« J’ai dû rêver trop fort » de Michel BUSSI

Informations :

Titre : j’ai dû rêver trop fort

Auteur : Michel Bussi

Éditeur : Presses de la Cité

Nombre de pages :  480 pages

Format  et prix : broché 21.90 € / numérique 14.99 €

Date de publication : 28 février 2019

Genre : policier

Résumé :

Les plus belles histoires d’amour ne meurent jamais.

Elles continuent de vivre dans nos souvenirs et les coïncidences cruelles que notre esprit invente.
Mais quand, pour Nathy, ces coïncidences deviennent trop nombreuses, doit-elle croire qu’il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous ?
Qui s’évertue à lui faire revivre cette parenthèse passionnelle qui a failli balayer sa vie ?
Quand passé et présent se répètent au point de défier toute explication rationnelle, Nathy doit-elle admettre qu’on peut remonter le temps ?

En quatre escales, Montréal, San Diego, Barcelone et Jakarta, dans un jeu de miroirs entre 1999 et 2019, J’ai dû rêver trop fort déploie une partition virtuose, mêlant passion et suspense, au plus près des cœurs qui battent trop fort.

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Mon avis :

Alors là les amis, quel coup de cœur, mais quel coup de cœur ! J’ai littéralement dévoré ce livre. J’ai adhéré de suite à l’histoire. Nathalie, « Nathie », hôtesse de l’air, quinquagénaire dynamique, mariée, deux enfants, deux petits-enfants, adore sa vie et son métier. Elle fait pas mal de longs courriers l’obligeant à laisser sa petite famille à chaque vol pendant quelques jours. Cela lui permet de profiter des escales avec ses collègues, bouffées d’oxygène, et de ramener des boules à neige de chaque pays pour ses filles.

Vie parfaite me direz-vous ? En apparence, bien entendu. Parce qu’il y a un loup planqué, et non des moindres ! Nathalie à enfoui toute une partie de son existence au plus profond de son cœur. Sauf qu’aujourd’hui, quelqu’un (explication rationnelle), ou le destin (explication irrationnelle) lui offre un voyage en arrière sur un plateau. Plusieurs  coïncidences troublantes : un même équipage, un même programme de vols, Montréal, San Diego, Jakarta, la chanson « Let it be » des Beattles. Il n’en faut pas plus plus propulser Nathalie dans ses souvenirs de 1999.

Vingt ans, c’est long, me direz-vous, pourtant, lorsque tout remonte à la surface, Nathalie s’aperçoit que les détails sont encore gravés, frais comme un premier jour. Tout comme cette hirondelle qu’elle s’est faite tatouée, en souvenir….De jeu de miroir en flash back, le lecteur passe de 1999 à 2019 avec une facilité déconcertante.

En souvenir de quoi ? D’une bêtise, d’une erreur, d’une folie, c’est au choix. L’amour avec un grand A, celui que l’on est même pas sûr de croiser une seule fois dans sa vie. Celui qui chavire, pétille, retourne le cœur et les tripes, tel un tsunami. Mais que vaut un amour entre parenthèse et en pointillés, aussi fort soit il ?  Et entre raison et passion, Nathalie et son beau Ylie ont fait un choix. Lourd de conséquences, puisqu’il a scellé leurs destinées, mais les a également rempli d’amertume, de regrets, et la peur sourde d’avoir gâché leur vie, loupé l’occasion d’être vraiment heureux. C’est une réflexion sur la vie, sur les choix que l’on est amené à faire et ce qu’ils impliquent.

Je vous préviens, ce n’est pas une énième histoire d’amour interdit qui dégouline de guimauve. Non, c’est bien plus que cela. Car Michel Bussi propose bien des surprises et des rebondissements à son lecteur à un très bon rythme. Avec un final époustouflant, comme il a l’habitude de nous en donner. Et n’oublions pas qu’il y a une enquête policière au cœur de tout cela. Car Nathalie veut trouver qui tire les ficelles, qui s’amuse avec ses sentiments et remet en question le contrat signé avec Ylie vingt ans auparavant. D’ailleurs, préparez-vous, quand vous découvrirez ce qu’est ce fameux pacte, vous allez vous décomposer !

Ce roman est bourré d’émotions, c’est bien simple, arrivée à la moitié du livre, j’avais signé mon arrêt de mort, je n’ai pas pu le lâcher avant le dénouement, j’ai veillé tard afin de pouvoir le terminer, savoir. Connaitre le fin mot de l’histoire. Et j’avoue aussi que les vannes ont lâchées, j’ai pleuré. Je me suis rendue compte que je ne faisais qu’un avec ce livre, je me suis imprégnée de cette histoire, je l’ai vécue de l’intérieur en compagnie de Nathalie.

 

"Laisse moi un peu de toi,
Une miette, trois paillettes, un petit bout de ton cœur."

Le lecteur découvre Montréal, Los Angeles, puis Barcelone, petit voyage touristique très agréable, truffé de références cinématographiques et musicales qui raviront les amateurs.

Gros bémol ! la couverture ! Mais décidément ! Moi qui suis hyper sensible aux couv’, celles de tous les livres de Bussi sont horribles ! Je suis d’accord, on y retrouve chaque  clin d’œil du roman, mais c’est bien tout. Je rêve d’un Bussi avec une couv’ à la hauteur du contenu !

Je ne peux que vous conseiller de vous jeter sur ce roman. Je n’ai pas tout lu de Bussi, mais celui-ci est tout en haut de mon classement. Je ne suis pas prête d’oublier cette lecture bouleversante.

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