« Les enfants de minuit » de Salman RUSHDIE

Informations :

Titre : les enfants de minuit

Auteur : Salman Rushdie

Editeur : Stock pour la 1ere parution en français

Nombre de pages :  670 pages

Format  et prix : poche 11.90 €

Date de publication : 1983 en France

Genre : littérature générale

Résumé :

Saleem Sinai, le héros de cet extraordinaire roman picaresque, est né à Bombay le 15 août 1947, à minuit sonnant, au moment où l’Inde accède à l’indépendance. Comme les mille et un enfants nés lors de ce minuit exceptionnel, il est doté de pouvoirs magiques et va se retrouver mystérieusement enchaîné à l’histoire de son pays.  » J’ai été un avaleur de vies, dit-il, et pour me connaître, moi seul, il va vous falloir avaler également l’ensemble.  » Alors se déroule sous nos yeux l’étonnante et incroyable histoire de la famille Sinai : disputes familiales, aventures amoureuses, maladies terribles, guérisons miraculeuses – un tourbillon de désastres et de triomphes…

Mon avis :

Ce roman a reçu les prix  James Tait Black Memorial Prize et le Booker Prize.

A travers l’histoire de Salem, c’est toute l’histoire de l’Inde et du Pakistan qui défile sous nos yeux, avec ses guerres, ses castes, son mode de vie, ses croyances. Une épopée dense et prenante. Il faut dire qu’il y a de quoi faire, c’est un sacré pavé ! Intimidée au départ, d’une part parce que je n’apprécie pas tant que ça les pavés, et surtout par rapport à l’auteur, qui n’est pas un illustre inconnu ! D’autant qu’à la lecture du résumé, j’ai déjà dégainé mon dico à la recherche de la définition de « roman picaresque », je me suis alors dit que ça allait bien se passer….Et en effet, ça c’est très bien passé. On se laisse porter par cette histoire de famille, dont les tenants et les aboutissants vont de pair avec l’histoire de leur pays. C’est passionnant !

La plume de Salman Rushdie est drôle, fine, réaliste, envoutante, maîtrisée. Il a réussi à inclure beaucoup d’humour malgré des faits historiques terrifiants. Le tout parsemé de magie et de fantastique, les fameux « enfants de minuit », aux pouvoirs hors du commun.

Les personnages sont nombreux et la difficulté de lecture résulte dans le fait que certains disparaissent pendant des pages et des pages pour réapparaître bien plus tard. J’ai pu le lire très vite, je ne me suis donc pas perdue, mais il est vrai que si on le lit un peu en pointillés on peut rapidement être largué.

Salem le narrateur, donc le fil conducteur de cette fresque, est ensorcelant et c’est ce qui fait le charme de ce roman. Les références historiques foisonnent, c’est un vrai cours d’histoire que nous délivre l’auteur, mais à sa sauce, c’est à dire détaillé et avec beaucoup d’audace.

Entre tapis volant et contes persans, c’est un kaléïdoscope de cultures, de vies, de coutumes, de désir d’indépendances (au pluriel car il s’agit de l’indépendance de Salem, mais aussi celle de l’Inde et du Pakistan), de politique, de démocratie. Ça foisonne, ça papillonne dans tous les sens, on en ressort vidé mais satisfait de ce voyage totalement hors du commun.

Une lecture que je vous conseille vivement !

 

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