Informations :
Titre : chasse à mort
Auteur : Dean Koontz
Éditeur : Archipoche
Nombre de pages : 500 pages
Format et prix : poche 8.95 €
Date de publication : 2 septembre 2021
Genre : thriller
Résumé :
Deux chiens s’échappent d’un laboratoire scientifique spécialisé dans les manipulations génétiques. Le premier, Einstein, un golden retriever sensible et intelligent, est recueilli par Travis Cornel, un ancien membre de la Delta Force. L’autre, un tueur aussi sauvage que sanguinaire recherché par les services secrets, n’a qu’une obsession, retrouver Einstein.
Mon avis :
« Chasse à mort » est sorti initialement en 1988, et Archipoche vient tout juste de le ré-éditer. L’occasion de (re)découvrir cet auteur.
J’avoue que je ne suis pas chien du tout. Mon premier réflexe a donc été d’aller voir sur le net la bouille d’un golden retriever (sortie du basset et du caniche, le reste pour moi est bien flou…). Une fois ceci fait, j’ai attaqué ce joli petit pavé où le thriller et le fantastique y sont parfaitement dosés.
Travis croise un gentil toutou apeuré lors d’une balade en pleine nature. Fait troublant, Travis ressent lui aussi ce « quelque chose » qui terrorise le chien. Ils sont suivis, nul doute. Par qui ? Par quoi ? Pas rassuré, il décide de prendre ses cliques et ses claques et de rentrer chez lui, en embarquant le chien. Il va vite se rendre compte que ce chien, Einstein, n’est pas comme ses congénères, il est aussi intelligent qu’un humain. Échappé d’un laboratoire, Einstein est recherché par une créature créée par les hommes, « L’Autre ». Ce dernier m’a fait frémir. J’ai eu du mal à me le représenter, car sa description tarde à venir. Inutile de vous dire que mon imagination a carburé ! Et lorsque j’en ai appris un peu plus sur lui, mon cœur s’est serré. J’ai ressenti énormément de pitié pour lui. Je regrette par contre que cette partie-là n’ait pas été plus développée.
Les deux « bestioles » représentent le Bien et le Mal, L’Autre déteste Einstein, nous découvrirons pourquoi, et il n’a qu’un seul but : le retrouver et le tuer. Une course poursuite va se mettre en place où il n’y aura qu’un seul vainqueur. La tension est grandissante, le rythme élevé et malgré le pavé, il est quasi impossible de poser ce bouquin ! Par contre, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, il est vrai que les premiers chapitres plantent le décor et le lecteur fait connaissance de plusieurs personnages qui n’ont rien en commun au premier abord. Tout est un peu flou, mais au fil des chapitres, ça se met en place et le meilleur arrive !
Niveau personnages, je me suis attachée au Golden retriever. Et comme je l’ai dit plus haut, à L’Autre. Dean réussit un coup de génie à faire ressentir des sentiments positifs pour un personnage méchant, en l’humanisant à l’extrême, finalement. Travis, ancien militaire au fond du trou, va reprendre goût à la vie grâce à sa rencontre avec Einstein. Nora, quant à elle, m’a énervée au début, pauvre petite chose incapable de se défendre ou de sortir de chez elle. Par la force des choses, elle va se secouer (ce que j’ai tenté de faire aussi de mon côté aussi !) et prendre de l’épaisseur, ouf ! Parce que 500 pages à supporter la Nora du début, ça aurait été compliqué.
Je me suis amusée avec toutes les astuces mises en place par Travis et Nora pour communiquer avec Einstein. Améliorant à chaque fois leur méthode, pour arriver à quelque chose d’incroyable.
La plume de Dean est limpide, dense, maîtrisée. Les passages concernant les manipulations génétiques auraient pu mal vieillir, mais plus de trente ans plus tard, cela tient la route. On garde juste en tête que tout ce qui est décrit a déjà été fait ou est sur le point de l’être. La réalité a rejoint la fiction de Dean. Bluffant !
« Chasse à mort », c’est un condensé de suspense, d’action, de romance (à dose homéopathique, je vous rassure), de fantastique et d’humour. J’ai aimé les réparties entre Einstein et Travis. Il y avait bien besoin de ces touches d’humour pour faire baisser la pression. La solitude et le désespoir sont les thèmes principaux de ce roman. Ils touchent chaque personnage, homme comme animal, à des degrés différents. La réflexion sur les dérives possibles de l’expérimentation animale est intéressante et fait frémir.
Par contre, la fin m’a un peu déçue, je m’attendais à quelque chose de plus éblouissant, d’encore plus violent et intense émotionnellement. Mais ce n’est que mon avis, cela n’a pas du tout gâché mon plaisir de lecture.
Je vous conseille ce roman, vous passerez un excellent moment de lecture en compagnie d’Einstein, d’autant plus si vous aimez les chiens !
« De toute évidence, assez curieusement le chien l’avait empêché d’avancer le long de la sinistre piste, car il y avait une présence, une présence dangereuse. Visiblement, le chien voulait qu’il s’enfuie parce que la créature s’approchait. Mais quelle créature ? »
Je remercie les Éditions Archipoche pour cette lecture.
#chasseàmort #DeanKoontz #Archipoche
En bref :
Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : le résumé. Vous connaissez mon appétence pour le milieu médical, les mots « manipulations génétiques » ont fait tilt dans ma tête !
Auteur connu : je n’avais jamais eu l’occasion ni pris le temps de lire Dean Koontz. Pourtant, j’adore les romans de Stephen King, ils sont de la même école.
Émotions ressenties lors de la lecture : toute la palette y est passée.
Ce que j’ai moins aimé : quelques longueurs qui auraient pu être évitées, la partie avec l’Autre qui aurait mérité plus de développement, la fin pas assez étoffée pour moi.
Les plus : la construction, les personnages, la plume, l’humour, le côté expérience génétique qui tourne mal.
Une belle preuve qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir les bons bouquins, même 33 ans après (et même sans aimer les chiens) 😉
J’aimeAimé par 1 personne
Oui en effet !! J ai presque terminé « Devotion » je reste dans le theme. Tu l as lu ?
J’aimeAimé par 1 personne
c’est même + que dans le thème, ils sont liés, tant d’années après 😉
J’aimeJ’aime
Je me dis que je devrais re-découvrir ces classiques !
J’aimeJ’aime