« La soif des vivants » de James OSMONT

Informations :

Titre : la soif des vivants

Auteur : James Osmont

Éditeur : Évidence Éditions

Nombre de pages : 268 pages

Format  et prix : broché 15 € / numérique 7.99 €

Date de publication : 19 mars

Genre : témoignage romancé

Résumé :

Roman basé sur des faits réels.

C’est l’histoire d’une rencontre. Et « nous les méritons toutes », disait l’auteur… Pourtant rien n’aurait pu prédire la croisée des chemins de Pierre et d’Ibrahim. La Soif des vivants est un récit d’aventure humaine, de survie des deux côtés de la Méditerranée, d’ouverture à l’autre et à ce qu’il peut apporter de manière inattendue. C’est aussi un témoignage tiré de faits réels, par-delà les continents ou depuis le fond d’une bouteille de « trompe chagrin »… Loin du seul coup de poing militant au parti pris définitif, l’ouvrage, pourtant sombre, creuse une voie de réflexion sur l’espoir, la création et la résilience.

Mon avis :

Pierre, la trentaine, a beaucoup de mal à se remettre de sa rupture avec Charlotte, partie il y a quelques mois. Leur enfant comptait parmi les victimes du chauffard de l’attentat de Nice de juillet 2016. Aide-soignant à l’hôpital, Pierre est désormais en arrêt de travail, victime d’un burn-out, envahi par ses démons et englouti par l’alcool. La souffrance va le rendre créatif, puisqu’il se met à écrire, prendre le lecteur à témoin, raconter une tranche de vie, et pas n’importe laquelle : celle d’Ibrahim, migrant, ayant fui le Togo.

Nous voilà projetés dans le parcours d’Ibrahim, en pleine crise des réfugiés. Fuyant son pays, il va vivre un calvaire, avec l’espoir d’une vie meilleure de l’autre côté de la Méditerranée. Les migrants, entassés les uns sur les autres, dont le premier souci sera de survivre au périple. Entre la soif, les dangers de la route, la peur des chauffeurs de se faire arrêter par les autorités et la cruauté dont ils peuvent parfois faire preuve, les périls sont nombreux et peu sont les élus qui réussissent à entrer en France, en Angleterre ou ailleurs.

Ibrahim et Pierre, deux cabossés de la vie, vont s’aider l’un l’autre à remonter la pente. Ils ont vécu l’Enfer, chacun à leur manière. Ibrahim sur un bateau, de nuit, à la merci de passeurs sans scrupules, Pierre, dans la solitude de sa vie brisée par la perte des deux êtres qui comptaient le plus pour lui.

« Les routes vers l’Enfer débutent toujours de nuit ».

« L’Enfer, au bout du compte, c’est l’absence des autres. »

Un récit atypique, parsemé de bribes de notes écrites à la main, de musique, et même d’une chronique d’un roman de Lou Vernet ! Et hyper documenté. James maîtrise le sujet des migrants à la perfection. Rassurez-vous, les notes en bas de page éclaireront les novices dans le domaine. C’est passionnant, malgré le fait qu’un tel sujet ne peut laisser indifférent et fait froid dans le dos, vous vous en doutez !

La plume de James est particulière, à la fois poétique, philosophique et riche, sachant utiliser les bons mots pour décrire les maux vécus par Ibrahim, rendant la lecture immersive. Elle n’est jamais moralisatrice, elle expose juste des faits et retranscrit des émotions.

Un récit choc sur un problème bien réel dont tout le monde a conscience mais pour lequel personne ne lève le petit doigt.

Lire un roman de James, c’est plonger dans un univers que vous ne retrouverez nul par ailleurs, une expérience unique qui prend aux tripes et dont vous ne ressortirez pas indemne.

Je vous conseille vivement cette lecture, voici le lien vers le site de la maison d’éditions où vous pourrez le commander : https://evidence-boutique.com/

Je remercie les Éditions Évidence pour cette lecture.

#LaSoifDesVivants  #JamesOsmont  #EvidenceEditions

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En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : l’auteur !

Auteur connu : j’avais découvert James avec sa trilogie psychiatrique :  « Régis » , « Sandrine » et « Dolorès » .

Émotions ressenties lors de la lecture : beaucoup d’angoisse, de peur, d’admiration aussi. Et du dégout pour l’espèce humaine.

Ce que j’ai moins aimé : RAS

Les plus : la plume de l’auteur, sa manière de construire son récit, l’empathie ressentie pour les personnages.

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