« Trois » de Valérie PERRIN

Informations :

Titre : trois

Auteur : Valérie Perrin

Éditeur : Albin Michel

Nombre de pages : 672 pages

Format  et prix : broché 21.90 € / numérique 14.99 € / audio : 22.95 €

Date de publication : 31 mars 2021

Genre : littérature générale

Résumé :

« Je m’appelle Virginie. Aujourd’hui, de Nina, Adrien et Étienne, seul Adrien me parle encore. Nina me méprise. Quant à Étienne, c’est moi qui ne veux plus de lui. Pourtant, ils me fascinent depuis l’enfance. Je ne me suis jamais attachée qu’à ces trois-là. »

1986. Adrien, Étienne et Nina se rencontrent en CM2. Très vite, ils deviennent fusionnels et une promesse les unit : quitter leur province pour vivre à Paris et ne jamais se séparer.

2017. Une voiture est découverte au fond d’un lac dans le hameau où ils ont grandi. Virginie, journaliste au passé énigmatique, couvre l’événement. Peu à peu, elle dévoile les liens extraordinaires qui unissent ces trois amis d’enfance. Que sont-ils devenus ? Quel rapport entre cette épave et leur histoire d’amitié ?

Mon point sur la narration :

Lu par : Tess Lauvergne

Durée d’écoute : 18 heures et 12 minutes

La narratrice m’a envoutée dès le départ, je dois bien l’avouer. Elle y a mis le ton et le rythme, c’était loin d’être monocorde, et heureusement. Pour cette première expérience audio, j’ai été agréablement surprise. Quand je reprenais ma lecture, j’étais impatiente de retrouver l’intrigue, bien évidemment, mais également « la voix ». Elle a réussi à me captiver et à donner vie au récit. Tess a une voix fluide, chaleureuse et douce. Le choix d’une voix féminine était judicieux, puisque, même si nous avons trois personnages principaux, celui de Nina prend le pas sur les deux garçons. Grâce à Tess, je me suis facilement identifiée à Nina, rendant l’immersion dans le récit encore plus intense et particulière. Avec sa seule voix, mais des tonalités différentes, Tess a réussi à révéler la personnalité de chacun d’eux.

Le flux narratif est clair et vivant, jamais je n’ai perdu le fil, notamment aux changements de chapitres, qui étaient bien bornés. Le lecteur sait toujours où il est, et ça, c’est important ! La durée de chaque chapitre étant indiquée, cela m’a beaucoup servi pour gérer mon temps dans les transports. La bande son est de très bonne qualité, aucun bruit parasite n’est venu perturber mon écoute.

Mon avis sur le roman :

❤️ALERTE COUP DE CŒUR❤️

Quel roman ! Le genre de ceux qui laissent une trace dans l’esprit du lecteur. Le genre que l’on dévore, non, que l’on déguste, que l’on savoure, confortablement installé, seul au monde, le livre, les personnages, et le lecteur. Une bulle. Ce livre est une bulle qui m’a enveloppée, nourrie, apaisée, passionnée.

1986. La Comelle. Saône et Loire. Nina, Étienne et Adrien attaquent leur CM2. Très vite, ils vont devenir inséparables, ils ne se quittent plus, une très belle amitié est née. Je me suis reconnue en eux, probablement parce que, à quelques années près, ils sont de ma génération. Toutes les références à cette époque me parlaient, me replongeaient dans mes propres souvenirs. Grâce à Valérie, j’ai revécu toute mon enfance et mon adolescence par procuration, avec les trois. J’ai trouvé ma Madeleine de Proust ! Que c’était bon cette plongée dans le passé ! Les références musicales, historiques, télévisées balisent notre parcours, pour mon plus grand bonheur.

Les trois vont vivre une adolescence douce, rêvant de monter s’installer à Paris, ensemble toujours. Et puis, un évènement va bouleverser leurs plans, et leurs vies vont prendre des chemins différents.

« Nina pense que dans la vie, il y a ceux qui restent et ceux qui partent. Et puis, il y a ceux qui abandonnent. »

Le récit alterne entre passé et présent. Nous sommes toujours à La Comelle, en 2017 cette fois. Nina s’occupe d’animaux dans le refuge de la SPA. Sa vie, c’est ça : s’occuper de ces pauvres bêtes abandonnées, leur apporter réconfort, nourriture, leur donner un peu d’affection et se débrouiller pour leur trouver un autre foyer. Un foyer sûr, où il ne seront pas de nouveau abandonnés. Adrien est un écrivain célèbre, mais dans l’ombre, Étienne est devenu policier. L’amitié des trois ? Un souvenir, rangé dans une boîte, glissée sous le lit ou au fond d’un tiroir. Une amie d’enfance, Virginie, apparaît dans le récit. Elle est journaliste. De retour à La Comelle pour couvrir la découverte d’une voiture, repêchée dans le lac, avec un corps planqué dans le coffre. Elle épie Nina, on sent qu’une jalousie est tapie en Virginie depuis toujours. Elle a connu les trois, peut-être aurait-elle voulu faire partie de leur bande ? Mais ça, c’était avant…Adieu l’insouciance du premier tiers du roman, bienvenue aux blessures psychologiques de chacun, apportant de la profondeur au récit.

Au fil de l’histoire, les secrets affluent, les questions apparaissent, on découvre les failles et les mystères de chacun. Ce roman est une fresque majestueuse reliant les années 80 à nos jours. La construction passé/présent pose les balises de toutes ces vies, insuffle une bonne dynamique. Les deux époques finiront pas se rejoindre, le voile sera levé, les personnages mis à nu. Les thèmes abordés sont graves, le lecteur va de surprise en surprise. Je ne m’attendais pas à cela ! Je ne vous dirai rien à propose de ces sujets, vous me remercierez !

« Il y a des livres que l’on rate, comme certaines rencontres, on passe a côté d’histoires et de gens qui auraient pu tout changer. A cause d’un malentendu, d’une couverture, ou d’un résumé passable, d’un a priori. Heureusement que parfois la vie insiste. « 

J’ai été absorbée par ce roman, les protagonistes sont tous extrêmement touchants, terriblement authentiques, réels. La plume de Valérie est envoutante. Elle transporte le lecteur, elle est très délicate, fine, les mots s’alignent avec beaucoup de justesse, pour former des phrases qui résonnent comme le tube de l’été. J’ai adoré ce roman, cette histoire, je l’ai vécue de l’intérieur, pour moi. Valérie m’a offert un voyage exceptionnel, qui restera longtemps gravé dans ma mémoire. J’ai refermé ce livre hier, et les personnages me manquent. Où est Nina ? Mes yeux se posent sur mon chat et je pense à elle.

Un roman d’une rare intensité, sur l’amitié, l’enfance, la vie en général, qui ravive des émotions intenses. 600 pages de bonheur absolu. Et un grand vide à la fin.

« Perdre une mère, c’est perdre le monde. »

Je vous le conseille, mais allez-y, n’hésitez pas, foncez. C’est du petit lait. Un tel voyage, ça ne se refuse pas.

Je remercie les Éditions Albin Michel et NetGalley pour cette lecture.

#Trois  #ValériePerrin  #AlbinMichel #NetGalleyFrance

En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : l’auteur, tout simplement. Je n’ai pas lu le résumé, je suis partie confiante, les yeux fermés.

Auteur connu :  j’ai découvert  « Changer l’eau des fleurs »  l’an dernier et j’avais envie de retrouver la plume de Valérie.

Émotions ressenties lors de la lecture : toute la palette d’émotions a défilé dans mon cœur. Joie, bonheur, déception (non pas pour l’écriture ou le récit, mais par rapport à ce que la vie a apporté à certains personnages), empathie, reconnaissance, espoir.

Ce que j’ai moins aimé : RAS !

Les plus : la plume, les personnages, l’ambiance, les souvenirs de ma propre enfance, les thèmes abordés, la richesse du récit.

5 réflexions sur “« Trois » de Valérie PERRIN

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