« Gagner n’est pas jouer » d’Harlan COBEN

Informations :

Titre : gagner n’est pas jouer

Auteur : Harlan Coben

Éditeur : Belfond

Nombre de pages : 390 pages

Format  et prix : broché 22.50 € / numérique 14.99 €

Date de publication : 7 octobre 2021

Genre : thriller

Résumé :

La mort est un jeu dangereux…

Le maître incontesté du thriller vous plonge dans les méandres d’un labyrinthe fatal, à la découverte des profondeurs infiniment noires de l’âme humaine.

La police new-yorkaise découvre dans un pent-house des beaux quartiers le corps mutilé d’un vieil homme à moitié ermite, ainsi que plusieurs objets de valeur volés aux Lockwood des années plus tôt. Appelé à venir les identifier, Win Lockwood voit soudain ressurgir un passé familial englouti…

Vingt ans plus tôt, sa cousine Patricia avait été enlevée et séquestrée pendant des semaines dans une cabane perdue dans les bois. Si elle avait pu en réchapper, ses ravisseurs, eux, n’avaient jamais été retrouvés. Jusqu’à ce jour.

Alors qu’il réalise que le second tortionnaire court toujours, Win se trouve bientôt mêlée à une autre affaire classée sans suite, un acte terroriste mortel commis dans les années 70 par une bande de hippies déchaînés, dont l’ermite assassiné était l’éminence grise. Et auquel les Lockwood n’étaient pas totalement étrangers…

Qu’est-ce qui relie ces actes criminels à sa prestigieuse famille ? Et pourquoi tous ces mystères autour de « La Cabane de la terreur » ?

Pour Win, l’heure est venue de faire sa propre justice. Pour gagner, tous les coups sont permis.

Mon avis :

Ce roman était sorti en mars dernier en exclu chez France Loisirs. N’étant pas abonnée, je n’ai pas pu le découvrir à ce moment-là. Désormais, il est disponible dans toutes les librairies de France et de Navarre.

Win est notre personnage principal, vous savez ? Windsor Horne Lockwood, le meilleur ami de Myron Bolitar. Cette fois, Win sort de l’ombre et occupe (enfin !) le devant de la scène. « On apprend, on évolue, on s’améliore », telle est la devise de ce mec hyper riche, né avec une cuillère en argent dans la bouche. « Win », comme dans « Winner » ?

Il est appelé par le FBI pour une sordide affaire de meurtre. Win ignore l’identité de la victime, par contre, à son domicile se trouvaient un tableau de Vermeer volé à sa famille et une valise portant les initiales du jeune homme. Ajoutez à cela des liens avec des affaires non résolues et vieilles de vingt ans : un attentat terroriste et le kidnapping de la cousine de Win, Patricia. Vous avez là un terreau fertile pour le développement de notre intrigue.

Win va plonger dans le passé et jeter un œil critique sur le présent, utilisant son intelligence et sa richesse pour obtenir des informations. Coben, comme à son habitude, soulève des dilemmes moraux et nous propose des scènes d’action palpitantes qui nous font tourner les pages frénétiquement. Alors que les mensonges sont contestés, des secrets seront révélés (la famille en prend un sacré coup !) et des décisions apparemment impossibles seront prises (Win ayant un sens moral très discutable).

J’ai adoré le personnage de Win, il est incroyablement riche, et surtout connu pour sa beauté classique, sa garde-robe impeccable et sa personnalité sociopathe. Adepte des sites en lignes pour « riches exigeants », il ne met dans son lit que des « nom d’utilisateur » au physique irréprochable et à la discrétion indiscutable. Pourtant, Win pourrait être détestable avec son ego surdimensionné, et malgré cela, on l’apprécie. Et on préfère nettement l’avoir dans son camp car il possède un net penchant pour la violence et les représailles ! Coben nous offre un personnage à la fois drôle et étrangement naïf doté d’un privilège incroyable.

J’avoue que l’intrigue est quelque peu alambiquée, il faut être attentif pour bien tout suivre. Coben a fait de « Gagner n’est pas jouer » un livre sinueux, déroutant et assez violent. La plume est nette, précise et affirmée. Côté construction, le récit, raconté à la première personne, sous le point de vue de Win, nous rend encore plus fascinant cet anti-héros. D’autant que Win nous fait souvent la conversation :

« Je vous préviens, vous ne serez pas d’accord avec certains de mes choix. Inutile de vous tracasser. Moi non plus, je ne suis pas convaincu d’avoir pris les bonnes décisions. Si je l’étais, au regard de ma philosophie personnelle, je serais sûr de me fourvoyer. »

Les clins d’œil et références à Myron sont nombreux, il est présent à nos côtés malgré son absence. Et cette pirouette littéraire a permis d’apporter de l’humanité à Win. L’action est plantée à New York, ce qui n’a pas été pour me déplaire, vous vous en doutez. Win habite le magnifique Dakota Building, et la première victime vivait en reclus au Beresford. De quoi faire briller mes yeux !

Action, rebondissements, humour. Je n’ai pas été déçue de ce nouveau Coben, le maître de l’intrigue. « Gagner n’est pas jouer » est peut-être le premier volet d’une série mettant en scène Win ? Si oui, je serai ravie de retrouver ce personnage atypique !

Ah oui, et n’oubliez pas : articulez 🙂 !

« Leur site web, que j’ai consulté pendant le vol, vante les mérites de leur hôtel cinq étoiles pour animaux de compagnie. La structure – qui ne comporte pas de cages – se prête aussi bien à l' »accueil de jour » qu’aux « nuitées sur place » pour « touts exigeants ». Tous les clichés de la mode y sont proposés : dorlotage, toilettage, renforcement positif et, je n’invente rien, bien-être zen. Pour des chiens… »

Je remercie les Éditions Belfond et NetGalley pour cette lecture.

#gagnernestpasjouer   #HarlanCoben   #Belfond   #NetGalleyFrance

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En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : l’auteur bien entendu

Auteur connu : je ne le présente plus. Vous le savez, il fait partie de mes auteurs préférés, et je l’ai rencontré aux Quais du Polar, un grand souvenir. Vous pouvez retrouver ici le lien vers les articles concernant Harlan sur le blog.

Émotions ressenties lors de la lecture : fascinée par Win, j’étais avide de voir comment il allait résoudre cette enquête. Mon intérêt n’a pas faibli jusqu’au point final. Curiosité, empathie, angoisse, admiration, la palette était large.

Ce que j’ai moins aimé : RAS

Les plus : le personnage de Win, incontestablement ! La plume, l’histoire, l’humour, le style narratif.

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