« Univert – Remous » de Stéphanie RICHARD

Informations :

Titre : univert – remous

Auteur : Stéphanie Richard / Illustrations David Allart

Éditeur : Éditions du Pourquoi pas ?

Nombre de pages : 32 pages

Format  et prix : broché 6.50 €

Date de publication : 5 octobre 2020

Genre : album jeunesse / dès 6 ans

Résumé :

2 récits philosophiques pour interroger sa propre perception du monde.

Uni vert : Ce jour–là, tout semblait normal, sauf que… La pluie qui gratouillait les murs était verte, les troncs d’arbres vert perroquet, les boîtes aux lettres vert amande… On tentait de s’habituer. Les chercheurs cherchaient, les hommes politiques politisaient. Bref, ça n’avançait pas beaucoup…

Remous : Au commencement, ce fut presque imperceptible, mais cependant je sentis que quelque chose d’étrange était en marche… l’anse de ma tasse s’était affaissée… sous mes pieds, le sol s’endormait et je le sentais s’assoupir… Le monde devenait mou… Et je m’enfonçais lentement…

Mon avis :

Deux récits philosophiques, que l’on découvre ludiquement puisqu’il faut tourner le livre à mi-parcours. Deux couleurs, le vert et le rose. Deux thèmes, la vie en couleur et la vie en substance. A la fin de chaque histoire, une question pour l’enfant « Et toi, qu’en penses-tu ? ».

Dans « Univert », le monde tel que nous le connaissons actuellement se transforme et les couleurs disparaissent pour laisser place au vert. La couleur, notion subjective ou objective ? Nécessaire ou non à notre survie ? Si le monde était unicolore, comment serait notre vie ? Et n’oublions pas que la couleur fait partie intégrante de notre vie comme un baromètre de notre état mental et physique. Sans couleur la vie serait bien fade.

« Les enfants pleuraient de grosses gouttes menthe au lait qui coulaient sur leurs joues émeraude »

Dans « Remous », le monde perd sa consistance, devenant mou comme un chamallow, un lit de coton dans lequel on s’enfonce. Que serait le monde sans aucune consistance ? Toutes les choses qui nous entourent sont-elles vraiment nécessaires ? L’idée étant de se recentrer sur l’essentiel. Le « vital ». Nous avons listé avec Maëlys les choses dont nous avions vraiment besoin pour vivre. Notre monde idéal ressemblerait un peu (beaucoup) à un endroit calme, dans la nature, entouré des gens que l’on aime. Et pourquoi pas s’installer dans un arbre, comme suggéré dans l’histoire ?

« Jour après jour, le monde dégoulinait. »

Les illustrations sont magnifiques, épurées, simples et colorées. Elles retranscrivent à la perfection les émotions que l’on peut ressentir avec la lecture. Ce récit s’aborde de plusieurs manières, et c’est cela qui est intéressant. En fonction de l’âge du lecteur, la vision et la compréhension s’avèrent différentes.

L’avis de Maëlys :

Une lecture plutôt ludique, ça se lit hyper vite. C’est plutôt réservé aux plus jeunes, mais je suis contente de l’avoir lu, car nous avons discuté avec Maman du vrai « contenu » de ce livre, à savoir la vie et notre perception de celle-ci.

Je me suis imaginée vivre dans un monde où il n’y aurait qu’une seule couleur, d’ailleurs dans ce monde à moi, ça serait le jaune qui prédominerait ! Le vert, beurk ! En y réfléchissant, je suis arrivée à cette conclusion : le monde est beau tout coloré, c’est indéniable ! Cela met de la joie, de la vie quoi !!

Concernant « Remous », avec Maman on s’est imaginé le monde parfait, sans toutes ces choses futiles et bien souvent inutiles qui nous encombrent la maison et l’esprit. L’essentiel, c’est pas grand chose finalement. Beaucoup d’amour, un toit sur la tête, peu importe qu’il soit en paille ou en tuiles. Dans notre société où posséder toujours plus est devenu la norme, on en oublie les vraies valeurs de la vie.

Une lecture que j’ai bien aimé, une pause dans nos vies surbookées, une belle parenthèse.

Nous remercions les Éditions du Pourquoi Pas ? et la Masse critique de Babélio pour cette lecture.

#UnivertRemous  #StephanieRichard  #DavidAllart  #EditionsDuPourquoiPas #Babelio

Doc1

En bref :

Ce qui nous a poussé à ouvrir ce livre : la couverture m’a tapé dans l’œil dès la première seconde. Et le jeu de mots du titre a attisé ma curiosité.

Auteur connu : pas du tout. Stéphanie a pourtant une dizaine de livres à son actif. Quant à David, il est graphiste et très doué !

Émotions ressenties lors de la lecture : une prise de conscience, en quelques phrases, l’auteure nous ouvre un univers, une perspective différente.

Ce que nous avons moins aimé : RAS

Les plus : les illustrations, les deux textes, les jeux de mots, la réflexion qui en découle.

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