« L’empathie » d’Antoine RENAND

Informations :

Titre : l’empathie

Auteur : Antoine Renand

Éditeur : Robert Laffont La bête Noire

Nombre de pages :  464 pages

Format  et prix : broché 20.00 € / numérique  13.99 €

Date de publication : 17 janvier 2019

Genre : polar

Résumé :

« Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis des années et qu’il parvenait enfin à assembler. On en parlerait. Une apothéose. » Cet homme, c’est Alpha. Un bloc de haine incandescent qui peu à peu découvre le sens de sa vie : violer et torturer, selon un mode opératoire inédit. Face à lui, Anthony Rauch et Marion Mesny, capitaines au sein du 2e district de police judiciaire, la « brigade du viol ». Dans un Paris transformé en terrain de chasse, ces trois guerriers détruits par leur passé se guettent et se poursuivent. Aucun ne sortira vraiment vainqueur, car pour gagner il faudrait rouvrir ses plaies et livrer ses secrets. Un premier roman qui vous laissera hagard et sans voix par sa puissance et son humanité.

 

 

Mon avis :

Voilà une lecture qui me laisse perplexe. Je viens de le refermer et je suis incapable de dire si je l’ai aimé ou pas. Je vais essayer de vous expliquer pourquoi…Analysons tout ça….

Tout avait bien commencé, avec ce tueur voyeur qui se faufile par les fenêtres ouvertes, un espèce de Spiderman des temps modernes, avide de sang et de violence. On fait connaissance avec Anthony Rauch et Marion Mesny, notre équipe d’enquêteurs au sein de la brigade du viol. Je me délectais d’avance de l’enquête à suivre.

Et boum, virage à  360 ° de la part d’Antoine. Exit notre tueur, nous voilà concentrés sur les autres personnages (je ne veux pas vous en dire trop…), qui ont chacun un passé bien sombre dont lequel nous plongeons allègrement. C’est là que j’ai commencé à me noyer. Trop de violence, trop de personnages cabossés (en fait, pas un ne tient la route, on s’en rend compte plus on avance dans les chapitres). On bascule plus dans le documentaire sur les conséquences sur la psyché des victimes de viols, leur reconstruction, leur capacité à la résilience ou pas. Néanmoins, c’était très intéressant, car traité avec un ton juste et sensible.

Côté construction, la première et la seconde partie m’ont tenu en haleine. Le rythme était excellent, les scènes très visuelles, j’ai vérifié la fermeture de mes fenêtres à plusieurs reprises, j’étais conquise. Bon, quasi conquise car Alpha, notre tueur, avait tout de même des capacités de surhomme difficilement crédibles.

Les personnages par contre n’ont pas vraiment réussis à me toucher, je n’ai ressenti de l’empathie que rarement. Ils étaient trop clichés et trop caricaturés. Pourtant leur construction était implacable et très intimiste, disséquée à l’extrême, aucun détail n’échappe au lecteur. Ce qui est assez dérangeant puisque le sujet est grave.

J’avoue avoir été agréablement surprise par la plume de l’auteur. Détaillée, visuelle, juste. Côté rythme, c’est un peu en dents de scie, je dois l’avouer. Il y a des chapitres courts qui nous tiennent en haleine, à ces moments-là, mieux valait ne pas m’interrompre, j’aurais pu être méchante, et d’autres, spécialement dans la troisième partie, hyper longs, beaucoup trop longs, un véritable marathon dont j’ai bien cru ne jamais arriver au bout.

Une lecture en demi-teinte pour moi, mais néanmoins avec pas mal de points positifs. Je vous laisse le découvrir et vous faire votre opinion.

#Lempathie #AntoineRenand

 

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En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : La Bête Noire ! Quand je vois cela ça fait tilt dans ma tête !

Auteur connu : je l’ai vu aux Quais du Polar et j’avais déjà entendu parler de son roman en amont, c’était l’occasion de me laisser tenter ! Après, je suis tellement aux petits soins pour mes romans dédicacés que j’ai attendu les vacances pour le lire, afin de ne pas l’abîmer.

antoine renand

Émotions ressenties lors de la lecture : au départ de la délectation, de l’envie, un certain voyeurisme aussi, de la crainte, de la peur, et ensuite, de l’ennui, mais également beaucoup d’effroi lorsque j’ai appris le passé de nos protagonistes.

Ce que j’ai moins aimé : le rythme fluctuant, les longueurs sur le passé des personnages. Et à la fois c’était intéressant. C’est là tout le paradoxe de cette lecture.

Les plus : le mode opératoire du tueur, la manière de s’introduire chez ses victimes est assez originale, l’écriture dynamique quand il le faut.

2 réflexions sur “« L’empathie » d’Antoine RENAND

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