Fête du Livre de Saint-Étienne : jour 2 samedi 11 octobre 2025

Coucou la Book Team, je continue ma série d’articles sur la Fête du livre de Saint-Etienne. On décortique la journée du samedi ? C’est parti !

Le samedi, la Fête du Livre prend une toute autre allure. Les allées se remplissent, les stands s’animent, les files d’attente s’allongent devant certains auteurs très attendus. L’atmosphère est différente du vendredi : plus dense, plus bruyante aussi, mais pleine d’une énergie communicative. On sent que la ville vibre au rythme des mots.

Pour moi, cette deuxième journée est bien souvent placée sous le signe des conférences et cette année ne déroge pas à la règle.

Un bon café à la main pour attaquer la journée, en attendant l’ouverture des portes du salon, j’étais déjà dans l’ambiance.

Je me suis de suite positionnée dans la file d’attente pour Agnès Ledig : il faut dire que la marraine de cette année n’était présente que ce jour-là. Impossible de rater cette occasion de la rencontrer.

Avant d’aller à la rencontre des autres auteurs et conférences, je me suis arrêtée dans le hall de l’Hôtel de Ville pour découvrir l’exposition « Benjamin Lacombe présente : L’Encyclopédie du merveilleux ».

Cette collection dresse le portrait de créatures fantastiques, en miroir des êtres qui peuplent notre société : nous, les humains. Les illustrations, riches et envoûtantes, nous plongent dans un univers féérique et parfois inquiétant, où le merveilleux dialogue avec notre propre réalité. Une parenthèse enchantée avant de replonger dans l’effervescence du salon.

L’un des moments forts de ma matinée a été le Grand entretien avec Gilles Legardinier.

Ce format « Grand entretien » offre une heure entière pour entrer dans l’univers d’un auteur, mais aussi dans son parcours, sa vision, sa manière de faire résonner la littérature dans le monde.

Gilles Legardinier a cette capacité rare à mettre tout le monde à l’aise. Son humour, sa bienveillance et sa clarté de pensée ont illuminé la salle. Derrière son ton chaleureux, il y a toujours une réflexion profonde sur les relations humaines, sur la façon de raconter des histoires qui touchent les lecteurs.

Une heure qui est passée à toute vitesse, ponctuée de rires, d’anecdotes et de cette proximité qu’il sait créer avec son public. C’était comme retrouver une vieille connaissance qu’on n’avait pas vue depuis longtemps et qui nous accueille avec chaleur.

Ce fut une rencontre simple, vraie, sincère, exactement comme ses romans. Et dans cette salle, je crois que beaucoup sont repartis avec l’impression d’avoir partagé bien plus qu’un moment littéraire.

Après la conférence, je n’ai pas perdu une minute et me suis dirigée sous le chapiteau des dédicaces. L’ambiance y était aussi joyeuse qu’effervescente : des lecteurs impatients, des échanges chaleureux et cette énergie si particulière qu’on ne retrouve que dans les salons du livre.

Cécile Cabanac

Retrouvez ma chronique de « La petite ritournelle de l’horreur ».

J’ai ensuite fait un petit crochet par le stand des auteurs locaux, je voulais absolument féliciter Pierre Mazet, lauréat du prix Claude Fauriel et Lucien Neuwirth 2025. Rien que cela ! Un beau moment de partage et de reconnaissance pour la richesse de la scène littéraire locale.

Retrouvez ma chronique de « L’inconnu des barricades ».

Pierre Mazet

Maria Mischitelli

Après cette jolie parenthèse sous le chapiteau, j’ai filé manger rapidement chez ma fille, histoire de reprendre des forces pour la suite de cette journée bien remplie.

Autre moment fort de cette journée : le grand entretien avec Rachid Benzine. Pendant une heure, il nous a parlé de son œuvre et plus particulièrement de son roman « L’Homme qui lisait des livres ».

Avec douceur et humanité, il a raconté cette fable lumineuse autour d’un libraire en Palestine, à travers qui résonne toute l’histoire meurtrie d’un pays. Ce n’était pas seulement une rencontre littéraire, mais un véritable moment de réflexion sur le pouvoir des mots, sur leur capacité à réparer, relier et résister.

Ce moment a été d’une intensité calme. Pas de discours tonitruant, mais une parole posée, ancrée, qui résonne longtemps après.

J’ai quitté cette rencontre le cœur un peu plus ouvert, avec cette sensation que la littérature peut, réellement, faire dialoguer les mondes.

Retrouvez ma chronique de « L’homme qui lisait des livres ».

Ensuite, je suis retournée sous le chapiteau pour profiter encore un peu de cette belle effervescence littéraire. J’avais surtout une mission : vérifier si Vidya Narine était présente. Son roman « Orchidéiste » m’avait clairement fait de l’œil la veille et je n’avais pas oublié cette tentation livresque😄 …

Vidya Narine

Zoé Brisby

Mirion Malle

Durant le week end, nous avons régulièrement croisé des créatures étranges…La compagnie Abrac’Echass proposait deux spectacles déambulatoires créés spécialement pour la Fête du Livre.

J’ai ensuite pris le temps de flâner entre les tentes des bouquinistes, où régnait une ambiance conviviale et un parfum de papier ancien.

Direction ensuite « Mots en scène » avec Michel Bussi. Le spectacle se tenait à La Gayola, un bâtiment rond en bois, spécialement monté pour l’occasion. Un lieu chaleureux et intime, parfait pour accueillir ces moments entre littérature, émotions et partage.

Le spectacle s’est déroulé sur une vingtaine de minutes, avant de laisser place à un temps d’échanges avec l’auteur, la compagnie Ensemble Nomade et le public.

Ce roman de Michel Bussi nous plonge au Rwanda en 1994, et l’auteur y entrelace Histoire et fiction avec une maîtrise et une sensibilité remarquables. Le spectacle a parfaitement su mettre en valeur son œuvre, sans trop en dévoiler, laissant toute la place à l’émotion et à la réflexion.

J’ai été profondément touchée par la justesse du ton, la sobriété de la mise en scène et l’intensité du texte. Un moment à la fois fort, pudique et bouleversant, qui restera comme l’un des temps forts de cette édition de la Fête du Livre.

Retrouvez ma chronique de « Les ombres du monde ».

Après une journée bien remplie et riche en émotions, j’ai choisi de terminer la soirée dans un endroit que j’aime particulièrement : le bar à chats de Saint-Étienne, « La patte de velours ». Avec ma fille, nous nous y rendons souvent quand nous sommes en ville. L’ambiance y est toujours apaisante : les chats somnolent sur les fauteuils ou viennent discrètement quémander des caresses et le lieu respire la convivialité.

Ce soir-là, l’établissement avait organisé un blind test. Autant dire que les rires n’ont pas manqué ! Entre les titres de chansons retrouvés (ou pas), les échanges taquins entre équipes et les chats curieux qui se faufilaient entre les tables, nous avons passé un très bon moment. Notre équipe (que nous avions joliment baptisée « La Famille Addams ») s’est plutôt bien défendue (merci Sophie !). Nous avons terminé deuxième… ouf : l’honneur est sauf 😄.

Ce fut une parenthèse conviviale, une de celles qui prolongent la magie des journées de salon littéraire : des livres le jour, des fous rires le soir… et des chats en prime 🐾.

Je vous laisse le lien vers mon article consacré au vendredi.

Cette deuxième journée aura été une parenthèse littéraire intense et profondément humaine. De ces instants, je garde le souvenir d’une journée riche, vibrante et empreinte de passion pour les mots. A très vite pour la suite !

4 réflexions sur “Fête du Livre de Saint-Étienne : jour 2 samedi 11 octobre 2025

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