« Les filatures d’Irène Bouton : Tournage à Annecy » de Thomas MARTINETTI

Informations 

Résumé

Appelée en renfort sur le tournage d’une série à gros budget dans la région d’Annecy, Irène Bouton, costumière talentueuse, pensait n’y rester que quelques jours. Mais lorsqu’un fournisseur local est retrouvé mort dans son échoppe, les soupçons se portent sur elle.
Déterminée à prouver son innocence, elle va consacrer toute son énergie et sa perspicacité à mener l’enquête dans ce village de montagne qui, derrière ses façades de carte postale, dissimule rancœurs, rivalités et secrets inavouables.
Irène comprend vite à quel point son métier et son expérience des tournages l’ont préparée à devenir une redoutable détective… Sans oublier sa trousse de couture qui fait d’elle un McGyver au féminin !
Indices emmêlés, alibis cousus de fil blanc, suspects qu’elle n’hésite pas à froisser, Irène va en voir de toutes les couleurs pour détricoter le crime !

Mon avis

Avec « Les filatures d’Irène Bouton : Tournage à Annecy », Thomas Martinetti signe un premier tome particulièrement agréable à lire, mais aussi son premier roman publié chez L’Archipel. Un cap important pour cet auteur que j’avais déjà eu l’occasion de lire auparavant, mais aussi de rencontrer, et dont j’apprécie la plume et la gentillesse.

Reçu en service presse et lu dans le cadre d’une lecture commune avec mon amie booksta, Rachel, @melle_cup_of_tea, ce cosy mystery m’a immédiatement séduite par son originalité. Ici, pas de commissariat poussiéreux ni de détective privé classique : l’enquête nous plonge dans les coulisses d’un tournage de série télévisée, aux côtés d’une héroïne costumière aussi attachante qu’ingénieuse.

Une héroïne originale et terriblement attachante

Dès les premières pages, j’ai beaucoup aimé Irène Bouton. Elle est costumière et est appelée en urgence sur le tournage d’une série à gros budget près d’Annecy. Elle se retrouve rapidement au cœur d’une affaire de meurtre lorsque l’un des artisans locaux est retrouvé mort.

Très vite suspectée, Irène décide de mener sa propre enquête pour prouver son innocence.

Ce qui fait tout le charme du roman, c’est justement ce personnage principal qui sort des sentiers battus. Irène n’est ni policière, ni détective professionnelle. Pourtant, son métier lui a appris à observer les détails, analyser les comportements, improviser dans l’urgence et résoudre des problèmes avec les moyens du bord.

Son regard sur les gens est d’ailleurs l’un des aspects que j’ai préféré dans le roman. Habituée à travailler dans le détail et à observer chaque costume sous toutes ses coutures, Irène analyse presque instinctivement les personnes qu’elle rencontre. Elle scanne littéralement leurs vêtements, leurs accessoires, leur manière de se présenter ou encore les incohérences dans leur apparence, pour se faire une idée très précise de leur personnalité. Et le plus intéressant, c’est qu’elle fait mouche à chaque fois ! Cette capacité d’observation apporte une vraie originalité à l’enquête et renforce encore davantage la crédibilité du personnage dans son rôle d’enquêtrice improvisée.

J’ai aussi apprécié son humanité, son naturel et sa ténacité. On s’attache facilement à elle et l’on prend plaisir à suivre son raisonnement tout au long de l’enquête.

Les coulisses d’un tournage : un décor passionnant et original

C’est clairement l’un des grands points forts du roman.

Je n’avais encore jamais lu de polar ou de cosy mystery se déroulant dans les coulisses d’un tournage de série télévisée, et j’ai trouvé cela vraiment passionnant. Toute la partie autour du métier de costumière apporte une vraie identité au récit.

On découvre les contraintes des tournages, l’ambiance sur les plateaux, les tensions, les imprévus, les relations entre les différents corps de métier… Tout cela sonne juste et vivant. Ce réalisme fonctionne d’autant mieux que Thomas Martinetti est lui-même scénariste. On sent qu’il s’appuie sur son expérience du milieu audiovisuel pour construire cet univers avec crédibilité. Cette immersion dans l’envers du décor rend le roman particulièrement prenant et original.

Cette immersion m’a également touchée, puisque ma belle-mère était couturière. Retrouver cet univers du tissu, des retouches, du travail minutieux et du savoir-faire artisanal a ajouté une dimension encore plus personnelle à ma lecture.

Annecy et son atmosphère de carte postale

Le cadre du roman participe énormément au plaisir de lecture.

Entre lac, montagnes et petit village aux apparences paisibles, Annecy et ses environs offrent un décor parfait pour ce type d’intrigue. Derrière cette ambiance presque idyllique se cachent pourtant rivalités, rancœurs et secrets bien enfouis.

Les descriptions donnent envie de découvrir la région et renforcent l’atmosphère cosy du récit. On imagine très facilement les ruelles, les ateliers, les paysages montagneux et cette ambiance de village où tout le monde semble se connaître… sans forcément tout se dire.

Et entre vous et moi, j’aimerai trop goûter le biscantin, le cidre local à base de pommes et de poires !

Une enquête fluide et pleine de rebondissements

L’enquête est agréable à suivre du début à la fin. Le roman se lit très facilement grâce à une écriture fluide et dynamique.

Les indices sont bien disséminés, les suspects nombreux et les rebondissements suffisamment présents pour maintenir l’intérêt du lecteur. J’ai aimé essayer de démêler le vrai du faux aux côtés d’Irène. Bon, ben, autant vous le dire de suite, j’ai fait chou blanc !

J’ai également beaucoup apprécié l’humour présent tout au long du roman, ainsi que les nombreux jeux de mots liés à l’univers de la couture et du textile. Cela apporte une vraie légèreté au récit. C’est d’ailleurs ce qui m’a le plus surprise par rapport aux précédents romans de Thomas Martinetti, que j’avais trouvés bien plus sombres dans leurs thématiques et leur atmosphère. Ici, l’auteur explore quelque chose de plus chaleureux et divertissant, sans pour autant délaisser le suspense.

Le ton reste léger tout en conservant une vraie intrigue policière. C’est exactement le type de lecture que j’apprécie lorsque j’ai envie d’un polar accessible, divertissant et intelligent.

J’ai simplement trouvé que la résolution finale arrivait un peu rapidement. Après une enquête bien construite et prenante, j’aurais aimé que le dénouement prenne un peu plus son temps afin d’exploiter davantage les dernières révélations.

Cela ne gâche toutefois pas le plaisir global de lecture.

Mon ressenti de lecture

Ce premier tome est une très belle surprise. Original, immersif et porté par une héroïne attachante, « Les filatures d’Irène Bouton : Tournage à Annecy » réussit à mêler cosy mystery, coulisses du monde audiovisuel et ambiance montagnarde avec beaucoup d’efficacité.

J’ai particulièrement aimé découvrir l’envers du décor d’un tournage à travers le regard d’une costumière, un métier rarement mis en avant en littérature. L’univers du textile et de la couture apporte une vraie personnalité au récit et donne à Irène une identité forte parmi les héroïnes de cosy mystery.

Malgré une fin un peu rapide à mon goût, j’ai passé un excellent moment de lecture et je serai curieuse de retrouver Irène Bouton dans une prochaine enquête. J’attends le tome 2 ! Et j’espère y retrouver Davide😉 !

Si vous aimez les cosy mystery, les héroïnes atypiques, les intrigues dépaysantes et les coulisses du cinéma et des séries télévisées, ce roman pourrait bien vous séduire !

Pourquoi lire « Les filatures d’Irène Bouton : Tournage à Annecy ? »

  • Pour son héroïne originale et attachante
  • Pour découvrir les coulisses d’un tournage de série télé
  • Pour l’ambiance entre lac et montagnes à Annecy
  • Pour son mélange réussi entre cosy mystery et immersion professionnelle
  • Pour une enquête fluide, accessible et divertissante

Un grand merci aux Editions L’Archipel et à Thomas pour cette lecture. Et merci Rachel pour la lecture commune ! A refaire ! Vous pouvez retrouver son retour lecture sur son blog.

En bref…

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