« Chambre 25 » d’Alain DECORTES

Informations :

Titre : chambre 25

Auteur :  Alain Decortes

Éditeur : Éditions du Loir

Nombre de pages : 240 pages

Format  et prix : broché 18 € / numérique 7.99 €

Date de publication : 12 mars 2020

Genre : polar

Résumé :

En pleine enquête sur des disparitions de jeunes gens près de Montpellier, le détective Didier Verière est engagé pour retrouver une jeune Française vue pour la dernière fois lors d’une fête à San Francisco. Contre toute attente, il découvre rapidement un lien entre les deux affaires malgré les milliers de kilomètres qui les séparent. Verière remonte alors le fil d’une intrigue qui le mènera sur la piste de Vincent Froment, scientifique exilé sur une île du Pacifique.
Scandales, meurtres, expériences et addictions apparaîtront au fil des investigations tandis que se dévoilera la vraie personnalité de chacun. Vérité ou mensonge, sincérité ou manipulation ? Au lecteur de le découvrir ! Avec Chambre 25, Alain Decortes met en scène des personnages ambigus et plonge le lecteur dans un questionnement qui se poursuivra bien au-delà du mot « Fin ».

Mon avis :

Voilà un polar de qualité qui nous fait voyager, et nous en avons bien besoin en ce moment !

Le prologue se déroule au Tchad, nous nous rendons ensuite à San Francisco, et ce ne sera que l’un de nos points de chute. Erna Demol, 35 ans, est arrêtée au lendemain d’une soirée où l’alcool coulait à flots et où la drogue se diffusait dans toutes les veines. Elle ne se souvient de rien. Que lui reproche-t-on ?

Un saut de puce à Montpellier où Didier Vérière, détective privé, se voit confier la lourde tâche de retrouver Erna. Pendant ce temps, la jeune fille est catapultée dans une île du Pacifique, avec un hôte bien mystérieux.

Outre le dépaysement qui est total dans ce roman, le lecteur est embarqué dans une histoire incroyable. Au début, je me suis dit « Ça n’a ni queue ni tête », j’étais avide de voir où Alain nous emmenait. Les chapitres sont ultra-courts, le rythme insufflé est hyper rapide, les rebondissements sont nombreux, ça s’enchaine, poussant le lecteur à dévorer ce roman.

On a qu’une envie : découvrir le lien entre ces histoires, trouver les réponses à toutes les questions qui se posent. Car il y en a ! Et les thèmes abordés sont multiples et riches, dissimulation, scandale politique, meurtre, junkie en manque, scandale de la vaccination (tiens, tiens, cela me rappelle vaguement l’actualité…). Tout s’emboîte à la perfection, chaque détail ayant son importance.

Le personnage d’Edna va devoir puiser jusque dans ses derniers retranchements pour survivre à toute cette histoire abracadabrante. Elle va vivre des moments vraiment très durs, Alain ne lui épargnera rien. Je me suis attachée à elle, j’avais envie qu’elle s’en sorte. J’ai admiré sa force de caractère, sa soif de vérité, sa pugnacité.

J’ai trouvé la plume d’Alain très fluide et agréable, incisive, sachant garder le suspense et l’intérêt du lecteur jusqu’au point final. Parlons-en, de la fin justement. Le dernier chapitre m’a scotchée, j’avais échafaudé de multiples dénouements, mais pas celui-ci. Bravo !

Un mot de la couverture, qui prend tout son sens à la fin du récit. Elle interpelle, attire l’œil (c’est le cas de le dire), j’ai eu envie d’épier derrière ce trou de serrure.

« Le four nippon était une de ses punitions préférées. Le demi-cylindre en tôle, long de quelques mètres, était installé couché au milieu de la cour du quartier des femmes. L’emplacement n’avait pas été choisi au hasard. C’est l’endroit du pénitencier le plus longtemps exposé aux rayons du soleil. »

Je vous conseille ce polar qui vous emmènera sur une route peu pratiquée par les auteurs, et qui, je vous le souhaite, vous ravivera autant que moi.

Je remercie les Éditions du Loir et Nelly, ma bonne fée, pour cette lecture.

#Chambre25  #AlainDecortes #EditionsDuLoir

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En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : l’envie de découvrir un nouvel auteur. Et je dois bien avouer que la couverture m’a interpellée.

Auteur connu : de nom, je l’avais rencontré à Sang d’Encre de Vienne en 2019, mais je n’avais jamais eu l’occasion de me plonger dans son univers.

                     

Émotions ressenties lors de la lecture : une curiosité avide, une irrépressible envie de connaître la vérité, de la peur, du dégoût face à certaines situations, de l’angoisse, mais aussi une belle sérénité.

Ce que j’ai moins aimé : RAS

Les plus : la plume, la diversité de l’intrigue, la richesse des thèmes abordés, et la fin !!

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