Informations
Titre : La fleuriste du transatlantique
Auteur : Sally Page
Éditeur : L’Archipel
Nombre de pages : 384 pages
Formats et prix : broché 23 € / numérique 16.99 €
Date de publication : 23 avril 2026
Genre : littérature anglaise
Résumé
Emma, la quarantaine, n’arrive pas à surmonter la perte de son mari, un an plus tôt. Après avoir démissionné de son poste de chercheuse à l’université, elle trouve un emploi dans la jardinerie tenue par Lester et Betty, où elle s’occupe de la boutique de fleurs – une passion que lui a transmise son père.
Peu à peu, Emma se rapproche du couple, une amitié naissante qui lui permet d’enfin sortir de sa coquille. Grâce à Lester et à son groupe d’amis, elle commence aussi à s’intéresser à l’histoire du Titanic. Et s’interroge bientôt : qui à bord s’occupait des compositions florales ?
Ses recherches sur la mystérieuse fleuriste du transatlantique vont prendre un tour étrange quand elle découvrira une photo de Violet Jessop, infirmière et hôtesse sur le Titanic. Emma connaît cette femme pourtant décédée avant sa naissance, elle en est sûre !
Conteuse hors-pair, Sally Page entrecroise les histoires. Celle incroyable de Violet Jessop, au prénom prédestiné, dont elle s’est librement inspirée. Celle d’Emma, que sa quête mènera sur les rivages de son propre passé, en Espagne, à la découverte de ses racines familiales. Un roman tout en finesse, plein de charme et de tendresse, à la fois inspirant et apaisant.
Conteuse hors pair, Sally Page entrecroise les histoires. Celle d’Emma, que sa quête mènera sur les rivages de son propre passé, à la découverte de son histoire familiale. Celle, incroyable, de Violet Jessop, qui survécut à trois naufrages entre 1911 et 1916, et dont elle s’est librement inspirée.
Ce roman tout en finesse, plein de charme et de tendresse, aborde les thèmes‑de la résilience, de la générosité et de l’amitié, qui permettent de se réconcilier avec soi-même et d’éclore au monde.
Mon avis
Et si une simple photo pouvait faire ressurgir une histoire que l’on croyait oubliée ? Avec « La Fleuriste du Transatlantique », Sally Page nous entraîne entre une jardinerie chaleureuse, les souvenirs d’une femme endeuillée et les couloirs du Titanic, sur les traces d’une mystérieuse fleuriste dont trouver l’identité va devenir une véritable obsession pour Emma.
Une lecture douce et réconfortante, mais qui cache aussi une petite enquête historique particulièrement intrigante. Et surtout, une belle occasion pour moi de découvrir l’incroyable destin de Violet Jessop, une femme dont je n’avais jamais entendu parler avant ce roman.
Une histoire de fleurs, de deuil et de Titanic
Emma a une quarantaine d’années et, un an après la mort de son mari, elle peine toujours à reprendre le cours de son existence. Elle a quitté son métier de chercheuse à l’université et trouve refuge dans un nouvel emploi au sein d’une jardinerie tenue par Lester et Betty. Les fleurs, passion transmise par son père.
Mais cette nouvelle vie va surtout lui permettre de rencontrer des personnes qui vont progressivement l’aider à sortir de sa solitude. Au contact de Lester, de Betty et de leur groupe d’amis, Emma va découvrir l’histoire du Titanic. Une question va alors piquer sa curiosité : qui était la fleuriste chargée des compositions florales à bord du célèbre paquebot ?
À partir de là, le roman prend une petite dimension d’enquête que j’ai particulièrement appréciée.
Parce qu’Emma ne se contente pas de chercher une réponse sur Internet ou dans quelques archives. Sa recherche va la conduire jusqu’à une photographie de Violet Jessop, infirmière et hôtesse ayant réellement été présente à bord du Titanic. Et c’est là que les choses deviennent franchement intrigantes : Emma est persuadée de connaître cette femme… alors que Violet est morte bien avant sa naissance.
Violet Jessop : la vraie belle découverte de ce roman
Je connaissais évidemment le Titanic, mais j’ignorais tout de Violet Jessop. Et quelle découverte !
Sally Page s’est librement inspirée de son parcours pour construire son personnage. Violet Jessop a réellement survécu à plusieurs catastrophes maritimes, dont le naufrage du Titanic, mais également à celui de l’Olympic et du Britannic (incroyable ! Cette femme avait vraiment un bonne étoile !).
J’ai adoré les passages qui lui sont consacrés. Ils ont nourri ma curiosité et m’ont donné cette sensation que j’apprécie énormément dans mes lectures : refermer un roman en ayant appris quelque chose. Et ici, je dois dire que j’ai été servie.
J’ai d’ailleurs trouvé très intéressante l’alternance entre les chapitres consacrés à Violet et ceux consacrés à Emma. On passe d’une époque à l’autre, d’une histoire à l’autre, et cela donne du rythme au récit.
C’était particulièrement bienvenu puisque l’intrigue autour d’Emma est plutôt douce et introspective. Les passages historiques apportent une autre dynamique et donnent envie de poursuivre pour comprendre comment les deux histoires vont finir par se rejoindre.
Une fleuriste au cœur du mystère
Dès qu’Emma commence à s’interroger sur les fleurs présentes à bord du Titanic, le roman prend une tournure qui m’a particulièrement plu. Qui s’occupait des compositions florales à bord du célèbre paquebot ? Et surtout, pourquoi cette recherche va-t-elle autant résonner avec l’histoire personnelle d’Emma ?
J’ai beaucoup aimé suivre cette petite enquête en même temps qu’elle. Les recherches historiques, les découvertes et l’apparition de Violet Jessop entretiennent une vraie curiosité. Sally Page distille progressivement les informations et nous donne envie de comprendre comment les différents éléments vont finir par s’imbriquer.
C’est clairement cette dimension de mystère qui m’a tenue en haleine. Je me suis prise au jeu, à essayer de comprendre le lien entre Emma, cette mystérieuse fleuriste et Violet Jessop.
Cette partie apporte une vraie dynamique au roman et évite que l’histoire d’Emma soit uniquement centrée sur son deuil et sa reconstruction. Entre les fleurs, les archives, le Titanic et les secrets du passé, il y avait largement de quoi éveiller ma curiosité de lectrice.
Une atmosphère chaleureuse qui fait du bien
L’autre grande qualité du roman, c’est son ambiance.
La jardinerie de Lester et Betty devient progressivement un véritable cocon. Il y a les fleurs, les plantes, les discussions, les rencontres et surtout cette petite communauté qui se crée autour d’Emma.
Lester et Betty apportent énormément de chaleur au récit. Ils permettent à Emma de retrouver progressivement une place dans le monde et de renouer avec les autres. L’amitié occupe ici une place importante et participe pleinement à la reconstruction de l’héroïne.
Et forcément, puisque j’aime les fleurs, cet univers m’a beaucoup parlé.
Cela m’a d’ailleurs fait penser à ma précédente lecture, « Orchidéiste », même si les deux romans sont très différents. J’aime toujours lorsqu’un livre utilise les plantes et les fleurs autrement que comme simple décor : ici, elles accompagnent véritablement les personnages et leur évolution.
J’ai également beaucoup aimé le petit détail de construction du roman : chaque chapitre porte le nom d’une fleur. C’est joli, cohérent avec l’histoire et cela contribue à donner au livre une identité particulière. Les fleurs deviennent finalement une sorte de langage qui accompagne les différentes étapes du récit.
Emma, une femme qui doit réapprendre à vivre
Au-delà du mystère, « La Fleuriste du Transatlantique » raconte surtout l’histoire d’une femme qui tente de se reconstruire.
Emma est enfermée dans son deuil et s’est peu à peu coupée du monde. Son arrivée à la jardinerie va lui permettre de retrouver progressivement le goût des autres, de la curiosité et de la vie.
Le roman parle de résilience, mais sans transformer cette reconstruction en parcours miraculeux. Emma avance petit à petit, grâce aux personnes qui entrent dans sa vie et grâce à ce nouvel intérêt pour le passé. Et c’est probablement ce qui rend l’ensemble aussi apaisant.
« Une pensée fugitive lui travers l’esprit. Le travail est une planche de salut. Mais pas quand on est fleuriste à bord du Titanic. Ce travail-là, au contraire, peut vous faire sombrer corps et âme. »
Une partie espagnole qui m’a moins convaincue
Tout n’a cependant pas eu la même force à mes yeux.
La quête d’Emma va également la conduire en Espagne, sur les traces de ses racines familiales. Cette partie permet évidemment de compléter son histoire personnelle et de comprendre certains éléments de son passé. Mais, très honnêtement, j’ai trouvé cette partie moins intéressante.
Je n’ai pas vraiment ressenti la même curiosité que pour l’enquête autour de Violet et du Titanic. J’ai eu davantage l’impression qu’elle servait à apporter une dimension supplémentaire au parcours d’Emma qu’à véritablement enrichir l’intrigue principale.
Elle n’est pas mauvaise, mais je ne suis pas certaine qu’elle apporte une réelle plus-value au roman.
Et c’est finalement assez révélateur de ce qui m’a le plus intéressée dans cette lecture : j’étais beaucoup plus captivée par ce qui concernait Violet et la mystérieuse fleuriste que par la recherche des origines familiales d’Emma.
« Si ta mère ne peut ni t’aimer ni même te supporter, que peux-tu espérer du reste du monde ? »
Une lecture d’insomnie… qui ne m’a pas endormie !
« La Fleuriste du Transatlantique » a accompagné mes nuits d’insomnie. Le choix était plutôt logique : le roman possède une atmosphère douce, chaleureuse, beaucoup d’humanité et un univers autour des fleurs qui se prête parfaitement à une lecture nocturne.
Bon… soyons honnêtes : il ne m’a pas vraiment aidée à me rendormir ! 🤣
Pourtant, je l’ai trouvé suffisamment apaisant pour être lu à ces heures-là et surtout suffisamment prenant pour avoir envie de continuer.
En revanche, impossible pour moi de juger véritablement le rythme du roman. Je le lisais dans des conditions assez particulières : parfois deux ou trois pages lorsque je me réveillais, parfois pas du tout, et certaines nuits une vingtaine de pages. J’ai mis plus d’un mois à terminer ce roman. Autant dire que mon expérience du rythme est quelque peu biaisée ! 😂
Mais l’alternance entre Emma et Violet m’a justement semblé apporter une dynamique intéressante au récit et m’a donné envie de poursuivre.
Une jolie lecture entre histoire et feel-good
Sally Page propose finalement un roman qui mélange plusieurs ingrédients : deuil, reconstruction, amitié, fleurs, histoire et mystère.
J’ai particulièrement aimé cette capacité à mêler une histoire contemporaine à celle, bien réelle, de Violet Jessop. C’est cette dimension historique et cette envie de comprendre le mystère de la fleuriste qui m’ont véritablement accrochée.
J’ai également apprécié l’atmosphère chaleureuse de la jardinerie, la relation entre Emma, Lester et Betty, l’alternance des époques et les titres de chapitres inspirés des fleurs.
Même si j’ai trouvé la partie consacrée aux racines espagnoles d’Emma moins pertinente pour l’intrigue, ce roman m’a vraiment séduite : c’est une histoire douce, tendre et réconfortante, qui donne envie de croire aux rencontres capables de nous aider à reprendre racine lorsque la vie nous a brutalement déracinés.
Et surtout, je referme ce livre avec quelque chose que j’aime particulièrement ressentir après une lecture : la curiosité d’aller découvrir par moi-même l’histoire de Violet Jessop. Et rien que pour ça, « La Fleuriste du Transatlantique » a gagné quelques points supplémentaires dans mon cœur de lectrice !
À lire si vous aimez : les romans feel-good, les histoires de reconstruction, les amitiés qui changent une vie, les fleurs, les romans mêlant présent et passé, les intrigues autour du Titanic et les livres qui permettent de découvrir des personnages historiques méconnus.
« L’une de ces femmes avait-elle un attrait particulier pour les fleurs ? Avait-elle suivi une formation en fleuristerie ? Car, bien qu’elle ne sache vraiment expliquer pourquoi, elle demeure convaincue que la fleuriste du Titanic ne pouvait être qu’une femme. »

En bref…
Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : parce que son univers autour des fleurs, son côté chaleureux et son histoire de reconstruction me semblaient particulièrement adaptés à une lecture nocturne. Mais surtout parce que j’étais intriguée par cette mystérieuse fleuriste du Titanic.
Auteur connu : je n’ai jamais lu Sally Page. Je suis heureuse de l’avoir découverte avec ce roman.
Émotions ressenties lors de la lecture : curiosité, tendresse, apaisement, mélancolie, émotion, intérêt, surprise, réconfort, espoir, fascination.
Ce que j’ai moins aimé : la partie consacrée aux racines espagnoles d’Emma m’a moins intéressée.
Les plus : L’alternance entre l’histoire d’Emma et celle de Violet Jessop L’enquête autour de la mystérieuse fleuriste du Titanic La découverte de l’incroyable destin de Violet Jessop Une dimension historique qui permet d’apprendre des choses L’atmosphère chaleureuse de la jardinerie Les personnages de Lester et Betty et leur bienveillance Le thème de l’amitié et de la reconstruction L’univers des fleurs, très présent dans le roman Les chapitres portant chacun le nom d’une fleur Une lecture douce et réconfortante tout en restant prenante Une fin que j’ai beaucoup aimée
Si je suis une âme sensible : RAS
