« Dans les bras de Verdun » de Nick DYBEK

Informations :fleurs de cerisier

Titre : dans les bras de Verdun

Auteur : Nick Dybek

Editeur : Presses de la Cité

Nombre de pages :  336 pages

Format  et prix : broché 21 € / numérique  14.99 €

Date de publication : 6 septembre 2018

Genre : littérature générale

Résumé :

Mon avis :

Le sujet de la Première Guerre Mondiale m’a toujours intéressé. Originaire de Moselle, j’ai eu la chance de faire un voyage scolaire à Verdun en fin de troisième (ça date, oui je sais….mais je m’en souviens encore, c’est peu dire !). J’en garde un souvenir poignant. Je me rappelle avoir été choquée et perturbée par ces villages totalement détruits, et l’alignement des tombes à l’Ossuaire. J’ai donc été tout de suite tentée par ce livre. Et je ne regrette pas mon choix !

Ce livre est une réflexion sur l’amour. Fouiller le passé est-il judicieux, lorsque la quête de Sarah afin de retrouver son mari disparu l’empêche de vivre pleinement un nouvel amour avec Tom. Quelles sont les conséquences sur notre destin quand on passe à côté du présent et du bonheur réel pour une chimère ? Sarah va faire son apprentissage de l’amour, de la vie, de l’espoir, ou du désespoir, l’amour, qu’il soit passé ou présent, peut-il être dangereux ?

Les époques et les lieux se croisent et s’entremêlent. On voyage avec Sarah et Tom entre Verdun, Paris, l’Italie et les Etats-Unis.

Mais ce livre est également un formidable témoignage et une immersion dans le conflit de 14-18 que le lecteur vit de l’intérieur. Les références sont nombreuses et détaillées, le travail de recherche et de documentation fait par l’auteur est phénoménal. Les tranchées, les attaques au gaz, les médecins, la tente des mourants, les évacuations. Le passage montrant comment Mgr Gaillard vérifiant si les mourants étaient encore vivants m’a épatée : il pose sa main sur le nez de la personne. Si le nez est froid, le blessé est déclaré mort. Moi qui ai toujours le nez froid, inutile de vous dire qu’à cette époque, j’aurais été déclarée morte tous les jours !

Les récits au cœur de la citadelle de Vauban, avec ses souterrains, son labyrinthe tortueux, un abri relatif, m’ont passionnés. On entend presque le petit train qui transporte la farine ou les munitions, le grésillement des gramophones, on devine dans la pénombre les soldats aux yeux vides et aux uniformes souillés.

Et l’après-guerre, avec le journal parisien où les familles des disparus font publier des petites annonces en dernier recours, une tentative désespérée de retrouver un proche. L’avènement des chemises noires et du fascisme en Italie. Tout est authentique, détaillé, anecdotique. On apprend une foule de choses intéressantes que l’on ne trouve pas dans les livres d’histoire. Le lecteur est dans l’Histoire.

Et cet amnésique, qui est-il ? Nos protagonistes vont-ils dévoiler la vérité, ou bien les secrets resteront jalousement gardés ?

C’est instructif, passionnant, émouvant, un livre qui se dévore sans compter, et quand on lève les yeux, on se dit qu’on a de la chance d’être dans un pays libre, de voir du ciel bleu, et de connaître l’amour.

Je remercie les Editions Presses de la Cité et NeGalley pour cette lecture.

#danslesbrasdeverdun

#NetGalleyFrance

 

 

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