« L’affaire Echallier » de Stanislas PETROSKY

Informations 

Titre : L’affaire Echallier

Auteur : Stanislas Petrosky

Éditeur : Affit

Nombre de pages : 250 pages

Formats et prix : broché 19 € / numérique 13.99 €

Date de publication : 31 août 2023

Genre : polar historique

Résumé

Février 1888, Claude Moiroux, vannier sans histoires, est sauvagement agressé en son domicile de Saint-Romain-aux-Monts-d’or, près de Lyon. Appelé sur les lieux du fait de l’étrangeté des blessures reçues par le vieil homme, le professeur de médecine Alexandre Lacassagne se trouve confronté à un cas inédit. Avec l’aide de son assistant Ange-Clément, un ex-Apache au passé mystérieux, le scientifique va tenter une expérience hors du commun pour l’époque et mettre en place des techniques d’analyses encore utilisées aujourd’hui par les polices scientifiques du monde entier.
Le professeur Alexandre Lacassagne est l’un des fondateurs de la médecine légale moderne, précurseur de la police scientifique. De manière romancée, Stanislas Petrosky raconte ses plus grandes affaires et l’évolution de la médecine judiciaire.
Le docteur Amos Frappa, spécialiste du grand professeur, reprend les grands points de l’affaire, explique comment Lacassagne s’est retrouvé face au crime… »
De manière romancée, Stanislas Petrosky raconte ses plus grandes affaires et l’évolution de la médecine judiciaire à l’orée d’un siècle qui fera sien la maxime favorite du professeur Lacassagne : « La justice flétrit, la prison corrompt et la société a les criminels qu’elle mérite! »

Mon avis

Un nouveau fait divers nous emmène avec Alexandre Lacassagne dans une enquête passionnante.

Second tome des aventures d’Ange-Clément, « L’affaire Echallier » peut se lire indépendamment, même si, à mon sens, une fois que vous aurez goûté à cette série, vous vous précipiterez chez votre libraire pour vous procurer le premier, « L’affaire de l’Ile Barbe ».

Notre narrateur est Ange-Clément, l’assistant de Lacassagne, le célèbre médecin légiste et criminologue lyonnais. Nous sommes en 1888, soit sept ans après la première affaire. Un vannier sans histoires, Claude Moiroux, est sauvagement agressé chez lui et décèdera de ses blessures peu de temps après. Un coupable est tout désigné, mais vous vous doutez bien que Lacassagne a des doutes et décide d’approfondir l’enquête menée par la police et le sous-inspecteur Auguste Jacob.

En se basant sur des faits réels, Stanislas nous permet de découvrir plus précisément comment Lacassagne a contribué de manière significative à l’avancement de la balistique. Grâce à l’affaire Echallier, il va pouvoir expérimenter et développer des méthodes pour analyser les balles et les douilles récupérées sur la scène de crime. Le déroulement de ses réflexions est tout simplement passionnant. J’ai vraiment eu l’impression d’être constamment penché sur son épaule, vérifiant ses suppositions et conclusions avec lui.

« Ne croyez pas que c’est par plaisir que je fais cela, non, mon jeune ami, je le fais pour faire avancer la médecine judiciaire, pour que notre science puisse aider à juger d’un crime dans la meilleure des justices possible ! »

Le lecteur ne fait qu’un avec Ange-Clément et devient donc, par procuration, l’assistant de Lacassagne. Où comment placer le lecteur aux premières loges pour que l’expérience littéraire soit la meilleure possible. La plume de Stanislas est claire et précise. Les chapitres sont courts et concis, le travail de recherches considérable. 

Le personnage d’Ange-Clément se voit rattrapé par son destin sombre. Cela ajoute un peu de piment et de rythme à l’intrigue. Jacob, l’ennemi juré d’Ange-Clément, fouine un peu trop et manque de découvrir le secret que le jeune homme tente de garder caché. L’occasion de se rendre compte des relations qui lient Ange-Clément et Lacassagne, ce dernier ayant pris son assistant sous son aile et faisant tout pour l’aider. 

Comme pour le premier tome, le livre est parsemé des illustrations de Michel Montheillet. La postface a été écrite par Michel Durigon, et un récit du docteur Amos Frappa « Face au crime » revient sur notre affaire avec un œil neuf et sous un autre angle. Un dernier chapitre revient sur « L’affaire de l’ile Barbe » (je ne vous en parlerai pas, si vous souhaitez le lire, ça serait dommage de tout divulguer…)

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Une immersion totale, pour notre plus grand bonheur. Une plongée historique au cœur de la médecine légale, on suit le cheminement de ces médecins franchissant parfois des limites pour faire avancer leur science et la justice. Je me suis régalée avec cette lecture. 

Je ne peux que vous recommander ce roman.

« Certes, pratiquer la science d’Hippocrate devait être un beau sacerdoce, c’est un fait. Mais ce que j’aimais, c’était être témoin des expériences, des découvertes et de la réflexion de Lacassagne ! »

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En bref…

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : j’avais beaucoup apprécié le premier volet, j’avoue que je n’ai pas hésité longtemps à me plonger dans sa suite !

Auteur connu : retrouvez ma chronique du tome 1, « L’affaire de l’île Barbe », ainsi que des autres romans de Stanislas : « Je m’appelle Requiem et je t’… », « Un havre de paix », « Ils étaient vingt et cent ».

Et j’ai eu la chance de rencontrer Stanislas aux Quais du Polar de Lyon en 2023 (on ne se moque pas de ma photo floue).

Quais du Polar 2023

Émotions ressenties lors de la lecture : passion, curiosité, envie, avidité.

Ce que j’ai moins aimé : RAS

Les plus : les détails, le côté historique très bien fouillé et décrit, les personnages, le mélange fiction / réalité, les illustrations et différents textes complétant le tout, la plume.

Si je suis une âme sensible : attention à vous, certaines scènes peuvent être difficiles.

11 réflexions sur “« L’affaire Echallier » de Stanislas PETROSKY

  1. Merci Sonia. Encore un à mettre de côté. Mi-août nous sommes sur Lyon pour un évènement spécial. Nous allons recevoir des gens de tous les horizons. Si vous n’êtes pas en vacances, pourrons-nous passer. Merci pour tes résumés. Bonne soirée et bon week-end. Domi

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  2. Que de pépites dans ton blog ! Je ne connaissais même pas cette maison d’édition puis j’ai découvert que Affit était une structure bien plus vaste. Je me mets en quête. Merci encore. A bientôt, Sonia ! Michel.

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