Coucou la Book Team ! Et si nos façons de lire évoluaient avec le temps et en fonction de nos lectures ? Je vous propose aujourd’hui un petit article plus personnel sur ma découverte du thriller historique, et surtout sur cette nouvelle façon de lire qui m’invite à ralentir pour mieux savourer et apprendre.

Il y a encore quelques années, je n’aurais probablement pas imaginé prendre autant de plaisir à lire des thrillers historiques.
J’aime les thrillers qui me tiennent en haleine, les enquêtes qui se déroulent à notre époque et qui m’embarquent dès les premières pages, les chapitres qui s’enchaînent et cette petite frustration qui me pousse à me dire : « Allez, encore un chapitre… » avant de réaliser qu’il est déjà bien trop tard.
Lire, pour moi, a longtemps été synonyme de plaisir immédiat. Celui de me laisser happer par une histoire, de vouloir connaître la suite, de tourner les pages sans vraiment voir le temps passer.
Et puis, petit à petit, mes habitudes ont évolué.
Aujourd’hui, je découvre un autre plaisir de lecture. Un plaisir qui ne repose pas uniquement sur l’intrigue, mais aussi sur ce que le livre peut m’apprendre. Et cette découverte, je la dois notamment aux thrillers historiques.
Des premières découvertes qui ont changé ma façon de lire
Je ne suis pas arrivée au thriller historique du jour au lendemain. Il y a eu des rencontres littéraires, des auteurs qui m’ont donné envie de sortir de ma zone de confort et de découvrir des univers que je connaissais finalement assez peu.
J’ai commencé avec Stanislas Petrosky et sa série consacrée à Lacassagne. Puis j’ai poursuivi avec Jean-Luc Bizien, notamment à travers sa série sur L’aliéniste et ses romans autour du magicien chinois.
Et aujourd’hui, je retrouve ce plaisir avec la série « Le Laboratoire des ombres » de David S. Khara.
À chaque fois, je découvre des univers différents, des personnages qui évoluent dans des contextes historiques particuliers et des intrigues qui ne se contentent pas de me raconter une histoire. Elles m’invitent aussi à regarder une époque autrement.
Je me rends compte que le thriller historique est un genre qui peut parfaitement réunir deux choses que j’aime : le plaisir de l’enquête et celui d’apprendre.
Et finalement, c’est peut-être ce mélange qui m’a progressivement séduite.
Quand la lecture m’oblige à ralentir
Certains passages demandent davantage de concentration. Il y a des éléments historiques, scientifiques ou techniques que je ne maîtrise pas forcément. Parfois, je dois relire une phrase, revenir sur un paragraphe ou prendre le temps de comprendre ce que l’auteur cherche à m’expliquer.
Et contrairement à ce que j’aurais pu penser autrefois, le fait de ralentir n’impacte absolument pas mon plaisir de lecture. Bien au contraire ! Je prends le temps de comprendre. Je m’arrête sur une information qui m’interpelle. Je savoure certains passages au lieu de chercher immédiatement à connaître la suite de l’enquête.
Bien sûr, je dévore toujours le roman ! Mais je découvre qu’une lecture peut aussi être agréable lorsqu’elle demande davantage d’attention. Ralentir ne signifie pas perdre du temps. C’est simplement accepter que certains livres se savourent différemment.
Et je crois que cette nuance est importante. Nous avons parfois tendance à associer le plaisir de lecture à la rapidité avec laquelle nous avançons dans un roman. Pourtant, il existe aussi un plaisir à prendre son temps, à s’imprégner d’une époque, à comprendre un contexte ou à découvrir une information que l’on ignorait jusque-là.
Lire pour le plaisir, mais aussi pour apprendre
Je suis une lectrice curieuse. J’aime apprendre, découvrir, comprendre. Et finalement, les thrillers historiques répondent assez bien à cette envie.
Ils me permettent de découvrir des personnages historiques, des événements, des pratiques ou des connaissances que je n’aurais peut-être jamais cherchés par moi-même.
C’est particulièrement vrai avec « Le Laboratoire des ombres » de David S. Khara, qui mêle enquête, espionnage et découvertes scientifiques dans le Londres du XIXe siècle.
Ce type de lecture me rappelle que la littérature peut être une formidable porte d’entrée vers la connaissance.
Attention, je ne cherche pas à transformer chacune de mes lectures en cours d’histoire ! Je ne lis pas pour accumuler des informations ni pour vérifier mes connaissances. Je lis avant tout pour le plaisir de l’histoire.
Mais lorsque je referme un roman en ayant appris quelque chose, lorsque je me surprends à vouloir en savoir davantage sur un personnage ou un événement, je ressens une satisfaction supplémentaire.
Et c’est précisément ce que j’apprécie de plus en plus.
Une lectrice qui évolue, sans renoncer à ce qu’elle aime
Je trouve intéressant de constater que nos goûts de lecteurs ne sont pas figés.
Il y a des genres que nous n’aimions pas particulièrement et que nous finissons par apprécier. Des auteurs que nous découvrons tardivement. Des livres qui nous ouvrent des portes.
Pour moi, le thriller historique fait partie de ces belles découvertes. Il m’apprend à ralentir, à être plus attentive et à apprécier des passages qui, autrefois, auraient représenté un obstacle à mon plaisir de lire. Et surtout, il me rappelle que ce plaisir ne se mesure pas au nombre de pages tournées en une soirée. Parfois, il se trouve dans une enquête que l’on dévore. Parfois, dans une phrase ou un passage que l’on relit. Et parfois, dans cette petite satisfaction de refermer un livre en se disant que l’on en ressort un peu plus curieux qu’avant.
Je lis toujours pour m’évader, mais certains livres m’offrent désormais un plaisir supplémentaire : celui de refermer un roman en ayant appris quelque chose que j’ignorais en l’ouvrant.

