« Ce ne sont pas les mouettes » de Didier GIROUD-PIFFOZ

Informations :

Titre : ce ne sont pas les mouettes

Auteur : Didier Giroud-Piffoz

Éditeur : Ella

Nombre de pages : 145 pages

Format  et prix : broché 16 € / numérique 6.49 €

Date de publication : 15 septembre 2016

Genre : littérature générale

Résumé :

Solène est aimée d’une passion unique, totale, absolue. Elle s’offre en retour dans un amour fou. De cet amour sublime que Benjamin Péret définissait ainsi : « (…) le lieu géométrique où viennent se fondre, en un diamant inaltérable, l’esprit, la chair et le cœur ».

Et l’Inde, sa beauté, ses mystères, sa lumière. Ses bidonvilles aussi, ses léproseries. Et cette quête douloureuse, improbable…

Mon avis :

Notre personnage principal (nous ignorons son nom, c’est un peu déstabilisant), est dévasté par le décès de l’amour de sa vie, Solène. Solène a été percutée par une voiture il y a moins d’un an. Tous deux s’aimaient d’un amour fou, sans tabou. Car l’amour de Solène et notre personnage est interdit, je vous laisserai le soin de découvrir pourquoi, je ne veux pas spoiler. La passion de Solène était la peinture, celle de son amoureux, la photographie. Le duo se rendait régulièrement dans une léproserie du sud de l’Inde.

Faire son deuil étant impossible pour notre personnage, il décide de faire un voyage en Inde, une sorte de pèlerinage du temps béni où il vivait avec Solène. Tenter de cicatriser cette plaie béante, aussi purulente que celle des lépreux. Faire taire le cri terrible de l’absence, du manque qui le ronge de l’intérieur.

Un roman court, qui se lit d’une traite, et c’est tant mieux car il est assez prenant. J’ai ressenti beaucoup de peine pour ce personnage dévasté par le chagrin. Ce point de départ permet à l’auteur de nous emmener en Inde, pays où il s’investit beaucoup. Il nous dresse un portrait juste et tendre de l’Inde, hors cartes postales. Les bidonvilles de Bombay, les traditions des hindous, les drames vécus par les victimes de la lèpre. Mais également l’Inde colorée, étincellante.

L’histoire de Surya et Dinesh m’a profondément touchée. Dinesh, atteint de lèpre, est rejeté par sa famille. Avec Surya, sa sœur, dont il ne veut pas se séparer, il va fuir dans la rue. Combien d’enfants connaissent une vie similaire, livrés à eux-même ? Et sans la rencontre avec sœur Angelina, que leur serait-il arrivé ? Je n’ose pas y penser…

La plume est élégante, riche et limpide. Le rythme est plutôt calme, harmonieux, comme une partition musicale. Solène est présente à chaque page, telle une âme bienfaitrice tentant de veiller sur l’homme de sa vie.

Niveau construction, l’auteur utilise le « tu » pour parler de son personnage, pardon, à son personnage. Choix plutôt non conventionnel, mais j’ai trouvé audacieux de jouer ainsi avec le point de vue, offrant une perspective différente au lecteur. Cela peut troubler, moi-même il m’a fallu un petit temps d’adaptation. La complicité entre le narrateur, le protagoniste et le lecteur en devient active, permettant pour l’un de retranscrire, et pour l’autre, de ressentir au mieux les émotions du personnage.

Il faudra patienter jusqu’à la fin pour obtenir l’explication quant au choix du titre. Cela m’a turlupiné toute la lecture ! Je me suis posé par mal de questions !

Si vous êtes à la recherche d’un style d’écriture différent (ça fait un bien fou !), d’évasion, d’un sujet fort qui vous touche, cette lecture est faite pour vous !

Je remercie Didier pour l’envoi de ce roman.

#CeNeSontPasLesMouettes   #DidierGiroudPiffoz

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En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : j’ai connu l’Inde à travers les écrits de Didier, et j’avoue que j’apprécie l’atmosphère qui se dégage de ce pays. Didier nous fait vivre vraiment à la perfection les ambiances. C’est donc tout naturellement que j’ai ouvert « Ce ne sont pas les mouettes ».

Auteur connu : j’ai découvert l’univers de Didier avec « Lettres d’amour d’un grand-père à ses petits-enfants », « Sœur Yvonne, vendéenne d’Ahmedabad » et « Le mystère du Gué Gorand » . C’est un auteur que j’apprécie, aussi bien littérairement qu’humainement.

Émotions ressenties lors de la lecture : du chagrin face à la douleur du personnage, de l’espoir, j’avais envie de le voir sortir la tête de l’eau, de l’admiration pour les hindous, mais aussi et surtout pour les sœurs qui s’occupent si bien des lépreux.

Ce que j’ai moins aimé : ne pas connaître le prénom du personnage ! Cela m’a déroutée, je dois bien l’avouer.

Les plus : le sujet grave traité de manière très juste, l’immersion en Inde, les émotions, la plume de l’auteur.

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