« La supérette du bord de mer » de Sonoko MACHIDA

Informations 

Résumé

La supérette Tenderness sur l’île de Kyushu, au Japon, n’est pas un magasin comme les autres.
Si les rayonnages sont remplis des traditionnels katsudon, karaage et dorayaki, ce sont les habitués hauts en couleur qui donnent une âme à ce lieu de passage.
Il n’est pas surprenant d’y croiser un groupe de femmes assez âgées, pomponnées comme pour un rendez-vous galant, se disputer l’attention du gérant, ou l’homme à tout faire du quartier en train d’essayer les combinaisons d’aliments les plus surprenantes.
Dans ce refuge de bord de mer, Shiba, le charismatique manager, fait preuve d’une bienveillance rare, son fan-club est toujours prêt à rendre service et les employés accueillent tout le monde avec un sourire. Et alors que les clients se succèdent, ils finissent tous par trouver bien plus que ce qu’ils étaient venus chercher…

Mon avis

Un roman feel-good… que je n’ai pas réussi à habiter

Encore une tentative de lecture pendant une nuit d’insomnie… et encore un abandon. En ce moment, c’est l’hécatombe !
Avec « La Supérette du bord de mer », j’étais pourtant persuadée de tenir le livre parfait : une ambiance japonaise douce, des personnages attachants, une atmosphère réconfortante, ce que j’appelle volontiers mes « lectures doudous ».

Mais cette fois-ci, la magie n’a pas opéré.

Une promesse chaleureuse au cœur du Japon

L’histoire nous emmène sur l’île de Kyushu, dans une petite supérette pas comme les autres : Tenderness.

Ce lieu de passage devient un véritable refuge pour une galerie de personnages atypiques.

Sur le papier, tous les ingrédients sont là : une ambiance humaine, des tranches de vie, une certaine poésie du quotidien, typique de ces romans japonais qui prennent le temps.

Ce que j’attendais… et ce qui n’est pas venu

J’aime beaucoup cette littérature asiatique qui s’attarde sur les détails, les silences, les émotions simples.
Ces romans qui enveloppent, qui apaisent, qui accompagnent.

Je pensais sincèrement que ce livre serait parfait pour mes nuits d’insomnie. Un cocon. Une bulle.

Mais dès le premier chapitre, quelque chose n’a pas pris.

Un manque d’accroche difficile à dépasser

Le problème n’est pas que le livre soit mauvais, loin de là. Mais il ne m’a tout simplement pas embarquée.

J’ai ressenti une distance avec les personnages, une difficulté à m’attacher et un rythme qui, au lieu d’apaiser, m’a laissée en dehors.

Là où j’attendais de la douceur, j’ai trouvé une forme de neutralité émotionnelle. Comme si je regardais défiler des scènes sans jamais vraiment entrer dedans.

Et quand on lit dans un moment aussi particulier que l’insomnie, ce lien devient essentiel.

Un abandon rapide… mais assumé

J’ai arrêté ma lecture à la fin du chapitre 1. C’est peu, évidemment. Mais parfois, on sent très vite si un livre va nous accompagner… ou non.

Et en ce moment, c’est le deuxième roman choisi pour mes nuits d’insomnie que j’abandonne, ce qui interroge forcément : mauvais timing, mauvais choix de lecture pour ces moments-là, ou simplement des livres qui ne me correspondent pas ? Je penche pour un mélange de tout ça.

J’aurais très bien pu tenter de lire ce roman en journée, pour voir si la mayonnaise prenait mieux, dans un autre contexte, avec une attention différente. Mais en ce moment, avec tous les thrillers qui m’attendent, je n’ai tout simplement pas le temps d’insister sur une lecture qui ne m’accroche pas dès le départ.

D’autant que la journée, je n’ai pas besoin de « doudou littéraire », lol.

À qui pourrait plaire ce roman ?

Même si je suis passée à côté, je pense sincèrement que ce livre peut toucher :

  • les amateurs de littérature japonaise du quotidien
  • ceux qui aiment les récits choraux et les personnages multiples
  • les lecteurs en quête d’ambiances calmes, sans intrigue forte
  • les amoureux des « petits riens »

Si vous avez aimé des romans dans la veine de tranches de vie contemplatives, il pourrait vous séduire.

9 réflexions sur “« La supérette du bord de mer » de Sonoko MACHIDA

    1. Oui, j’aime bien comprendre. Et puis, ça évite de refaire deux fois le mauvais choix de lecture….Ce qui était tout de même le cas, puisque j’ai abandonné « La librairie des cerisiers en fleurs » juste avant. Comme quoi, je ne sais pas retenir les leçons lol. Bonne journée !

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  1. Une petite réflexion, Sonia, face à ton blocage. Que ce soit la littérature (plus ou moins feel good) japonaise ou le polar scandinave, j’ai ressenti ,au fil des livres et des auteurs, une lassitude grandissante. Entendons-nous bien : il y a des auteur(e)s japonais(e)s exceptionnel(le)s comme Akira Mizubayashi ou des auteurs noirs nordiques hors pair. Même si cela m’amuse toujours qu’il y ait désormais plus de criminels dans les polars islandais que dans l’histoire récente du pays du Lagon Bleu (ma compagne y est allée : tu te ballades n’importe où à n’importe quelle heure : pas comme à Paris, Lyon ou Liège…), je ne peux que m’incliner devant le talent d’un Arnaldur Indridason (en polars comme en romans historiques, même si, pour les premiers : déconseillés aux déprimés) mais , finalement, les romans du soleil levant comme les polars du soleil de minuit finissent par se ressembler tous. Plus généralement , quand je ne trouve pas mon salut dans une nouveauté, je vais piller l’arrière-salle de mon bouquiniste et y découvre des pépites : un vieux Modiano oublié ou, comme je le termine: un auteur que je ne connaissais pas :Signol. Vive les anciens livres comme à l’époque où je relisais un Maigret (réédité par le Monde) chaque semaine pour me « régénérer » avant une nouvelle lecture. Michel.

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    1. Bonjour Michel, Oui tu as raison, au fil des années, tous ces romans finissent par se ressembler, et nous, lecteurs, nous ne nous y retrouvons plus. Lors de la vente de livres d’occasion du secours populaire, j’ai acheté des Maigret et des livres qui datent un peu. De quoi retrouver des histoires passionnantes !! Je regarderai les romans de Signol plus attentivement, à voir. Merci pour ton commentaire enrichissant. Bonne journée.

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  2. Je l’ai commencé hier et je n’accroche pas, je m’ennuie. Je vais insister encore un peu mais je suis déçue. J’aime aussi le côté cocon, feel-good, le style lent et parfois contemplatif de la littérature japonaise.

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