« A la vie, à la mort » de Sandrine SILEME

Informations :

Titre : à la vie, à la mort

Auteur : Sandrine Silème

Éditeur : Librinova

Nombre de pages : 179 pages

Format  et prix : numérique 0.99 €

Date de publication : 30 avril 2021

Genre : littérature générale

Résumé :

Il suffit d’une rencontre pour que la vie d’Olivia prenne une toute autre trajectoire… Olivia est une étudiante pleine de certitudes quant à la route déjà toute tracée qu’elle doit suivre pour réussir sa vie. Un jour elle croise le chemin de Joseph, un jeune homme cultivé aussi fascinant que mystérieux, qui mène une existence de reclus suite au décès de son épouse. Au fil de leurs rencontres, ils tissent les liens d’une relation particulière. Tandis qu’elle croit l’aider à revenir à la vie, le cauchemar ne fait que commencer… Mais ne faut-il pas traverser les ténèbres pour atteindre la lumière et renaître à soi-même ? Après Un jour de plus (vol. I) et Pour l’éternité (vol. II), À la vie, à la mort est le troisième roman de Sandrine Silème. Un suspense psychologique qui vous entraînera dans les méandres d’un esprit manipulateur et toxique, mais aussi sur le chemin de la rédemption.

Mon avis :

Le prologue nous livre la fin de l’histoire : Lucia et Odelia ont tout quitté pour s’installer dans un village de Saint Domingue où elles travaillent pour une ONG. Nouvelle vie, nouvelle identité.

Il est très compliqué de commencer un roman par sa fin, certes, les questions titillent le lecteur, on a envie de savoir comment ces personnages en sont arrivées là, mais il faut un sacré talent pour maintenir le rythme et l’envie du lecteur d’aller au bout de l’aventure.

Nous voilà à Paris, un an et demi plus tôt. Olivia et Lydia ont la vingtaine, sont étudiantes et croquent la vie à pleines dents. A la fin de l’année universitaire, Olivia va rejoindre Mark, son fiancé, et vivre à Londres avec lui.

Olivia rencontre Joseph, la trentaine. Malgré la différence d’âge, et la promesse qu’il n’y aura rien de plus qu’une belle amitié entre eux, Olivia va se prendre d’affection pour ce veuf et elle décide de l’aider à reprendre goût à la vie. Leur passion commune pour la littérature anglaise va les rapprocher. Si pour la jeune femme aucune ambigüité ni arrière-pensée ne l’effleure, c’est loin d’être le cas de Joseph, mais ça, Olivia ne le sait pas encore.

La première partie de « A la vie, à la mort » m’a passionnée, le thème des relations toxiques est bien fouillé, j’ai pris plaisir à voir comment Joseph a tissé sa toile autour d’Olivia et la manière dont elle s’est faite manipulée. Les failles et attitudes malsaines de cette histoire sont apparues progressivement, Joseph avait tout pour plaire au départ. Il faudra du temps à Olivia pour découvrir le vrai visage de Joseph, ce qu’il cache et ce qu’il recherche vraiment. Olivia m’a semblé bien naïve, sa vulnérabilité en faisant une proie facile.

La plume de Sandrine est agréable, fluide, nette.

Mon engouement s’est essoufflé lors de la seconde partie, je n’arrivais pas à voir où l’auteure voulait en venir. La reconstruction d’Olivia à Londres était intéressante, elle a su faire preuve d’une belle résilience. J’ai aimé sa propension a évolué, à mûrir, à rebondir. Mais l’intrigue manquait de punch pour maintenir mon attention. Cela vient du fait, à mon avis, que cette partie représentait « l’œil du cyclone », le moment calme, le répit.  Car Olivia ne sera pas au bout de ses peines, n’oubliez pas qu’elle a tout quitté.

On retrouve une belle dynamique avec le dénouement, mais là aussi, il m’a manqué un petit quelque chose, un je ne sais quoi pour me convaincre totalement. Après, il est vrai que ce roman peutêtre lu par un public très large, ceci expliquant probablement cela.

Un roman agréable, qui se lit vite et permet de se déconnecter de notre quotidien.

« De nature optimiste, elle mordait la vie à pleines dents sans se laisser parasiter par les regrets, et mettait tout en œuvre pour ne pas baisser les bras au premier obstacle dressé sur sa route. »

Je remercie Sandrine pour sa confiance.

#Alavieàlamort  #sandrinesileme

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En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : à la lecture du résumé, j’étais curieuse de découvrir cette histoire. Fouiller les relations humaines, j’adore ça !

Auteur connu : j’avais lu « Pour l’éternité » et j’avais apprécié la plume de Sandrine.

Émotions ressenties lors de la lecture : de l’effroi, car finalement, on croit connaître les gens, mais quelquefois, cela arrive qu’on se trompe sur toute la ligne, et les conséquences peuvent s’avérer désastreuses. Peur, angoisse, espoir, et une petite pointe d’ennui.

Ce que j’ai moins aimé : le manque de rythme de la seconde partie, et un petit bémol sur la fin.

Les plus : les personnages et leur psychologie, la plume, la première partie, la construction en dévoilant la fin dès le départ.

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