
Coucou la Book Team ! Me voilà de retour de la Fête du Livre de Saint-Étienne ! Trois jours de rencontres, de livres, de dédicaces et de découvertes que je vais vous raconter à travers trois articles, un pour chaque journée. Parce qu’il s’en est passé des choses, vous vous en doutez !

Cette année, j’ai carrément pris mon vendredi en congés ! Ça ne rigole pas !
Une master class avec Mac Lesggy
Pour commencer cette première journée, j’ai assisté à une master class animée par Mac Lesggy, connu notamment pour ses émissions de vulgarisation scientifique.
Trois classes de troisième du lycée Saint-Paul de Saint-Étienne participaient activement à la rencontre, mais le format était ouvert à tous. Nous étions donc quelques adultes à se faufiler entre les collégiens.
Les élèves avaient préparé cette rencontre avec sérieux, et ce fut un échange de questions-réponses qui a rapidement pris la forme d’une discussion.
J’ai apprécié l’humour et la simplicité de Mac Lesggy. Il sait rendre les échanges accessibles et aborder des sujets complexes sans se prendre trop au sérieux. La science devient alors plus vivante et c’est agréable.
Plusieurs thèmes ont été abordés au cours de cette rencontre : les biais cognitifs, les idées reçues, le consensus scientifique, la différence entre corrélation et causalité, mais aussi la place du pétrole dans la fabrication des plastiques et les conséquences de nos choix de consommation.

Toute la première partie de cette rencontre m’a passionnée, c’était riche et instructif. Mais… au fil de la seconde partie, mon ressenti est devenu un peu plus mitigé…
La question des matières plastiques a été abordée, notamment le rôle du pétrole dans leur fabrication et les propriétés des polymères. Le remplacement du plastique par des matériaux présentés comme plus écologiques est complexe, et il faut effectivement examiner plusieurs paramètres avant de tirer des conclusions.
Mais un exemple avancé pendant la rencontre m’a particulièrement interpellée : puisque le recyclage d’une bouteille en verre demande beaucoup plus d’énergie que celui d’une bouteille en plastique, il serait donc préférable d’acheter son eau de boisson en bouteille plastique.
Alors là, j’ai eu du mal à suivre le raisonnement jusqu’à cette conclusion !
Je ne remets pas en cause le fait que le verre demande plus d’énergie que le plastique pour être recyclé. Mais peut-on réellement décider quel emballage est préférable en se basant uniquement sur l’énergie nécessaire à son recyclage ? Le bilan environnemental dépend aussi de la fabrication, du transport, du poids de l’emballage, de son utilisation et de sa fin de vie. Pour le verre, la possibilité de réutiliser une bouteille entre également en ligne de compte.
Et puis, il y a eu le glyphosate…
Là, je dois avouer que j’ai failli tomber de ma chaise ! Mac Lesggy a qualifié ce produit de « génial », voire de « merveilleux », si ma mémoire est bonne. Autant vous dire que, de mon côté, je n’étais plus vraiment plus sur la même longueur d’onde…
Mon métier et ma sensibilisation aux questions environnementales influencent forcément mon regard. Je suis habituée à examiner des données, à m’interroger sur leur portée et à prendre en compte les conséquences concrètes de certaines décisions.
Je ne prétends pas détenir la vérité sur ce sujet, loin de là. Mais je ne peux pas adhérer à une telle conclusion sous prétexte qu’elle est présentée sous un angle scientifique. OK, le glyphosate est un pesticide « génial » détruisant tout sur son passage (et encore)…mais son impact environnemental et sur la santé est bien loin d’être « génial »….
Je suis donc ressortie de cette master class avec un sentiment partagé. J’ai aimé l’humour, la simplicité et le format de l’échange, mais certaines conclusions m’ont laissée perplexe. Et, pour tout vous dire, je n’ai finalement pas acheté le livre de Mac Lesggy ! Cela ne retire rien à la qualité de sa vulgarisation sur d’autres sujets, mais je préfère être honnête avec vous.
Au fond, cette rencontre m’aura aussi rappelé une chose : exercer son esprit critique, c’est accepter de questionner ses propres certitudes, mais aussi celles des personnes que l’on écoute. Et cela vaut dans tous les domaines, y compris lorsqu’on parle de science.
40 ans de la Fête du Livre : une exposition pour remonter le temps
Impossible de passer à côté de cette petite parenthèse nostalgique à l’Hôtel de Ville !
Pour célébrer les 40 ans de la Fête du Livre, une exposition revient sur les éditions qui ont marqué l’histoire de cet événement littéraire incontournable. On pouvait y retrouver les affiches emblématiques des différentes années, mais aussi des objets collector qui ont accompagné certaines éditions. Une belle façon de mesurer le chemin parcouru depuis les débuts du salon, de raviver quelques souvenirs et de découvrir l’évolution de cette manifestation au fil des décennies.

Un après-midi consacré aux dédicaces et aux rencontres avec les auteurs
Après cette matinée placée sous le signe de la science, changement d’ambiance ! Place aux livres, aux auteurs et aux dédicaces.
J’ai profité de l’après-midi pour aller à la rencontre de plusieurs auteurs et faire dédicacer quelques livres. Vous commencez à me connaître : dans un salon littéraire, j’aime autant découvrir de nouveaux romans que prendre le temps d’échanger avec ceux qui les ont écrits.




J’ai jeté mon dévolu sur « Fragiles » de Nicolas Martin. Il faut dire que j’avais une recommandation de poids : celle de ma copine Clémence !
Quand une copine lectrice vous conseille un roman avec enthousiasme, forcément, cela donne envie d’aller y voir de plus près. Je suis donc repartie avec mon exemplaire dédicacé, curieuse de découvrir cette histoire et de voir si je partagerai son enthousiasme.


Un petit crochet vers le chapiteau des éditeurs stéphanois, pour faire un coucou à Jean-Louis Nogaro. J’ai pu revoir également Pierre Mazet.
Une rencontre avec Bérénice Pichat à la médiathèque de Saint-Priest-en-Jarez
La journée ne s’est pas arrêtée là. En fin d’après-midi, direction la médiathèque de Saint-Priest-en-Jarez pour une rencontre avec Bérénice Pichat autour de son dernier roman, « Un marché noir ».

Cette rencontre a une saveur particulière pour moi. J’avais eu un véritable coup de cœur pour son précédent roman, « La Petite Bonne » et j’avais eu la chance de découvrir « Un marché noir » pendant l’été, en version numérique, avant sa sortie. J’ai profité de cette intervention pour m’offrir la version papier du roman.
J’étais ravie de pouvoir retrouver l’auteure et d’en apprendre davantage sur sa façon de travailler.
Comment naissent les personnages de Bérénice Pichat ?
La rencontre était animée par deux personnes de la médiathèque, qui ont interrogé Bérénice Pichat sur son dernier roman, son écriture et son quotidien. Après cet échange, le public a pu poser des questions.
Ce que je retiens particulièrement de cette soirée, c’est sa manière de voir naître ses personnages.
Bérénice nous a expliqué que les personnages lui apparaissaient. Elle les imagine, observe leur apparence, leurs vêtements, leur attitude… et, à partir de ces éléments, elle découvre progressivement qui ils sont, ce qu’ils font dans la vie et à quelle époque ils vivent.
J’ai trouvé cette approche de l’écriture particulièrement intéressante. Elle donne l’impression que les personnages prennent forme avant même que tout leur univers soit défini. Leur apparence et leur présence ouvrent une porte vers leur identité, leur quotidien et leur histoire.
J’aime découvrir ces coulisses de l’écriture. Lorsqu’un roman nous a touché, comprendre comment son auteur travaille et comment ses personnages prennent vie permet de prolonger l’expérience de lecture. On ne regarde plus seulement le livre terminé : on entre un peu dans le processus qui lui a donné naissance.

Être professeure des écoles et auteure : trouver le temps d’écrire
Bérénice nous a également parlé de son métier de professeure des écoles et des difficultés à concilier cette activité avec l’écriture.
Être auteure ne signifie pas nécessairement disposer de journées entières pour se consacrer à ses romans. Il faut trouver du temps, organiser son quotidien et réussir à faire une place à l’écriture au milieu des obligations professionnelles et personnelles.
Cet aspect de la rencontre m’a intéressée, parce qu’il rappelle qu’un livre ne naît pas toujours dans des conditions idéales, avec tout le temps nécessaire pour écrire. Derrière le roman que l’on tient entre les mains, il y a surtout un quotidien, des contraintes et une organisation à trouver.
La soirée s’est terminée par une séance de dédicaces. Évidemment, je n’allais pas repartir sans faire signer mon exemplaire !

Un petit tour à ma voiture pour y déposer mes livres du jour (cela aura son importance dans le bilan final…), et je file me poser pour la soirée.
