« Le voleur d’âmes » de Jean DARDI

Informations :

Titre : le voleur d’âmes

Auteur : Jean Dardi

Éditeur : Inceptio

Nombre de pages : 395 pages

Format  et prix : broché 19,90 € / numérique 7,99 €

Date de publication : 12 novembre 2021

Genre : thriller

Résumé :

Depuis plus d’une décennie, des fillettes disparaissent dans la Côte de Beaune. La Gendarmerie s’y casse les dents, ne recueillant que de faibles indices. Pas de corps, pas de mode opératoire, des scènes de crime inexploitables… Immanquablement, les autorités s’impatientent, les médias s’affolent, la psychose gagne les habitants du cru.
Dans ce creuset de violence, on se regarde désormais en chien de faïence, on se soupçonne, on se dénonce. Et comme pour conjurer le sort, les pires exactions se produisent…
Le jour où un braconnier découvre incidemment le corps de la douzième petite victime, les gendarmes demeurent pétrifiés d’effroi à la lecture du rapport d’autopsie. En désespoir de cause, on dépêche sur place le commandant de police Stéphanie Derochelle, alias La Louve.
Le fleuron de l’OSRMD – une nouvelle unité de police spécialement créée pour ce type d’affaires insolubles -, réputé pour ses méthodes musclées, parviendra-t-il à dénouer enfin les fils de l’énigme ?
D’autant plus que, malgré ses efforts, les disparitions se poursuivent…

Mon avis :

Voilà une lecture qui m’a profondément bouleversée par son sujet : les enlèvements de fillettes par un cinglé. Autant dire que je me suis retrouvée devant ma plus grande peur. Dix ans de disparitions, toujours le même mode opératoire, une fillette qui disparaît sans une trace ou presque, à quelques mètres seulement de chez elle.

Rien que le premier chapitre m’a tout simplement glacé le sang : Mélanie, 12 ans, se rend chez son amie, chez qui elle va passer la nuit. Elle n’arrivera jamais chez cette amie, elle est enlevée sur le trajet, pourtant court. Ce qui m’a profondément marquée, c’est que l’on est à la fois dans la tête du tueur et dans celle de Mélanie, et c’est comme ça à chaque enlèvement. On est imprégné de ce que les deux protagonistes pensent, et c’est terrifiant. J’avoue que je n’en menais pas large….

Stéphanie Derochelle se verra confier l’enquête. Elle aussi, elle a bien failli m’arracher des larmes avec son passé et sa fille plongée dans le coma suite à un accident de voiture. Le personnage de Stéphanie est très borderline, elle ne lâche rien, elle est obstinée, j’ai vraiment bien aimé sa personnalité. Elle ira jusqu’au bout du bout pour découvrir et arrêter ce serial killer. Elle fait partie de l’Office Spécial de Recherches des Mineurs Disparus et s’attèlera à la lourde tâche de retrouver les corps, pour permettre aux parents de commencer enfin leur travail de deuil, et pour offrir une sépulture correcte à ces petits anges ayant vécu un calvaire.

Autre personnage clé du roman : le tueur. On passe beaucoup de temps dans sa tête, j’ai cherché à comprendre pourquoi il en était arrivé là. Peu à peu, les révélations tombent. Et on comprend. Et à quelque part, j’ai compatis. Je sais c’est horrible. Il m’a fait de la peine. Il a vécu un enfer dans son enfance et cela a été le déclic de son parcours meurtrier.

La plume de Jean est riche, maîtrisée, incisive, elle claque. La construction est impeccable, mettant à mal les nerfs du lecteur, le menant sur le chemin de l’horreur, disséquant l’âme humaine dans sa plus profonde noirceur. Un thriller qui décape, qui découpe le cœur du lecteur en fines lamelles, qui propose un portrait d’un tueur sans pitié. La psyché humaine est retorse, et Jean l’est aussi. Du premier au dernier mot, chaque rebondissement est pesé, chaque indice est défini.

La fin est absolument dantesque. Car même si le lecteur devine l’identité du tueur assez tôt dans le récit, l’auteur garde tout de même quelques as dans sa manche. Résultat : un tsunami d’angoisse pour le lecteur déjà à moitié trucidé. Il nous reste nos yeux pour pleurer, et encore, vu ce que fait le tueur à ses victimes, franchement, on hésite…

Un mot sur la couverture, absolument magnifique. Et le clin d’œil avec le surnom de Stéphanie « La louve ».

Un thriller glaçant que je vous conseille !! Accrochez-vous et foncez découvrir ce petit bijou. Je suis passée non loin du coup de cœur. Attention toutefois aux âmes trop sensibles, ça secoue !

« Soudain, son ombre se détendit à l’infini devant elle, propulsée par les phares d’une voiture. Une voiture silencieuse qui devait la suivre phares éteints jusqu’alors et qu’elle n’avait pas devinée…

La vanne à fantasme s’ouvrit toute grande. Sa gorge se serra tant, qu’elle avait de plus en plus de peine à déglutir. Une sueur subite et aigre l’envahit et elle sentit ses jambes l’abandonner. »

Je remercie les Éditions Inceptio et en particulier Ophélie pour cette lecture.

#levoleurdâmes  #JeanDardi  #Inceptio

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En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : j’avoue que la couverture m’a vraiment attirée, le titre également. Le résumé m’a intéressée.

Auteur connu : Jean Dardi est l’auteur de six livres, c’est un auteur que je découvre avec « Le voleur d’âmes », et je le note dans ma liste d’auteurs à suivre !

Émotions ressenties lors de la lecture : une angoisse, de la peur, de la terreur même, les émotions relatives à la frousse étaient bien là, et ne m’ont pas quittées tout au long de ma lecture.

Ce que j’ai moins aimé : RAS

Les plus : la psychologie des personnages, et spécialement du tueur, la construction, les rebondissements, la plume, la fin.

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