« Dolorès » de James OSMONT

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Résumé :

Le Mal poursuit sa course. Inexorablement. Dolores est son nouveau pantin. Bras armé, victime désignée ? Toxique et paumée, elle se débat pourtant. Fuit en avant. Se heurte aux limites et aux murs de sa prison. Chaque jour, elle œuvre à sa propre destruction… Mais la trilogie turbulente qui va prendre fin ici n’aura été qu’une étape. Fatalement. Car la folie des Hommes a encore bien des cartes à jouer… Et d’innombrables visages.

Mon avis :

Débutée avec « Régis », poursuivie avec « Sandrine », cette trilogie s’achève avec « Dolorès ». Les couvertures sont magnifiques, et donnent le ton !

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Attention : il est important de lire les 3 tomes dans l’ordre pour suivre le cheminement du Mal.

Note : tous les livres de James sont proposés avec une playlist, juste pour être encore plus immergé dans l’histoire.

J’avais adoré les deux précédents tomes. Vous pouvez d’ailleurs retrouver les liens de mes chroniques  :

https://soniaboulimiquedeslivres.wordpress.com/2016/12/01/regis-de-james-osmont/

https://soniaboulimiquedeslivres.wordpress.com/2016/12/01/sandrine-de-james-osmont/

Ce troisième tome a tenu toutes ses promesses et bien plus encore. On retrouve des références à Régis, on découvre enfin ce qu’est devenue Sandrine, on fait la connaissance de cette fameuse Dolorès, de Lucas, mais également du Mal personnifié en Thorsten.

C’est toujours autant psychologique, les termes médicaux sont toujours là (j’adore ! bon, ok, je me suis trouvé une ou deux pathologies qui pourraient me correspondre, lol), et avec la playlist proposée, on est dans une bulle psychiatrique, on devient aussi perturbé que les personnages, on « vit » le livre avec ses tripes et son âme. C’est un voyage totalement bluffant, dont on ne ressort pas indemne. J’ai pris un pied démentiel à lire « Dolorès », je regrette de l’avoir déjà terminé.

Le style d’écriture de James est totalement inédit, mêlant musique, poème, termes médicaux au récit, d’une plume acerbe qui peut s’avérer dérangeante.

Que dire des personnages ? Dolorès est touchante, borderline, psychotique, névrosée, ingérable en période de crise, elle multiplie les séjours à l’hôpital suite à mutilations ou tentative de suicide, pour effacer cette vie et en recommencer une autre plus belle.  Lucas, bourré de TOC, limite autiste, qui préfère appeler Dolorès plutôt que le 15 pour venir à son secours, tout simplement parce que la valse des numéros lui « parlait » plus. Thorsten, le Mal à l’état pur, aussi tourmenté, voire même plus que ses victimes. Sandrine, que j’ai été ravie de retrouver. Et Régis, qui reste omniprésent par la pensée. Tout ce beau monde fait sa vie chacun de son côté, avant de se retrouver pour un final éblouissant et gore. Certaines scènes sont à la limite du soutenable, il faut dire que le Mal a besoin d’expier ses fautes, de se soulager. Et il n’a rien trouvé de mieux que la violence pour y arriver, mais pas la petite violence.

Si vous êtes amateurs de psychologie, avide de découvrir un style différent, allez y, c’est un régal !

 

 

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