« Voyage au bout de l’enfer » de Florent MAROTTA

Informations :

Titre : voyage au bout de l’enfer

Auteur : Florent Marotta

Éditeur : Cosmopolis

Nombre de pages : 557 pages

Format et prix : broché 22 € 

Date de publication : 4 novembre 2021

Genre : thriller

Résumé :

Lucie, capitaine de police, est jetée dans le grand bain dès sa prise de commandement à la PJ de Lyon. Sa première enquête va la renvoyer face à ses propres démons et il faudra toute l’implication de son équipe pour déjouer la machination implacable qui s’est mise en place.

C’est le début de son voyage terrifiant, une piste d’ésotérisme et de sang, jusqu’au bout de l’Enfer.

Mon avis :

❤️ ALERTE COUP DE CŒUR ❤️

Accrochez vos ceintures, c’est parti ! « Voyage au bout de l’enfer » est loin de la promenade bucolique dans le monde des Bisounours. Le nouveau roman de Florent Marotta est un thriller d’une noirceur absolue qui laisse des traces.

Lucie Delavier, notre personnage principal, quitte Paris pour Lyon où elle vient d’être mutée à la Brigade Criminelle. Elle va devoir trouver sa place au milieu de l’équipe qu’elle dirige, composée exclusivement d’hommes. Elle sera vite mise dans le bain, puisque le corps mutilé d’une femme est retrouvé dans un parc en périphérie de la ville.

« C’était une femme comme l’avait dit le collègue. Elle en avait été une en tous cas. Elle gisait sur le dos, la tête renversée en arrière, la bouche ouverte, ses longs cheveux blonds en éventail comme de multiples filaments. Son buste était enterré au niveau de la taille jusqu’au haut des cuisses. »

Commence alors une enquête fascinante qui va se dérouler le long des 500 pages de ce petit pavé sous les yeux d’un lecteur totalement addict. Florent sait comment épingler le lecteur : un premier chapitre racoleur à souhait (une belle scène de meurtre) qui nous laisse avec une valise de questions, un personnage principal irritant au passé trouble, un serial killer qui ne recule devant rien, et un sujet original : l’anthroposophie

Parlons-en, de l’anthroposophie. J’ignorai tout de cette doctrine avant cette lecture. Et ce que j’ai appris entre les pages de « Voyage au bout de l’enfer » est juste glaçant. Si ce mouvement de pensée (qui se veut proche de la nature) peut sembler plaisant au départ, on déchante vite. Ses théories gangrènent les plus hautes sphères de la société.

« -Rudolf Steiner a posé les bases de la médecine anthroposophique en partant du postulat qu’il existe des correspondances en l’humain et la nature. Sur ces bases fumeuses, se sont développées les applications thérapeutiques d’où sont issus les laboratoires Weleda. Ils ne le cachent pas d’ailleurs. »

Le travail de recherche de l’auteur sur ce sujet est bluffant, minutieux, permettant au lecteur de plonger dans une thématique jamais développée dans un thriller. Florent pèse tout au gramme près pour trouver l’équilibre parfait entre fiction et réalité. Et ça matche !

Je n’ai pas lu ce roman, je l’ai dévoré comme une affamée. La plume est riche, passionnante, un régal. Les chapitres courts et le découpage en trois parties insufflent un rythme plus que soutenu (la partie 2 notamment, donnant l’illusion d’attaquer une autre histoire) . « Voyage au bout de l’enfer » est juste inlâchable. Le parfait page-turner, prévoyez du temps devant vous, sinon, bonjour la frustration !

Alors, attention, nous sommes dans un thriller où la violence sourde est présente et dégouline, que ce soit avec notre tueur, ou avec le reste : le BDSM (à petite dose, rassurez-vous), l’ésotérisme, l’anthroposophie. Florent nous embarque dans les tréfonds du noir. Il nous guide, nous accompagne dans cette atmosphère glauque et étouffante. L’immersion est totale. D’autant que le déroulé de l’enquête est minutieuse et détaillée. 

Un thriller, un vrai de vrai, quoi ! Pas pour les mauviettes. 

Lucie est un personnage aussi sombre que son enquête. Sa psychologie est bien fouillée, et même si elle est l’archétype de l’anti-héros (elle est bien agaçante, il faut bien l’avouer), je n’ai pu m’empêcher de ressentir beaucoup d’empathie pour elle. Les personnages satellites sont tout aussi riches, et c’est ce que j’apprécie particulièrement. Florent les a modelés à partir de zones d’ombres que l’on va découvrir petit à petit. On a l’impression de connaître les gens, de faire partie du groupe. 

« La simple lecture de l’article fit ressurgir des images qu’elle faisait tout pour oublier. Elle ne sut ce qui lui fit le plus mal. Que le gratte-papier relate des événements vieux de plusieurs années ou qu’il parte dans des allégations douteuses. « Esprit torturé ». « Nerfs pas assez solides ». « Caractérielle ». »

Je suis Florent depuis de nombreuses années, j’ai tout lu de lui, depuis son tout premier roman, j’ai pu voir l’évolution de sa plume, il a un style particulier que j’adore, et « Voyage au bout de l’enfer » est l’aboutissement d’un travail et d’une expérience riche. Un thriller écrit avec les tripes.

La fin est intense, bien amenée, et loin d’être bâclée. J’ai aimé le clin d’œil à Saint Bonnet le Château, petit bourg médiéval pas très loin de chez moi, dans la Loire.

La couverture est géniale, vous ne trouvez pas ? Cet amoncellement de crânes donne le ton d’entrée de jeu, et croyez-moi, ce n’est rien face au contenu !!

85 chapitres de pur bonheur. Un vrai coup de cœur pour moi. Qui m’a laissé un vide une fois ce thriller refermé. A découvrir sans modération, si vous êtes amateur de thrillers ! 

« Ambre ferma les yeux. Elle revivait la situation dans cette rue. Ce traumatisme qui avait tout emporté. Pendant des jours, elle n’avait plus été capable de dormir, ressassant sans cesse son agression. Il n’était alors question que de peur, du bras passé sous son cou qui serrait et serrait encore. « 

#voyageauboutdelenfer  #FlorentMarotta  #Cosmopolis

voyage au bout de l enfer2076892078730948726.

En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : l’auteur, c’est déjà une bonne raison non ? Florent fait partie de mes auteurs préférés.

Auteur connu : cliquez ici pour découvrir les différentes chroniques et articles relatives à cet auteur.

Je l’ai rencontré à plusieurs reprises sur des salons. 

Florent Marotta (2)

Florent Marotta

Émotions ressenties lors de la lecture : angoisse, oppression, anxiété, peur, trouille, dégoût, des émotions aussi noires que ce roman. J’adore !!

Ce que j’ai moins aimé : c’est quoi cette question ?

Les plus : la plume de l’auteur, le sujet et l’intrigue du roman, la richesse de la documentation, le rythme, les personnages, la fin, la couverture,….tout, quoi ! Un coup de cœur, j’vous dis !

5 réflexions sur “« Voyage au bout de l’enfer » de Florent MAROTTA

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