« Succion » d’Yrsa SIGURDARDOTTIR

Informations :

Titre : succion

Auteur : Yrsa Sigurdardottir

Editeur : Actes Sud

Nombre de pages : 408 pages

Format  et prix : broché  23 € / numérique  16.99 €

Date de publication : 1er mai 2019

Genre : thriller

Résumé :

Douze ans après le viol et le meurtre d’une jeune fille à Hafnarfjördur, une capsule témoin est déterrée à Reykjavik. Elle contient entre autres un message anonyme qui liste les initiales de personnes destinées à être tuées. Peu de temps après, deux mains coupées sont retrouvées dans un jacuzzi en centre-ville.
Après l’inimitable ADN, le deuxième volet mettant en scène l’inspecteur Huldar et la psychologue pour enfants Freyja est, si possible, plus addictif encore. Pour Yrsa Sigurðardóttir, rien n’est impensable. Et personne n’est à l’abri. La reine du polar islandais fait une nouvelle fois preuve d’une imprévisibilité déconcertante.

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Mon avis :

J’ai croisé Yrsa aux Quais du Polar 2019, et voilà l’occasion parfaite pour découvrir cette auteure islandaise, même si j’appréhendais un peu, n’étant pas hyper fan de la littérature nordique. « Succion » est la suite d »ADN », sorti l’an dernier. On y retrouve Huldar et Freyjan. Je n’ai pas lu le premier, cela ne gêne en rien la lecture de « Succion », puisque l’enquête n’a rien à voir. C’est simplement par rapport aux personnages qu’il peut être judicieux de lire les deux romans dans l’ordre.

Le prologue se passe en 2004, et nous voilà harponné en bonne et due forme. La petite Vaka, 8 ans, disparait à la sortie de l’école. Toute l’enquête se déroule ensuite en 2016 et va tourner autour de ce drame et de ses victimes collatérales.

Les personnages sont charismatiques. Huldar, l’enquêteur, s’est fait rétrogradé suite au fiasco de sa dernière enquête (cf. ADN – c’est là que j’ai regretté de ne pas l’avoir lu). Il marche un peu sur des œufs depuis cet évènement, et malgré son caractère fort, il cache beaucoup de sensibilité. Même si son côté « je cumule la gueule de bois » m’a agacé, je me suis attachée à lui. Freyja va l’aider dans son enquête. Pour elle aussi, ce n’est pas simple, puisqu’elle a fait partie de l’aventure ADN et qu’elle y a laissé de nombreuses plumes, à commencer par son poste de directrice de la maison des enfants, pour redevenir simple psychologue. Ils sont authentiques et l’accent est mis sur leurs vies privées, leurs failles et leurs émotions, contribuant à les rendre bien réels.

Guolague, dit « Gulli », jeune collègue d’Huldar fraîchement débarqué m’a fait rire à de multiples reprises. Pas évident de faire ses classes avec une affaire criminelle pareille, et de surcroit, avec Huldar, le pauvre.

Je me suis fait une note avec les personnages au fur et à mesure de leur apparition. Je n’ai pas l’habitude avec les prénoms islandais, et j’avoue que cela m’a facilité la tâche.

La structure narrative est linéaire, l’organisation de l’intrigue simple et d’une efficacité redoutable, rendant la lecture hyper agréable. Le lecteur suit la progression de l’enquête, mène ses propres déductions en compagnie des policiers. Les scènes de crimes sont outrageusement terrifiantes, pourtant, seul l’essentiel est dit, tout est dans la suggestion. Et cela fait encore plus mal je trouve. Le lecteur est tourneboulé avec juste une ou deux phrases suggérant l’ignominie. C’est diabolique !

La tension augmente crescendo du début à la fin, sans temps mort. J’ai trouvé le rythme calme, apaisant, c’est bien la première fois que je lis un thriller sans être agrippée aux pages ! Finalement, la littérature nordique, ça a du bon ! Le contexte est sombre, on découvre l’Islande, son mode de vie, ainsi que son climat rude. Ce n’est pas moi qui vivrais là-bas !

La fin, quant à elle, que dire ? J’ai eu des doutes à plusieurs reprises au cours de la lecture sur le meurtrier potentiel, j’ai fait fausse route, j’ai cherché, déduit, mais il est vrai que les derniers twists m’ont scotchés. Une fin comme je les aime ! Bien amenée, avec des explications claires et réalistes.

Une lecture où le plaisir était au rendez-vous de la première à la dernière page, je ne peux que vous le conseiller.

Je remercie BePolar et les Editions Actes Sud pour cette lecture.

#BePolar #ActesNoirs #ActesSud

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