« Le bonheur est au fond du couloir à gauche » de J.M. ERRE

Informations :

Titre : le bonheur est au fond du couloir à gauche

Auteur : J.M. Erre

Éditeur : Buchet-Chastel

Nombre de pages :  104 pages

Format  et prix : broché 15 € / numérique 9.99 €

Date de publication : 7 janvier 2021

Genre : humour et feel-good

Résumé :

Enfant morose, adolescent cafardeux et adulte neurasthénique, Michel H. aura toujours montré une fidélité remarquable à la mélancolie. Mais le jour où sa compagne le quitte, Michel décide de se révolter contre son destin chagrin. Il se donne douze heures pour atteindre le bien-être intérieur et récupérer sa bien-aimée dans la foulée. Pour cela, il va avoir recours aux pires extrémités : la lecture des traités de développement personnel qui fleurissent en librairie pour nous vendre les recettes du bonheur…

Quête échevelée de la félicité dans un 32m² cerné par des voisins intrusifs, portrait attendri des délices de la société contemporaine, plongée en apnée dans les abysses de la littérature feel-good, « Le bonheur est au fond du couloir à gauche » est un roman qui vous aidera à supporter le poids de l’existence plus efficacement qu’un anti-dépresseur.

Mon avis :

Voilà un roman qui met de bonne humeur ! Le ton est donné avec la couverture et le résumé. On part pour un voyage détente et sans prise de tête. Lecteurs, si vous recherchez un roman profond avec une histoire étoffée, passez votre chemin. Ici, c’est la simplicité qui joue, et qui gagne !

Michel H., 25 ans, commence sa journée de manière dramatique : Bérénice, l’amour de sa vie, le plaque après….3 semaines de vie commune. Oui, vous avez bien lu, 3 semaines. Que faire ? Déjà, prendre un Xanax. Et réfléchir un peu avant d’enchaîner sur un Lexomil et retourner se coucher. Sa première idée étant le suicide, il va vite déchanter. En effet, les statistiques ne sont pas très folichonnes, et le pourcentage de réussite assez faible, finalement. Avec la chance qu’il a, il va bien se louper.

Michel, grand amateur de Houellebecq, est fidèle à la mélancolie depuis sa naissance. Lorsqu’il n’a pas le moral, il regarde des meetings politiques et cela lui fait le plus grand bien😀. C’est d’ailleurs en écoutant le discours d’Emmanuel Macron à Arras en avril 2017 qu’il va décider de reconquérir Bérénice. Le futur président ne vient-il pas de clamer « Quand on veut, on peut » ? En le regardant droit dans les yeux ? C’est un signe, non ? Pour cela il va se faire aider par internet, Google et Siri en tête.

« Chérie ?

-Mon nom se prononce « Siri »

-Chierie ?

-En quoi puis-je vous rendre service ? »

Une journée dans la vie de Michel, croyez-moi, ça vaut son pesant d’or ! Allez-y, foncez ! J’ai ri, un régal ! Entre les idées totalement farfelues de Michel, les tribulations de ses voisins, Monsieur Patusse, débarquant avec le règlement de la copro, et Piotr, le locataire du dessus, qui ne lésine pas sur la drogue et qui plane constamment à 15 000, il y a de quoi faire. Situations cocasses, malentendus, notre Michel, croyant dur comme fer que Bérénice va revenir d’ici quelques heures, tente le tout pour le tout. On ne peut qu’apprécier Michel, ce type à la vie complètement insensée, tortueuse et loufoque.

Un roman à prendre au second degré, juste pour le plaisir de la dérision, accepter un humour décalé, faire le vide et oublier notre quotidien si morose. Se mettre dans la peau de Michel durant les quelques heures que durera notre lecture. Et se dire que finalement, on aimerait bien avoir la même vision du bonheur que lui.

La plume est caustique, satirique et déjantée. Tout ce que j’aime ! Avec une belle touche de réflexion, malgré tout, avec la mise en garde des dangers de la nébuleuse toile qui dirige nos vies, le besoin d’aimer et d’être aimé, le respect des autres, les différences sociales. Ce n’est donc pas qu’un roman léger sans substance.

Le twist final enfonce le clou, m’arrachant un dernier sourire, avant de refermer ce livre, qui, je dois bien l’avouer, a le même effet qu’un anti-dépresseur.

« Citalopram, Cymbalta, Deroxat, Effexor, Fluoxérine, Norset, Paroxétine, Prozac, Seropram, Stablon, Zoloft : quand je n’arrive pas à dormir, je compte les antidépresseurs. »

#LeBonheurEstAuFondDuCouloirAGauche   #JMErre   #BuchetChastel

En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : le titre ! J’avais envie d’une lecture légère, et le résumé était prometteur.

Auteur connu : pas du tout pourtant il a publié plus d’une dizaine de livres. S’ils sont tous aussi drôles, je vais me pencher sur sa bibliographie !!

Émotions ressenties lors de la lecture : un bien-être, une envie de rire, j’ai décroché du quotidien, je me suis amusée, et ça, ça n’a pas de prix !

Ce que j’ai moins aimé : pas grand chose.

Les plus : l’humour, la fraîcheur du récit, ce personnage oh combien crédule et attachant, la fin, totalement incroyable, et, l’air de rien, les sujets graves soulevés.

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