi, est complétement perdue, abasourdie, tout comme moi, par ce qu’il se passe dans ce petit commissariat où résonne la pluie du dehors.

– Il dit qu’il y a eu plainte contre vous, Samantha Silveig, hôtesse à bord d’un vol d’Air France qui partait de Tokyo l’année dernière. Vous avez tenté de forcer les contrôles de sureté de l’aéroport, parce que, d’après vos explications, vous aviez vu votre sœur de l’autre côté de la zone publique. Votre sœur jumelle qui est décédée depuis dix ans.

– Non, pas décédée, portée disparue, on n’a jamais retrouvé son corps.

– Il dit : elle n’était pas dans cet aéroport.

– On n’a pas pu le savoir, vos collègues m’ont emmenée au poste en m’empêchant d’aller la voir, mais je… c’était elle, enfin, je ne sais plus…

– Vous ne savez plus ? Comme vos enfants dans une camionnette diplomatique ?

Je pousse un soupir de rage, comment leur expliquer, comment leur dire que je suis certaine que ma sœur Bianca n’a pas été emportée lors d’une éruption volcanique en Indonésie ? Certes, elle se trouvait dans ce refuge avec d’autres jeunes du monde entier, qui a été soufflé et désintégré, mais c’est ma jumelle et je la sens en moi. On n’a jamais retrouvé son corps, ni la moindre trace ADN, et puis, il y a eu les signes. Une collègue hôtesse qui dit avoir vu mon sosie dans les rues de Wellington en Nouvelle Zélande, et une passagère Australienne qui était persuadée m’avoir déjà croisée dans un restaurant de Singapour. Elle se souvenait de moi parce que j’étais avec un beau noir aux yeux clairs, et que j’avais une petite fille de presqu’un an dans les bras, à la peau métissée et aux yeux bleus. Je suis allée dans ce restaurant interroger les serveurs, tout comme j’ai arpenté les rues de Wellington. C’est pour cette raison, que je fais ce métier, pour la retrouver, et je pense l’avoir vue à Tokyo l’année dernière, enfin, j’en suis presque persuadée.

Mishido me coupe dans mes pensées. On dirait qu’il vient de faire une nouvelle découverte sur son PC.

– Je peux voir votre badge ?

Je me tortille sur ma chaise.

– Attendez, je vais vous expliquer.

Séverine continue de me traduire ses phrases.

– Madame Silveig, vous n’êtes pas enregistrée en tant qu’hôtesse sur le vol d’Air France d’avant-hier, ni sur les vols précédents.

Ils lisent mon badge sur lequel est inscrit le nom de ma collègue et amie Virginie Ballestra.

– Je… j’avais oublié le mien, mais je suis entrée légalement sur le territoire, avec mon passeport, regardez. C’est juste sur la feuille de vol de l’avion, on a échangé nos noms parce qu’elle était malade.

Tamaka soupire, il n’a pas envie d’engager des poursuites, je le sens, mais il y a mes enfants ! Je le supplie ;

– Par pitié, appelez la Police en France, pour qu’ils aillent voir chez moi. Et la camionnette, vous avez dit qu’elle était diplomatique ?

Mishido jette un regard narquois à son chef. Il a trop parlé, mais il me répond sèchement en anglais ;

– Oui, une plaque diplomatique Chinoise. Je vais vous demander juste une chose, s’il vous plait. Pouvez-vous essayer de rappeler chez vous ? Votre nourrice ?

Ils ne me croient pas, je secoue la tête pour retenir mes larmes. C’étaient eux, je le sais. Je ne suis pas folle, je sais reconnaître mes enfants quand même ! Je serre mon téléphone avec rage et compose le numéro. Au bout de deux sonneries, cela décroche. C’est Justine !

– Allo ?

– Allo ? Justine ?

Tamaka roule de gros yeux, me faisant signe de mettre le haut-parleur. Je recule l’écran en tremblant et appuie sur la touche.

– Justine, c’est Samantha, vous… les enfants sont là ?

– Bonjour Samantha, cela se passe bien au Japon ? Vous voulez les enfants ? Nous venons de rentrer du parc, ils sont en train de prendre leur gouter devant la télévision.

– Ils prennent leur gouter ? Ils sont avec vous ?

– Pardon ? Vous voulez que je vous les passe ?

Tamaka me regarde comme si j’étais complétement folle. J’entends la voix de Justine qui crie vers le salon ;

– Les enfants c’est votre mère ! Elle veut vous parler.

Je distingue un souffle fort, comme une rafale de vent, puis, distinctement, je les entends crier ;

– Coucou maman !

Leurs deux voix ensemble, mes yeux se remplissent de larmes, je balbutie ;

– Théo, Chloé, ça va ? Vous regardez quoi ?

L’écran de mon téléphone s’éteint, cela a raccroché. Je lève mes yeux sur Tamaka, quand des détonations retentissent à l’extérieur. Un bruit de verre brisé, des cris, les deux hommes se précipitent laissant la porte ouverte. Nous essayons de les suivre avec Séverine, mais le jeune de l’accueil bloque le couloir. Qu’est-ce qu’il se passe ? C’est incroyable, le flic de la réception n’arrive pas à prononcer les mots. C’est le genre de choses qui n’arrivent jamais au Japon, pays au taux de criminalité le plus bas au monde. Un homme vient de tirer sur la vitre du commissariat, avec une arme ! Des vraies balles sur un poste de Police ! C’est le branle-bas de combat. En quelques minutes, des dizaines d’agents en uniforme sont déployés, les sirènes hurlent dans la rue, mais il semble que le coupable a disparu. Tamaka et Mishido reviennent vers nous, ils sont trempés et ont l’air en colère, et surtout, d’avoir des tas de choses importantes à faire. L’officier me tend mon passeport en parlant calmement pendant que Séverine traduit.

– Madame Silveig, on va en rester là. Retournez à votre hôtel, et surtout, prenez votre avion pour Paris ce soir. Je vais faire un rapport, je suis désolé. Pour le badge, et aussi pour vos… « déclarations », je n’ai pas le choix.

J’ai les bras qui tremblent, envie de chialer, ces deux énormes explosions m’ont mis les nerfs à vif. Pourquoi Justine a-t-elle raccrochée si abruptement ? Je suis persuadée que c’était avant les coups de feu. Je suis obligée de tourner mon regard à travers la vitre brisée pour cacher l’horrible grimace qui tord mon visage de désespoir, et je la vois, arrêtée dans la foule de l’autre côté de la rue pluvieuse, mon cœur saute du haut d’un building, ses immenses yeux bleus frissonnants sont plantés dans les miens.

 

CHAPITRE I

Trois jours plus tôt.

J’ai trente-deux ans, deux beaux enfants, un ex-mari très riche, les amants que je veux, une vie de rêve, et pourtant, j’ai envie de disparaître, de mourir ou de m’enfuir. Je ne sais pas si j’ai besoin d’un verre, qu’on me prenne dans les bras ou qu’on me baise. Il y a des matins comme ça (on dirait une chanson). Ou bien, qu’on me frappe, pour que je me réveille, et parce que je le mérite.

Jacques-Olivier Bosco (auteur de Brutale) - Babelio

 

J’espère que cet extrait vous a donné envie de découvrir ce roman à venir ! Pour ma part, oui ! On en reparle à sa sortie ? OK ?

JOB

Sand d’Encre 2018

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Sang d’Encre 2017

Passez tous un bon dimanche, je l’espère, sous le signe de la lecture !

« La lecture nourrit l’âme, comme le pain nourrit le corps »
Antoine Albalat

Je remercie Jacques-Olivier pour ce beau cadeau, en espérant le revoir bientôt au détour d’un salon littéraire !!

 

 

2 réflexions sur “Jacques Olivier BOSCO, vous connaissez ?

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