« Obia » de Colin NIEL

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Résumé :

Le destin de trois jeunes hommes qui se retrouvent pris dans le double piège des cartels de la cocaïne et des revenants d’une guérilla perdue, au Surinam.
En ranimant les souvenirs de la guerre civile qui provoqua à la fin des années 1980 le passage de milliers de réfugiés sur les rives françaises du Maroni, Colin Niel nous plonge dans une Guyane qui voudrait tout oublier des spectres de cet oppressant passé. Alors qu’au Suriname les gros bonnets de la drogue ont remplacé les Jungle Commando, le destin de trois jeunes hommes va se trouver pris dans le double piège des cartels de la cocaïne et des revenants d’une guérilla perdue.

Mon avis :

Second livre de cet auteur que je dévore.

Il est le dernier volet d’une trilogie, mais peut se lire indépendamment des autres, ce que j’ai fait, et je ne me suis pas perdue une seule seconde.

J’ai commencé par regarder sur internet ce que « Obia » signifiait : croyance, magie occulte. Voilà la définition au premier abord. Mais au fil des clics de souris, j’ai creusé, me suis penchée un peu plus sur l’histoire de la Guyane avant d’attaquer ma lecture. Et c’est passionnant ! De novice, pour qui la Guyane c’était juste Kourou, je me suis plongée dans ce voyage initiatique proposé par Colin.

On navigue à vue le long du Maroni, ce fleuve censé représenter la frontière entre la Guyane et le Suriname, on est pris dans les rapides de la guerre civile qui a dévasté la région, malmenés par le destin des « mules », transportant de la drogue dans leur corps pour gagner un peu d’argent pour leur famille, leurs enfants. Je pense à Clifton, prêt à risquer sa vie pour offrir une vie correcte à Djayzie, sa fille. J’ai été très touchée par le récit de son périple.

Au fil des pages, on découvre un peu plus cette région, le choc culturel qui oppose les créoles, les noirs marrons, les métro, les différences de couleur, d’opinion, de manière de penser ou d’agir. On apprend également à connaître  la géographie guyanaise, la forêt amazonienne, effrayante et pourtant si belle.

Trafic de drogue, guerre civile, réfugiés, croyances, sortilèges, meurtres, quête de la vérité et du passé. Tous les ingrédients sont là et savamment mélangés pour une recette savoureuse et dépaysante. C’est noir, réaliste, détaillé, les personnages sont intéressants, avec leur particularité propre, ils sont terriblement sympathiques et attachants, on se sent proche d’eux. Vacaresse nous apporte son lot d’émotions. L’intrigue est bien ficelée, l’écriture enchanteresse, le dernier quart du livre est un véritable page turner, mêlant rebondissements et révélations.

Ce livre, c’est une ambiance, on se déconnecte totalement de la réalité, on a l’impression de survoler la Guyane à bord d’une bulle, de voir les personnages évoluer en dessous de nous. On perd pied avec la réalité.

Je vous le recommande vivement, vous serez loin d’être déçus !!

A kaba bun bolon ! Bon voyage !

Une réflexion sur “« Obia » de Colin NIEL

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