« Okuribi – Renvoyer les morts » de Hiroki TAKAHASHI

Informations :

Titre : Okuribi renvoyer les morts

Auteur : Hiroki Takahashi

Éditeur : Belfond

Nombre de pages : 128 pages

Format  et prix : broché 20 € / numérique 11.99 €

Date de publication :1er octobre 2020

Genre : littérature asiatique

Résumé :

Au début, Ayumu a cru à des jeux innocents. Des moqueries, des mises au défi, des vols de babioles dans les magasins. D’autant que, pour lui, l’étranger venu de la grande ville, c’était un bon moyen de s’intégrer parmi ses nouveaux camarades dans ce petit lycée de province.
Et puis Ayumu a commencé à remarquer. Les humiliations, les punitions, les coups, tous dirigés vers le doux Minoru.
Alors Ayumu s’est interrogé : que faire ? Intervenir ? Fermer les yeux ? Risquer de se mettre les autres à dos ? Ne rien faire ?
Et l’Okuribi est arrivé, la fête des Morts. Et tout a basculé…

Mon avis :

Je suis sortie de ma zone de confort avec cette lecture, n’ayant pas du tout l’habitude de la littérature japonaise. Et la surprise fût agréable !

Tout d’abord, petite explication au niveau du titre : « Okuribi » au Japon est la fête des Morts et a lieu en août.

Ayumu est un adolescent contraint de déménager souvent à cause des nombreuses mutations imposées par le travail de son père. Il arrive dans la ville de Hirakawa. Il va prendre ses marques dans cette petite ville qui lui change de Tokyo, dans son nouveau collège, tisser de nouveaux liens avec ses camarades de classe. Il s’intègre au clan d’Akira. Ce dernier est assez belliqueux et mauvais, et Ayumu va prendre part un peu malgré lui a des jeux assez cruels où Minoru est la cible parfaite : timide et en surpoids, le jeune garçon subit les brimades des garçons de sa classe.

Ce roman est un voyage dans le Japon actuel, mais aussi une longue descente aux enfers du harcèlement scolaire. L’immersion dans la culture japonaise est passionnante et fascinante, alternant entre traditions ancestrales et modernité. Cette partie du récit est assez poétique, et cela apaise le lecteur, malmené par cette thématique de harcèlement scolaire, qui est terrifiante.

Les chapitres sont assez longs, le roman n’en contient que quatre pour à peine plus de 100 pages. La construction linéaire et à la troisième personne inclut le lecteur en tant que spectateur, au même titre que Ayumu. L’émotion s’empare du lecteur crescendo, je n’ai pas vu le temps passer, tellement j’étais prise dans l’histoire.

Le personnage d’Ayumu m’a plongée dans beaucoup de perplexité, je dois bien l’avouer. Il savait que ces jeux étaient mal, il avait conscience que cette violence impactait Minoru, pourtant, il a suivi le mouvement, de loin, certes, mais il n’a jamais rien fait de concret pour aider le jeune homme.

La couverture est magnifique, en rapport avec la fête d’Okuribi, où l’on peut voir les lanternes en papier flotter sur le fleuve.

La plume de l’auteur est simple, agréable, je l’ai trouvée concise mais réussissant malgré tout à retranscrire parfaitement les émotions.

Petit bémol sur la fin qui m’a laissée un peu dans l’expectative et a été source de beaucoup de questionnement, pour ma part.

Une lecture courte mais intense en terme de ressenti et d’émotions, que je ne peux que vous conseiller.

Je remercie les Éditions Belfond et la Masse Critique de Babélio pour cette lecture.

#Okuribirenvoyerlesmorts    #HirokiTakahashi   #Belfond

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En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : attirée par la couverture, et le fait que ce soit de la littérature japonaise, que j’avais envie de découvrir depuis un moment, ma fille aimant beaucoup l’Asie et me parlant souvent de ses lectures, j’avais envie de m’y plonger à mon tour.

Auteur connu : « Okuribi » est le 1er roman d’Hiroki,  et il a obtenu le prix Akutagawa en 2018, le prix littéraire japonais le plus prestigieux.

Émotions ressenties lors de la lecture : de l’empathie et beaucoup de compassion pour les personnages, pas mal de dégoût face à certains comportements, de la tristesse aussi.

Ce que j’ai moins aimé : peut être la fin, mais cela reste du détail.

Les plus : le contraste entre cette violence entre jeunes et la douceur de la nature et de la culture japonaise, la plume, le sujet du harcèlement scolaire.

3 réflexions sur “« Okuribi – Renvoyer les morts » de Hiroki TAKAHASHI

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