« 13 h pile ! » à la Librairie de Paris : Mer et montagne

Bonjour la team, hier avait lieu le « 13 h pile ! » à la Librairie de Paris. J’avais programmée ma journée au bureau pour pouvoir y aller.

13h pile, c’est le rendez-vous mensuel à thème des férus de littérature à la librairie de Paris à Saint-Etienne ! 


Le principe ? Profiter de notre pause déjeuner pour découvrir les coups de cœur de nos libraires préférés et partager les nôtres ! L’occasion donc de rencontrer aussi de nouveaux lecteurs !

Le thème d’hier :

« Mer et montagne »

Je profite pour faire un rapide tour de la librairie.

Le mois des fiertés mis en valeur avec de nombreux titres de romans :

Un petit florilège des romans Coup de Cœur des libraires :

Pour info, j’avais beaucoup aimé « Arpenter la nuit », lu lors de sa sortie. J’ai terminé la lecture de « Les aiguilles d’or », chronique à venir (chut, l’ai-je aimé ? A votre avis ?). Et je suis plongée dans « Royal Cambouis ». A suivre…

L’actualité riche et variée inspire les auteurs :

Place au 13 h pile !

Dans les romans de mer et de montagne, on ne trouve pas que des récits de voyage. Nos deux libraires, Emma et Élodie nous ont choisi des titres où les personnages se mesurent aux forces de la nature, tout en explorant des paysages magnifiques et majestueux. On est loin des séjours à la plage ou des simples randonnées en alpage. Tout un univers d’offre à nous. On fait le tour !

On commence par la mer ?

« Ultramarins » de Mariette Navarro

Ils commencent par là. Par la suspension. Ils mettent, pour la toute première fois, les deux pieds dans l’océan. Ils s’y glissent. A des milliers de kilomètres de toute plage.
A bord d’un cargo de marchandises qui traverse l’Atlantique, l’équipage décide un jour, d’un commun accord, de s’offrir une baignade en pleine mer, brèche clandestine dans le cours des choses. De cette baignade, à laquelle seule la commandante ne participe pas, naît un vertige qui contamine la suite du voyage. Le bateau n’est-il pas en train de prendre son indépendance ?
Ultramarins sacre l’irruption du mystère dans la routine et l’ivresse de la dérive.

« L’octopus et moi » d’Erin Hortle

C’est l’histoire d’une pieuvre qui cherche à rejoindre l’Océan pacifique pour y pondre ses oeufs. Mais pour y parvenir, elle doit traverser un bras de terre, quitter son élément, croiser une route. C’est l’histoire d’une femme qui a vécu de terribles épreuves et ne sait plus très bien qui elle est ni ce qui a de l’importance à ses yeux. Une nuit, leurs chemins se croisent et pour la femme, tout bascule. Au coeur des paysages rudes et magiques de Tasmanie, s’écrit alors une histoire de reconquête et de rencontres, de choix et d’idéaux.
Avec ce premier roman, Erin Hortle nous parle des échos de la vie sauvage sur notre vie humaine, dessinant avec énergie et malice le destin d’une femme qui trouve en regardant l’océan la réponse à ses questions et le chemin d’une vie nouvelle.

« Les gardiens du phare » d’Emma Stonex

Au cœur de l’hiver 1972, une barque brave la mer déchaînée pour rejoindre le phare du Maiden Rock, à plusieurs milles de la côte de Cornouailles. À son bord se trouve la relève tant attendue par les gardiens. Mais, quand elle accoste enfin, personne ne vient à leur rencontre. Le phare est vide. La porte d’entrée est verrouillée de l’intérieur, les deux horloges sont arrêtées à la même heure, la table est dressée pour un repas qui n’a jamais été servi et le registre météo décrit une tempête qui n’a pas eu lieu.
Arthur Black, le gardien-chef de la Maiden, Bill Walker son irréprochable second et Vince, le petit nouveau, se sont volatilisés.
Vingt ans plus tard, alors que la mer semble avoir englouti pour toujours leurs fantômes, les veuves des trois hommes, Helen, Jenny et Michelle, ne peuvent oublier cette tragédie. Au lieu d’être unies dans le deuil et le chagrin, elles ne cessent de se déchirer, accablées par le poids de silences, de rancœurs et de remords bien trop lourds pour enfin tourner la page.
Jusqu’au jour où un écrivain à succès les approche. Il veut entendre leurs versions de l’histoire et tenter de percer le mystère du Maiden Rock. Petit à petit, le vernis se craquelle, le sel de la mer envahit le présent, et les secrets profondément enfouis refont surface…

Entremêlant le récit des derniers jours d’Arthur, Bill et Vince et les voix des femmes qu’ils ont laissées derrière eux, Les Gardiens du phare est un roman psychologique à couper le souffle. Une inoubliable histoire d’obsession et de solitude, d’amitié et de chagrin, qui explore la façon dont nos peurs brouillent la frontière entre le réel et l’imaginaire.

« Les déferlantes » de Claudie Gallay

La Hague… Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu’il arrache les ailes des papillons. Sur ce bout du monde en pointe du Cotentin vit une poignée d’hommes.
C’est sur cette terre âpre que la narratrice est venue se réfugier depuis l’automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs.
La première fois qu’elle voit Lambert, c’est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d’un certain Michel.
D’autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l’ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent.
L’histoire de Lambert intrigue la narratrice et l’homme l’attire. En veut-il à la mer ou bien aux hommes ? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.

« Le ciel en sa faveur » d’Adeline Fleury

C’est une bourgade entre mer et champs, avec son église, ses fermes, ses habitants rugueux et taciturnes. Avec ses cauchemars aussi, car ce qu’on a fait au cheval des jumeaux Bellay, aucun animal n’en serait capable. Julia, vétérinaire, et Stéphane, maréchale-ferrante, ex-citadines fraîchement arrivées dans la région, en sont persuadées : seul un homme a pu commettre pareille atrocité.Au fil des jours, de nouvelles carcasses sont retrouvées, et les villageois entrent en émoi – le Varou, monstre de légende assoiffé de vengeance, est revenu ! Au même moment, d’étranges événements se produisent dans les sous-bois alentours, alors qu’un gosse bizarre, « l’enfant-fée » comme on l’appelle, rôde autour des dépouilles d’animaux.À travers l’enquête de deux femmes décidées à se reconstruire, Adeline Fleury nous conte une terre marécageuse balayée par les vents et les légendes ancestrales, et les secrets d’un village français. Un roman envoûtant, noir et vénéneux, où les grenouilles, parfois, tombent du ciel.

On continue par un bon bol d’air montagnard :

« Cent millions d’années et un jour » de Jean-Baptiste Andrea

En 1954, dans un village de montagne entre la France et l’Italie, Stan, un paléontologue bientôt à la retraite, convoque Umberto et Peter, deux autres scientifiques, auxquels il propose de le rejoindre pour réaliser le rêve qui l’obsède : retrouver le squelette d’un supposé dinosaure pris dans la glace.
Mais cette quête initiale se transforme au cours de l’ascension en une expérience inattendue.

« L’île haute » de Valentine Goby

Un enfant arrive en hiver dans une région de haute montagne. Parisien il découvre la neige pour la première fois. Un décor impensé, impensable se dresse devant lui, cerné de pics et de glaciers qui par instant se dessinent dans l’épaisseur du brouillard. Là-haut, la nature règne en maître au rythme des saisons, ces cycles immuables au cours desquels des hommes et des femmes, des gosses, aux vies modestes mais d’une humanité décuplée par le sens et la nécessité de leurs tâches, vont partager leur monde avec ce citadin, ébahi.

« Jours à Leontica » de Fabio Andina

Chaque matin, à une heure où le coq dort encore, le Felice quitte le village et part vers les sommets qui dominent le Val Blenio, personne ne sait vraiment où. Jusqu’au jour où le narrateur, arrivé de la ville, décide de lui emboîter le pas.
Voici le récit de ses journées passées en compagnie du vieil homme et des habitants du village, au contact d’une existence marquée par les mêmes habitudes immuables, les gestes simples et beaux de ceux qui ont construit une relation privilégiée avec la nature.
L’écriture de Fabio Andina, aussi sobre que sensible, instille dans Jours à Leontica le rythme lent et serein d’une existence passée au cœur de la montagne.

Ce moment a été également l’occasion de découvrir la collection « Versant intime » des Éditions Arthaud.

Voici les titres que j’ai noté :

Pour la partie mer : « Les gardiens du phare » et « Ultramarins ».

Pour la partie montagne « L’île haute » (étrangement, en lisant la 4eme de couv, à sa sortie, il ne me faisait pas envie. Mais, présenté par la libraire, la donne a changé et j’ai envie de me plonger dedans !) et « Cent millions d’années et un jour ».

Et vous, plutôt mer ou montagne ? Ou les deux ?

Un grand merci à la Librairie de Paris pour ces pauses méridiennes vraiment agréables.

Un moment intemporel permettant de se ressourcer avant le retour au bureau. A très vite pour de nouvelles aventures littéraires !

8 réflexions sur “« 13 h pile ! » à la Librairie de Paris : Mer et montagne

  1. Je termine « L’Ile haute ». Valentine Goby, que je découvre, écrit (presque trop) bien et quelle leçon d’humanité ! Superbe visite et aussi superbe photo de plage. A bientôt! Michel.

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