Interview de Simon VALMYCHE

Présentation de l’auteur :

Je  m’appelle  Michel  Collay,  alias  Simon Valmyche. Je suis un  auteur   littéraire   régional,   spécialisé   dans  le  roman policier.

        J’ai  62  ans,  je suis retraité de « La Poste »,  né  à  Saint-Étienne. J’habite depuis 1989 la commune de Saint-Marcellin-en-Forez.

        Le  projet  d’écrire des romans policiers est né il y a quelques années par la création  d’un  scénario  de  base.  Ensuite,  une longue cessation d’activité  a  permis  de mettre en chantier l’écriture du premier ouvrage.

        Mon premier roman  a été achevé  en  septembre  2011 et proposé à un éditeur de la région qui l’a accepté.

        J’aime beaucoup décrire les lieux, les personnages et les mettre en   scène   dans   une   enquête   très  fouillée  aux  pistes  et aux rebondissements multiples.

        Je  laisse  aussi  la  place  au  côté  « thriller »,  avec  des  scènes d’actions musclées ou angoissantes.

        Et sans oublier l’humour !

        J’utilise beaucoup les dialogues pour donner de la vivacité à l’histoire.

     Les  scénarios de mes romans se  déroulent  principalement  dans notre région, mais aussi à travers le monde entier.

Voilà, j’espère vous avoir dit le principal.

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Bibliographie :

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A paraître fin 2017 : « Rapt » (titre provisoire, en cours d’écriture) : Une fillette de cinq ans est kidnappée à Saint-Étienne dans un jardin botanique. Le roman débute fin novembre 1982 lors de la célèbre chute de neige qui paralysa la région.

Une enquête qui va de surprise en surprise et dont les répercussions s’étendent jusqu’à aujourd’hui.

Le roman renouvelle un grand classique du roman policier :

L’énigme en chambre close.

 

Tout d’abord, merci Simon d’avoir accepté mon invitation.

Comment est venue cette passion d’écrire ?

L’envie d’écrire est assez ancienne, elle date d’une vingtaine d’années, j’avais en moi l’envie de raconter des histoires (je faisais des ébauches de scénarios). Pour mettre le pied à l’étrier, j’ai dû attendre d’être libéré de mon travail (retraite). Mon bon niveau scolaire en la matière n’a pas suffi et une remise à niveau en français fut nécessaire. L’évolution depuis mon premier roman est très nette et mes lecteurs en attestent. Mon imagination, que l’on juge débordante, a tout naturellement guidé l’auteur que je suis vers la fiction.

Pourquoi avoir choisi des policiers ?

Depuis ma plus tendre enfance, les romans policiers occupent presque exclusivement mes lectures. J’ai débuté très jeune avec des romans de série noire, des Maurice Leblanc, des Gaston Leroux ou des Agatha Christie. C’est en fait une passion totale vouée à ce genre littéraire.

Quels sont vos auteurs favoris qui vous ont inspiré ?

Michel Bussi (surtout), Franck Thilliez, mais aussi tout un pan de la série noire des années 70 avec des auteurs bien moins connus et des gens mélangeant la folie, le rêve et le fantastique comme BR Bruss.

Vous êtes également l’auteur d’un recueil de nouvelles. Le schéma d’écriture a-t-il été différent ?

Oui. L’exercice de la nouvelle est très particulier, il faut soigner la chute. Dans un sens, c’est plus court, ça demande moins de travail et le lien entre l’histoire et les personnages ne se joue pas sur 300 ou 400 pages. D’un autre côté, il faut y apporter un soin tout particulier.

Vous publiez environ un livre par an. Est-ce un délai facile à tenir ?

Non, au contraire, c’est une éternelle remise en question. Je diviserais en trois parts le travail : écriture (d’après le scénario pré-établi), les relectures et corrections (je donne à l’éditeur un fichier prêt à être traité techniquement), les recherches (géographiques, historiques etc.)

Rares sont les jours où l’on ne met pas le nez dans l’ouvrage en cours.

Retravaillez-vous plusieurs fois un projet d’écriture avant de le soumettre à votre éditeur ?

Oui, et c’est un travail long et fastidieux.

― Nombreuses relectures, éliminations des fautes d’orthographe, de grammaire, de syntaxe, de ponctuation, de typographie.

― Cohésion de l’histoire, élimination des anomalies et des incohérences (risque élevé dans un roman policier).

― Affinage terminal avec un logiciel de correction pointu.

Avez-vous un rituel d’écriture ?

J’écris en général le matin et parfois en fin d’après-midi. La nuit, je prends des notes ! Les relectures interviennent tous les dix chapitres, cela permet la détection d’oublis et d’erreurs. Je tiens à jour un chapitrage, des fiches « personnages » et un agenda des événements.

Utilisez-vous des personnages réels dans vos romans ?

C’est arrivé et là, attention à ne pas trahir le personnage ! J’utilise en général l’histoire et la géographie comme cadre de travail. Le roman s’intègre dans une période donnée et l’action avance avec les événements réels. J’adore me servir de périodes historiques riches (2e guerre mondiale, révolution française ou encore catastrophes météorologiques).

Parlez-nous de votre dernière publication « Gangrène ».  

Comme souvent chez moi, c’est un assassinat banal (j’ose le terme) qui débouchera sur une terrible machination (j’adore les machinations, les personnages troubles). J’y traite de problèmes économiques et politiques graves (extraction du coltan en Afrique). Je fais aussi voyager le lecteur (Auvergne, Côte d’Azur, Ukraine). J’aime les scènes chocs (fusillade sur autoroute, Airbus A330 en perdition, révolution africaine contre une dictature). On peut parler de mélange explosif et d’imbroglio international qu’auront à résoudre les enquêteurs.

Si vous pouviez vous réincarner en l’un de vos personnages, ça serait dans lequel et pourquoi ?

Probablement en technicien de police scientifique. La recherche criminelle me passionne et c’est à peu près mon seul centre d’intérêt télévisuel. Quel satisfaction d’aider à coincer un assassin !

Votre recette de cuisine pour écrire ?

D’abord, il faut créer un scénario d’après une idée originale (éviter le déjà vu) et dont la teneur est assez étoffée pour en faire un roman. Si on compare avec une maison, pour que l’histoire tienne debout, le scénario représente les murs, le toit et les ouvertures. Une enquête est une toile tissée avec précision contrairement à un roman d’aventures. Les chapitres déjà écrits impactent la suite de l’histoire par l’intermédiaire des faits et des pistes à suivre.

Le mot de la fin est pour vous.

Je dirai simplement qu’en tant qu’écrivain régional, c’est la passion qui me guide. Rien ne me fait plus plaisir qu’un lecteur qui prend la peine de vous écrire ou de vous téléphoner pour se répandre en commentaires élogieux. C’est, pour ainsi dire, une drogue à accoutumance, celle qui pousse à écrire le roman suivant. J’en suis au 7e en cours et jamais je n’aurai cru cela possible.

affiche

affiche 2017

Simon Valmyche sera présent en dédicace au salon du livre de Boen (entre Roanne et St Etienne) les 13 et 14 mai 2017.

 

 

 

Une réflexion sur “Interview de Simon VALMYCHE

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