Fête du livre de Saint Etienne 2021 – 15 au 17 octobre 2021

Comment se retrouver à la fête du livre de Saint-Etienne sans avoir percuté que c’était le jour J ? Allez, je vous emmène ! C’était une journée folle !

Je pense que je suis en train de perdre la boule. J’ai toujours du mal à me projeter au delà d’une semaine, et là, en l’occurrence, au delà de la journée ! Je suis un boulet…J’avais l’impression que la fête du livre de St Etienne était loin, très loin…Et bien non….Quand ma fille m’a lancé vendredi soir « Au fait, on s’organise comment demain ? »….Le temps que mes neurones se connectent….WHAAAAAT ?

Bref, me voici arrivée de bon matin, pas en pyjama, mais presque, à St Etienne.

J’ai potassé le planning des conférences dans le train.

Différents lieux, comme d’habitude. Le chapiteau des dédicaces place de l’Hôtel de Ville, des rencontres à l’Hôtel de Ville, les bouquinistes place Jean Jaurès, un espace dédié à l’environnement et au design, au développement personnel, à la nutrition et à la santé place Dorian, les auteurs locaux à la Bourse du Travail, la littérature jeunesse place Chavanelle. J’ai bien vite pris conscience qu’il allait falloir faire des choix !

A peine arrivée, je tombe sur Ségolène, ma copine blogueuse. On avait oublié de faire une photo toutes les deux lors des Boënnales le mois dernier (boulet, je vous dis, c’est pas nouveau !). Allez, hop, voilà chose faite ! Et heureusement, car on ne s’est pas recroisées de la journée !

J’ai attaqué la journée sous le chapiteau de la place de l’Hotel de Ville. A l’ouverture, pas beaucoup de monde, cela m’a permis de repérer où étaient placés les auteurs que je souhaitais voir et de papoter avec les copains libraires.

Gordon Zola

était là à l’ouverture, lui aussi, ça tombait bien ! J’avais repéré ses bouquins lors de précédentes fêtes du livre, sans jamais me laisser tenter. C’est désormais chose faite, je vais pouvoir entrer dans son univers. J’ai envie de lire des choses légères qui me font rires, je pense être tombée sur l’auteur parfait pour cela.

Sonja Delzongle

arrive à son tour. Nickel ! J’ai prévu ces prochains mois de faire une « cure de Sonja ». J’ai quatre livres d’elle à dévorer ! Certains font une cure de vitamines à l’approche de l’hiver, moi je pense hiberner avec les romans de Sonja !

Retrouvez mes chroniques de :

« Cataractes », « Boréal », « Récidive », « Quand la neige danse »

Michel Bussi

toujours aussi souriant et avenant.

Retrouvez mes chroniques de :

« Rien ne t’efface« , « J’ai dû rêver trop fort« , « Sang famille« , « On la trouvait plutôt jolie« 

Sorj Chalandon

enfin je peux le rencontrer ! Il devait participer à la fête du livre de Saint-Etienne édition 2019, mais la grève SNCF l’avait contraint à annuler sa venue, comme beaucoup d’auteurs cette année-là. J’ai pu lui faire dédicacer les deux ouvrages qui patientaient dans ma bibliothèque depuis…

A noter que Sorj fait partie de la sélection pour le Goncourt avec « Enfant de salaud ».

Retrouver ma chronique de :

« Une joie féroce« 

MOTS EN SCÈNE

UNE CHANCE SUR UN MILLIARD


Gilles Legardinier
Éditions Flammarion
Roman
Par la compagnie Coeur d’Art & Co

MÉDIATION
Mohammed AÏSSAOUI, écrivain et journaliste
Le Figaro Littéraire.

Bientôt 11h, il est temps de se rendre à « La Gayola », place Jean-Jaurès, pour un spectacle avec l’intervention de Gilles Legardinier.

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre !

Déjà, je n’avais jamais mis les pieds à la Grayola.

Un lieu atypique avec beaucoup de charme et de cachet, où la compagnie Coeur d’Art & Co offre une mise en scène exclusive de plusieurs passages de « Une chance sur un milliard ».

Un spectacle que j’ai beaucoup apprécié, les trois artistes ayant réussi à rendre le texte vivant. L’humour a été retranscris avec beaucoup de panache, et les bruitages étaient au top ! Notamment, grâce à l’utilisation d’une brosse à dents électrique pour bruiter le moteur de la Batmobile !

Gilles est intervenu à l’issue du spectacle.

Charmant, il a gentiment accepté de faire une photo et nous avons pu discuter un peu de son dernier roman.

Retrouvez mes chroniques de :

« Mardi soir 19h« , « J’ai encore menti« , « Une fois dans ma vie« , « Quelqu’un pour qui trembler« , « Le premier miracle« 

Pause déjeuner avec Sophie, ma fille, que j’ai retrouvé.

Un petit tour vers la maison Thomas, sous les arcades, où un café était offert, accompagné d’un petit carreau de chocolat. Quel bonheur !!

Retour sous le chapiteau avant la cohue du samedi après-midi !

Le monde s’agglutine chez Gilles Legardinier !

Jean-Christophe Ruffin

Maud Ventura

Ravie de l’avoir rencontrée ! J’avais adoré son roman. Maud est pétillante, drôle, et très énergique ! Une belle personnalité !

Retrouvez ma chronique de « Mon mari« .

Anne Berest

Achat compulsif, ou presque, sur les conseils toujours avisés de Gérard Collard. Il me semble avoir vu passer un post du journaliste sur FB précisant que « La carte postale » était, je cite, « Le meilleur roman français de la rentrée ». A suivre donc !

Un petit bol d’air vers les bouquinistes.

Des livres à perte de vue…

Je continue l’après-midi avec la première conférence :

JAMAIS SANS MON ANIMAL


Ariane Bois, Sonja Delzongle, Agnès Mathieu-Daudé, Nicolas Puzenat

Le bestiaire est un puissant vivier dans lequel puisent les écrivains et illustrateurs.

Modération : Emmanuelle Klein

La salle était magnifique ! Visez un peu :

Sonja est venue avec Purple son petit chihuahua

😍

De gauche à droite : Emmanuelle Klein, Nicolas Puzenat, Agnès Mathieu-Daudé, Sonja Delzongle et Ariane Bois.

Nicolas Puzenat est un scénariste, dessinateur et coloriste de bandes dessinées français.

Après des études de Lettres, Nicolas Puzenat a enseigné en France, en Belgique puis en Argentine. Son travail l’amène à beaucoup voyager en Amérique du Sud. Là comme ailleurs, il regarde avec étonnement l’étrangeté d’un monde vacillant, qui semble éternellement et partout sur le point de tomber. C’est à Buenos Aires que se déroule l’action de son premier roman graphique, « Espèces invasives ». Nicolas Puzenat vit aujourd’hui à Barcelone.

Et si Néandertal n’avait pas disparu ?…

Pourquoi les Nors, descendants de Néandertal, ont-ils dressé une muraille impénétrable entre eux et les descendants de Sapiens, coupant subitement tout commerce avec leurs rivaux de toujours ?
Pour répondre à cette question dont dépend la paix du royaume, Timoléon de Veyres, jeune médecin tout juste promu, doit aller sur ordre du prince, et au péril de sa vie, à la rencontre de ce peuple étrange au physique rustre et primitif, mais dont le savoir et les richesses immenses sont convoités par les Hommes…

En compagnie de Pontus, être pusillanime, mais ami fidèle, Timo s’embarque dans un voyage initiatique et sensuel qui changera définitivement son regard sur le monde…

Après des études de lettres et d’histoire, Agnès Mathieu-Daudé est devenue conservateur du patrimoine : œuvres des musées, souvenirs d’enfance, passions fulgurantes, confitures, bref, tout ce qui est utile et surtout inutile alimente son œuvre, qui compte deux romans de littérature générale édités chez Gallimard et une jolie série de romans jeunesse édités par L’école des loisirs.

Amos, jeune chercheur français, travaille depuis peu à la fondation Wallaciana, à Durham. À défaut de rhinocéros à étudier, sa spécialité, il doit écrire – et surtout romancer, le supplie son éditrice – la biographie d’Alfred Wallace. Explorateur et naturaliste talentueux mais discret, celui-ci a été éclipsé par Darwin, avec qui il partage pourtant la paternité de la théorie de l’évolution des espèces.
D’accord, mais il pleut tout le temps et Amos s’embourbe. La seule chose à laquelle il soit parvenu en six mois – et est-ce réellement une bonne idée ? –, c’ est d’avoir une liaison avec Elizabeth, la femme de son patron. Alors qu’il croit son quotidien condamné à être aussi immobile que cette petite ville du nord de l’Angleterre, quelques événements inattendus vont, en une semaine, le secouer et lui prouver qu’il faut parfois des accidents pour accélérer les mutations des espèces, et de la nôtre en particulier.

Sonja Delzongle est une femme de lettres française, auteure de roman policier.

Dana Skoll est son pseudonyme pour la littérature jeunesse et fantasy.

Née d’un père français et d’une mère serbe, elle a grandi entre Dijon et la Serbie. Elle a mené une vie de bohème, entre emplois divers (les plus marquants ayant été le commerce artisanal africain-asiatique et la tenue d’un bar de nuit) et écriture.

Après un DEUG en Langues et Lettres Modernes, elle s’attaque au concours de l’École des Beaux-Arts de Dijon et obtient un diplôme au bout de six ans. Elle peint et expose durant une quinzaine d’années, puis devient journaliste en presse écrite à Lyon.

Après l’écriture d’une nouvelle devenue depuis un roman court, « La journée d’un sniper » (2007), elle publie un premier thriller « À titre posthume » (2009), puis « Le Hameau des Purs », en 2011.

C’est en 2011 qu’elle commence l’écriture de « Dust ». Sa passion pour l’Afrique, qui remonte à sa petite enfance, l’a amenée à y faire de multiples séjours.

Son roman parait en 2015 chez Denoël et connait un succès éditorial et public. La même année, elle obtient le Prix Anguille sous Roche.

En 2016, parait « Quand la neige danse », toujours chez Denoël, qui met également en scène la profileuse Hanah Baxter et dont l’action se passe non plus au Kenya mais dans le froid nord-américain. « Récidive » paru en 2017 nous offre une troisième enquête.

Après une épopée arctique dans « Boréal » (2018), elle revient cette fois dans les montagnes des Balkans, ses racines, avec « Cataractes » (2019).

Sonja Delzongle habite Lyon depuis 2001.

Et si les animaux n’étaient que de malheureuses sentinelles… « C’est le bruit, qui tue. Le dernier chant. Il apporte la mort ». Telle est la prédiction de la vieille Innu devant l’immense cimetière qu’est devenu le fleuve Saint-Laurent en ce matin d’août 2021. A perte de vue, des marsouins, des bélugas, quelques orques, flottent le ventre en l’air. Une hécatombe sans précédent. Deux mois après, dans une réserve du Congo, les gorilles succombent eux aussi à un mal inexpliqué. Et, chose stupéfiante, les survivants, prostrés semblent pleurer… Quel lien entre ces phénomènes qui se multiplient dans le monde ? A qui profite la disparition de ces êtres vivants ? C’est ce que se demande Shan, chercheuse à l’Institut de virologie de Grenoble, en découvrant le dossier déposé sur son bureau par un stagiaire. La voilà décidée à mener l’enquête, seule. Mais déjà, des yeux la surveillent, quoi qu’elle fasse, où qu’elle s’envole… Et à l’approche de la vérité, Shan mettra en jeu non seulement ses convictions, mais aussi sa propre vie. Entre peurs ancestrales et angoisses de fin du monde, une plongée vertigineuse aux confins de l’humanité. Un thriller intense et bouleversant.

Ariane Bois est romancière et journaliste.

Elle est titulaire d’un DEA d’histoire contemporaine de Sciences Po (1984) et d’un M.A. en journalisme de l’Université de New York (1986).

Elle a été grand reporter au sein du groupe Marie-Claire et critique littéraire pour le magazine « Avantages » de 1988 à 2015. Ariane Bois est critique littéraire pour les romans et les essais au Groupe Psychologies depuis 2018.

« Et le jour pour eux sera comme la nuit » (2009), son premier roman, a été récompensé par le Prix du Premier Roman 2009 de la ville de Dijon, lauréate de la bourse Thyde Monnier de la Société des gens de Lettres automne 2009 et le Prix 2010 « un livre, une commune » de Combs-la-Ville.

Son quatrième roman, « Sans oublier » (Belfond 2014), obtient le Prix Charles Exbrayat 2014 de la ville de Saint-Étienne, suivi de « Le gardien de nos frères » (Belfond, 2016), Prix Wizo 2016, Prix de La ville de Mazamet, Prix de la ville de Vabre.

Il n’y a pas d’hommes libres sans animaux libres.

Ils ne se connaissent pas et pourtant, en cette journée caniculaire de septembre 1916 dans une petite ville du Sud des États-Unis, ils assistent parmi la foule au même effroyable spectacle : l’exécution par pendaison d’une éléphante de cirque, Mary, coupable d’avoir tué un homme. Cette vision bouleversera la vie d’Arabella, de Kid et de Jeremy.

De l’Amérique qui entre en guerre au Paris tourbillonnant des années 1920, des champs de bataille de l’Est de la France aux cabarets de jazz, des pistes du cirque jusqu’au Kenya dissolu des colons anglais, ces trois êtres devenus inséparables vont se lancer sur la trace des éléphants au cours d’une prodigieuse expédition de sauvetage.

Dans cette éblouissante saga, une jeunesse éprise de nature et d’absolu livre son plus beau combat pour la liberté des animaux et celle des hommes.

Seconde conférence, au même endroit, ça tombe bien, je suis au premier rang lol.

VIVRE SEUL OU À PLUSIEURS


Zoé Brisby, Véronique de Bure, Isabelle Flaten, Zelba

Qui sont nos parents ? Sommes-nous leurs enfants rêvés ? Un brin de folie peut-il entraver la belle mécanique des foyers ?

Modération : Emmanuelle Klein

De gauche à droite : Emmanuelle Klein, Zoé Brisby, Véronique de Bure, Zelba et Isabelle Flaten.

Lauréate du Mazarine Book Day 2018 avec son roman L’habit ne fait pas le moineauZoe Brisby, diplômée en histoire de l’art, aime raconter des histoires mêlant humour et sagesse, rire et philosophie.

Dans ses histoires pleines de fraîcheur, elle mêle profondeur des sentiments et humour.

– Vous verrez, vous allez vous plaire ici, sourit Ernest.
Luc se leva d’un bond.
– Mais non, justement ! Je ne veux pas rester. Je dois sortir.
– Vous avez raison, il faut vous aérer. Je m’apprêtais à aller me suicider. Je compte me pendre au grand pommier. Souhaitez-vous vous joindre à moi ?

Bienvenue à la clinique psychiatrique Beausoleil ! Demeure de charme abritant des pensionnaires hors du commun. Ce petit monde vit en harmonie sous le regard bienveillant de Marguerite, l’infirmière en chef, et du mystérieux Dr Petitpas.
Soudain, tout change quand Luc, nouveau patient, fait une entrée fracassante. Cette arrivée et l’apparition d’un nouveau directeur sans scrupules bouleversent un quotidien bien réglé. Les patients vont devoir prendre les choses en main…
C’est le début d’une aventure de folie !

Véronique de Bure est une auteure et éditrice française.

Bourbonnaise, originaire de Vichy (Allier), elle s’installe à Paris où elle travaille pour les éditions Stock.

En 2009, elle publie son premier roman « Une confession ». En mars 2011, elle dresse dans « Un retraité » (qui sera ré-édité en 2019 par les éditions Flammarion sous le titre « Chirac intime »), le portrait intime de Jacques Chirac, 5e président de la Cinquième République Française, avant de s’intéresser à l’enseignement privé avec « J’ai mis mon fils chez les cathos », édité aux éditions Belfond en 2014.

« Un clafoutis aux tomates cerises », son deuxième roman, parait chez Flammarion en février 2017.

En 2019, elle accepte un poste de Directrice littéraire aux éditions Flammarion.

En mai 2021, elle publie « Un amour retrouvé » aux éditions Flammarion, un roman autobiographique sur l’histoire de sa mère.

Mariée, elle est mère de deux enfants.

« Il m’arrive une drôle d’histoire… »

C’est par ces mots que Véronique est accueillie cette nuit-là par sa mère, soixante-treize ans. Et c’est vrai que c’en est une, drôle d’histoire, celle de la réapparition d’un premier amour, premier chagrin aussi, dont elle était sans nouvelles depuis plus de cinquante ans.

Très vite va reprendre une cour à l’ancienne, faite de visites, de billets doux, de retrouvailles émues et de mains qui s’effleurent. Comment vit-on l’amour retrouvé à l’âge des tables de bridge et du temps qui s’étire ? Et comment, lorsqu’on est la seule fille de la fratrie et que l’on peine encore à faire le deuil d’un père trop tôt disparu, accepter l’intrusion de l’homme du passé et la liberté nouvelle d’une mère qui nous échappe ?

Zelba est une illustratrice allemande, née sous le doux nom guttural de Wiebke Petersen.

Elle réalise un parcours classique « Beaux-Arts-Kébab-Frites » entre la France et l’Allemagne. Pendant un échange Erasmus avec l’école des Beaux-Arts de Saint-Étienne, elle rencontre le mâle idéal et s’installe, bien qu’elle n’aime pas le fromage.

En 1999, elle intègre l’agence berlinoise « Hirschpool » grâce à laquelle elle réalise plein de dessins pour des clients allemands, français et suisses.

En 2002 paraît l’album jeunesse Cap sur Cacao (texte de Hermann Moers) aux éditions Nord-Sud. Depuis fin 2006, Zelba publie des histoires illustrées sous forme de BD sur son blog.

En 2009 sortent les albums « Ma vie de poulpe » et « La mouette » aux éditions Jarjille. En 2010 paraît le conte moderne un peu coquin « Jeanne et le jouet formidable » chez L’atelier du poisson soluble et en juin 2011 « C’est du propre ! », à nouveau chez Jarjille.

En 2006, deux sœurs aident leur mère à mourir. A sa demande, elles donnent la mort à celle qui leur a donné la vie. Après « Dans le même Bâteau », Zelba signe un roman graphique bouleversant et lumineux sur cet acte vertigineux. Elle évoque le moment, à la fois intime et universel, de la perte d’un être cher.
Il aura fallu 13 ans à Zelba pour raconter cette histoire, croiser ses souvenirs avec ceux de sa sœur, changer certains noms et romancer en partie. Elle aborde de front l’euthanasie, ou la mort assistée, sujet qui suscite des débats contradictoires en Europe. Forte de son expérience, elle milite pour que chaque personne puisse choisir, le moment venu, de mourir comme elle l’entend. A quel moment les soins palliatifs se transforment en acharnement thérapeutique ? Combien de temps peut-on décemment prolonger l’agonie ? Peut-on décider de mourir ? L’euthanasie, ou la mort assistée, est une question délicate à laquelle les pays d’Europe répondent de manière très différente.
C’est en tout cas un sujet sensible qui parle à tout le monde. Le jour de la mort de Vincent Lambert, le 11 juillet 2019, Zelba décide de raconter les derniers instants de la vie de sa mère et dans quelles circonstances sa sœur et elle ont accepté de l’assister à mourir. Cette histoire, Zelba la porte en elle depuis 13 ans et avait tenté plusieurs fois de la raconter avant de renoncer. Ce jour-là, elle comprend qu’il est temps de témoigner et partager cette expérience douloureuse et universelle.

Isabelle Flaten a vécu ici ou là dans différentes villes d’Europe. Elle réside désormais à Nancy.

Après une première vie ordinaire, elle a décidé pour la seconde de se consacrer entièrement à l’écriture.

Après « Les noces incertaines » (2014) et « Se taire ou pas » (2015), « Chagrins d’argent » (2016) est le troisième livre de cet auteur édité par le Réalgar.

Isabelle Flaten est également l’auteur de « L’imposture » (coécrit avec Anne Gallet), publié à La dernière goutte en 2008.

Et si tout souvenir de famille n’était que fiction ?
Une femme découvre une fois devenue adulte qu’elle est née de père inconnu. Une double enquête commence, à la fois sur l’identité de son père mais aussi sur les raisons du mensonge de sa mère. Chaque parcelle de la vie de cette mère excessive et trouble, professeure de collège libertaire, cache une ombre lourde de sens.
Un récit pudique et sobre, où la force des souvenirs d’enfance emporte le lecteur dans un rire noir omniprésent.

Et une petite photo à la fin de la conf’ avec Zoé Brisby.

Je retrouve Sophie dans une autre salle de l’Hotel de Ville pour la dernière conférence du jour.

MAUVAISES GRAINES


Delphine Coulin, Halfbob, Yann Madé, ORLAN, Susie Morgenstern

Rien ne les arrête ! De sublimes personnages émaillent les récits de ces vies tumultueuses, frottées à l’art et à la musique.

Modération : Sonia Déchamps

La salle était certes plus grande, mais bien moins fastueuse que la précédente.

Nous étions assises pile sous cet immense luminaire. Heureusement qu’il était bien accroché !!!

Avec Sophie, nous attentions avec impatience ORLAN, il faut bien l’avouer. On a acheté son livre avant, et Sophie a réussi à le faire dédicacer avant d’assister à la conférence.

De gauche à droite :

Yann Madé, Halfbob, Delphine Coulin, ORLAN, Susie Morgenstern, Sonia Déchamps

Née en 1947 à Saint-Etienne, devenue ORLAN dans les années 1960, la plasticienne a désigné son corps comme  « le lieu du débat public ».

ORLAN est l’une des plus grandes artistes françaises, reconnue à l’internationale. Elle utilise la sculpture, la photographie, la performance, la vidéo, la 3D, les jeux vidéo, la réalité augmentée ainsi que les techniques scientifiques et médicales comme la chirurgie et les biotechnologies.

ORLAN est une artiste française féministe reconnue dans le monde entier. Photographie, vidéo, sculpture, performance : ses œuvres embrassent de multiples disciplines et questionnent le corps, l’hybridation, I’ADN, les biotechnologies, l’intelligence artificielle, la robotique.
ORLAN a pratiqué très tôt la performance, dans la rue, dès 1964, à l’âge de dix-sept ans, et son « Baiser de l’artiste » l’a rendue célèbre en 1977. A partir de 1990, elle entreprend de remettre en question les critères de beauté imposés par la société dans une série d' »opérations chirurgicales-performances » qui l’ont fait connaître du grand public et dont certaines ont été diffusées en direct par satellite à New York, Toronto et au Centre Pompidou à Paris.
ORLAN écrit chaque nuit depuis l’adolescence et nous la découvrons écrivaine dans cette autobiographie où elle dit tout sur son parcours personnel, depuis sa naissance à Saint-Etienne dans un milieu ouvrier, ses amours, ses déboires, ses traumatismes et sa vie d’artiste sur la scène française et internationale dont elle a côtoyé les figures les plus importantes. Cette étonnante confession révèle la vie d’une femme engagée et exceptionnelle, qui ne ressemble à personne – une des artistes les plus importantes de notre époque.

Susie Morgenstern, de son nom de jeune fille Hoch, est une auteure et illustratrice jeunesse.

Elle fait ses études à la Rutgers University, puis à Jérusalem à l’Hebrew University et enfin à Nice, à la faculté de lettres où elle fait sa thèse de doctorat en littérature comparée sur « Les fantasmes chez l’écrivain juif contemporain. »

Elle rencontre un mathématicien et chercheur Français (Jacques Morgenstern, aujourd’hui décédé) et a deux filles : Aliyah et Mayah. A partir de ce moment là, elle cesse de jouer professionnellement de la contrebasse dans des registres de jazz et de classique.

Grâce à ses enfants, elle commence sa carrière en tant qu’auteure et illustratrice pour la jeunesse.

Elle a également enseigné l’anglais à l’Université de Nice.

Susie Morgenstern a reçu de nombreux prix pour ses livres: le Grand prix du livre pour la jeunesse pour « C’est pas juste ! », le prix loisirs jeunes lecteurs pour « Un anniversaire en pomme de terre, » le prix 1000 jeunes lecteurs pour « Oùkélé la télé » et « les deux moitiés de l’amitié. » « Lettres d’amour de 0 à 10 » , « Joker, » « Privée de bonbecs, » « L’orpheline dans un arbre » ont également été primés.

Elle est devenue Chevalier de la Légion d’Honneur en mars 2016.

Quelle vie ! Plus riche, plus inouïe, plus drôle qu’un roman !
Cela tombe bien, Susie Morgenstern est romancière: elle a publié plus de cent cinquante livres, dont d’immenses best-sellers pour les enfants.
Avec elle, impossible de s’ennuyer. Tout est rire, autodérision, émotion. Elle a l’art de raconter les petits et les grands moments de la vie, les chagrins, les joies, mais surtout l’éblouissement d’aimer.
De ses 18 exils, elle tire un hymne à la vie qui se lit pied au plancher et sourire au lèvres.

Delphine Coulin est née en Bretagne et vit à Paris. Après des études de lettres et Sciences Po, tout en travaillant pour la télévision, elle a réalisé des courts-métrages de cinéma qui ont obtenu de nombreux prix, de Cannes à Los Angeles, en passant par le prestigieux Prix de la Critique Française (Souffle, 2001). Ces films lui ont permis d’affirmer un univers très personnel, où le cycle de la vie est un apprentissage cruel, où l’éphémère n’est qu’un maillon de l’éternité.
Les Traces est son premier roman.

Avec sa sœur Muriel, elle réalise « 17 filles » en 2011.

« Sans les mauvaises filles, les époques n’avancent pas. Elles sont des pionnières, nécessaires à la marche du monde. »

« Loin, à l’Ouest » est l’histoire de quatre mauvaises filles. Georges, que sa mère a prénommée ainsi pour qu’elle ait « une vie d’homme », Lucie, sa belle-fille, qu’elle a haïe puis aimée, Solange, sa petite-fille à la beauté singulière, et puis son arrière petite-fille, Octavie, qui tente aujourd’hui de résoudre le « mystère Georges » à l’aide d’Internet.
On y croise aussi Louise Michel, et Calamity Jane.
Avec elles, on traverse plus d’un siècle du point de vue des femmes.
Ces femmes gigognes disent quelque chose de l’existence corsetée qu’on a cherché à leur imposer et du goût de l’imaginaire, seul capable de les sauver. Quel est le poids d’un prénom, d’un nom, d’une famille, d’un livre, sur un destin ? Que choisit-on, que réécrit-on ? A-t-on le droit le réinventer sa vie ?
Raconter leur histoire, leur part de vérité et de réinvention, c’est faire un éloge du mensonge, parce qu’il rend la vie plus belle, et que parfois, il préserve de l’oubli. C’est ériger la fiction en reine, parce qu’elle permet à chacun de faire le récit de sa vie.
Ce livre, cette saga, est avant tout une célébration de l’imaginaire.

Halfob est né en 1974 à Saint-Étienne, est auteur de bandes dessinées publiées chez Vide Cocagne, Jarjille et Futuropolis. Également illustrateur, il dessine des pochettes de disques, principalement pour le label Influenza Records. Il collabore régulièrement à la revue Topo, et travaille dans l’illustration jeunesse, notamment pour la collection Petites et grandes questions aux éditions Fleurus.

En juillet 2015, Raymonde Howard, chanteuse de rock, Thomas W. et Anto, partent en tournée en Angleterre pour trois dates : Lincoln, Northampton et Oxford. Lors des premiers concerts, des douleurs au dos et dans le bas-ventre se font sentir chez Raymonde. Mais cest lorsqu’elle narrive plus à marcher et que le paracétamol codéiné ne se montre plus assez puissant que commence la deuxième partie du voyage, dans les hôpitaux publics anglais…

Dessinateur marseillais, Yann Madé est un passionné de BD depuis son adolescence.

Après un passage éclair en École d’Art de Luminy où il découvre que la bande dessinée n’a pas vraiment sa place, il se tourne vers l’animation socio-culturelle, une branche qui lui permet d’animer des ateliers de dessins.

Il se relance bien plus tard dans les études d’Arts-plastiques, à Aix-En-Provence et, après le Capes et l’Agrégation, fonde le projet « Volcan Amadeus » avec lequel il organise des ateliers BD.

Grâce à ce projet, Yann Madé auto-édite deux de ses albums : « Faire danser le Golem » (2014) et « Encore Raté : Titre provisoire » (2013).

« Cher Moktar » (2016), écrit en réaction aux attentats de Charlie Hebdo, paraît chez un autre éditeur : La Boîte à Bulles.

Microsillon (nom masculin) : Le disque microsillon a été le principal support de diffusion d’enregistrement sonore commercial pendant la seconde moitié du XXe siècle (…) La surface en vinyle de chaque face est parcourue par un sillon en spirale sur lequel le début de l’enregistrement se trouve à l’extérieur et la fin vers le centre du disque. Qu’est-ce qui nous fait tourner, nous, les mecs ? Un point d’équilibre, notre nombril, nos playlists idéales, le rock, les filles ? Mais qu’est-ce qui nous fait avancer, nous, les mecs ? L’envie de laisser une trace, une oeuvre, des enfants, des histoires, des histoires de mecs valables, de mecs justes… L’envie de dessiner, de case en case, de plage en plage, de disque en disque… Ou juste l’envie de danser ? Et tant pis si on est rouillés…

Les conférences m’ont permis de découvrir des auteurs vers qui je ne me serai pas forcément tournée. J’ai trouvé Susie très sympa, fraîche et drôle. Et comme elle a bien repris la phrase de Pessoa « Mange du chocolat ma fille », je vais suivre son conseil !

Autre auteure sur laquelle je vais me pencher : Véronique de Bure. J’ai très envie de me plonger dans « Un amour retrouvé ».

J’ai refait un saut sous le chapiteau, pour choper « Le hameau des purs » de Sonja Delzongle et la dédicace de Zoé Brisby, que j’avais promis à Julie, puisque nous avions lu ce livre en lecture commune. Retrouvez notre lecture commune de « Plus on est de fous… »

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Photo sans masque, c’est quand même mieux !

On va faire de la garde alternée de bouquin avec Julie, pour pouvoir profiter de cette dédicace chacune notre tour ! On lance le concept.

Ça a été la course pour avoir le train du retour, j’ai passé une superbe journée. Seul regret : n’avoir pas eu le temps d’aller saluer les auteurs régionaux, à la Bourse du Travail, un peu trop excentrée je trouve. Sophie y a été pour moi, elle en a profité pour faire dédicacer le dernier roman de Chrystel Duchamp. Retrouvez ma chronique du « Sang des Belasko« .

Une belle récolte !!

Romans que j’avais déjà :

Mes achats :

Une belle journée ensoleillée, de superbes rencontres, un bilan salon au top, comme j’aime !!

3 réflexions sur “Fête du livre de Saint Etienne 2021 – 15 au 17 octobre 2021

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