« Je revenais des autres » de Mélissa DA COSTA

Informations :

Titre : je revenais des autres

Auteur : Mélissa Da Costa

Éditeurs : Albin Michel et Audiolib pour la version audio

Nombre de pages : 576 pages pour la version brochée

Formats et prix : broché 19,90 € / numérique 6,99 € / poche : 8,90 € / audio : 24,45 €

Date de publication : 5 mai 2021

Genre : littérature générale

Résumé :

Philippe a quarante ans, est directeur commercial, marié et père de deux enfants. Ambre a vingt ans, n’est rien et n’a personne. Sauf lui.

Quand submergée par le vide de sa vie, elle essaie de mourir, Philippe l’envoie loin, dans un village de montagne, pour qu’elle se reconstruise, qu’elle apprenne à vivre sans lui. Pour sauver sa famille aussi.

« Je revenais des autres » est l’histoire d’un nouveau départ. Le feuilleton d’un hôtel où vit une bande de saisonniers tous un peu abîmés par la vie. Le récit de leurs amitiés, doutes, colères, rancœurs, amours aussi.

Le roman des autres, ceux qu’on laisse entrer dans sa vie, ceux qui nous détruisent mais surtout ceux qui nous guérissent.

Le temps d’une saison, Mélissa Da Costa nous emmène en montagne, dans le petit village d’Arvieux, au sein d’une bande de bras cassés tous plus attachants les uns que les autres.

Mon point sur la narration :

Lu par : Aaricia Dubois

Durée d’écoute : 15 heures et 48 minutes

Porté par la voix d’Aaricia Dubois, « Je revenais des autres » en version audio est un pur délice. A chaque fois que je commence à écouter un livre audio, j’ai une petite appréhension. Et si le narrateur ne me plaisait pas ? Et à chaque fois, je suis bluffée.

Aaricia est « la voix » parfaite pour interpréter Ambre et nous emporter dans le récit. Elle s’efface derrière l’histoire, et grâce à son timbre et son rythme, j’ai pu arriver au bout de ce roman ! Elle donne vie aux personnages et au texte. Elle réussit également à se distinguer niveau variation de l’intonation lors des dialogues. La voix d’Aaricia est aérienne et fraîche, elle résonne et communique quelque chose d’émouvant qui lui permet d’incarner au mieux le personnage principal.

Niveau rythme, j’avoue qu’à certains moments où le récit s’essoufflait pour moi, j’ai accéléré la vitesse de lecture. Cela m’aura permis de garder une expérience de lecture positive, ce qui n’aurait pas forcément été le cas si j’avais lu la version papier. 

Le format audio s’adapte très bien à ce genre de roman, un chocolat chaut dans une main, un petit gâteau dans l’autre, et le casque sur les oreilles, l’immersion est parfaite !! 

Mon avis sur le roman :

Le roman s’ouvre sur la tentative de suicide d’Ambre. Elle est sauvée in extremis par Philippe, qui la trouve se vidant de son sang dans sa baignoire. Grâce au suivi psychologique accompagnant son hospitalisation, le lecteur découvre ce qui a conduit Ambre à un tel acte : elle a vingt ans, est étudiante, a des relations conflictuelles avec ses parents et se demande ce qu’elle va faire de sa vie. Sa meilleure amie, Angéla, n’est pas ce que l’on peut appeler une bonne relation : elle l’entraîne sur les chemins de la drogue, de l’alcool et du sexe. Le jour où Ambre va rencontrer Philippe, elle va transposer son manque de référence paternelle et entamer une liaison avec cet homme si charmant. Mais Philippe, la quarantaine, est marié et père de deux enfants. Il ne souhaite pas s’engager avec Ambre, et lorsque leur relation dégénère, Ambre va s’ouvrir les veines dans un appel au secours désespéré.

Les parents d’Ambre se soucient plus du qu’en-dira-t-on que du bien-être de leur fille….C’est donc Philippe qui prend les choses en main, ravi de mettre quelques centaines de kilomètres entre lui et la jeune femme désormais un peu trop encombrante. Il va trouver un point de chute à Ambre pour l’aider à reprendre pied : un poste de saisonnière dans un hôtel des Hautes Alpes, à Arvieux. 

Ambre débarque donc avec ses valises de souffrances à Arvieux, à l’Hôtel restaurant les Mélèzes. Elle va faire la connaissance des patrons, Michel et Sylvie, et des autres saisonniers, Andréa, Jessy, Daniel, Delphine, Wilson, et surtout Rosalie et Tim, avec qui elle va tisser des liens assez forts.

J’ai été très troublée par le début de cette lecture. Déjà parce que je me suis pas mal reconnue dans Ambre. Elle et moi, on avait quelques atomes crochus et des points communs, c’est indéniable. Ce roman a résonné en moi. J’ai suivi avec attention les efforts fournis par Ambre pour tenter de se construire. Seule, en phase avec elle-même surtout, elle qui a toujours tout fait pour être au goût des autres. Elle va aussi se rendre compte que les autres ont aussi un parcours semé d’embûches, à l’instar de Rosalie, mère célibataire d’un nourrisson, ou encore de Tim, rejeté par ses parents à l’annonce de son homosexualité. La vie n’est pas un long fleuve tranquille…

« Finalement, j’ai compris qu’être heureux, ça peut être au contraire choisir de faire table rase du passé, perdre des gens pour prendre le risque d’en rencontrer d’autres. Être heureux, c’est quelque chose qu’on obtient quand on a eu le courage de tout envoyer balader et qu’on a pris le risque de tout recommencer à zéro. Être heureux, ce n’est pas la sérénité, le calme et le bonheur sans vagues. C’est au contraire être capable de tout faire voler en éclats, de tout remettre en question, toute sa vie si on le souhaite. »

La plume de Mélissa est fluide, limpide, envoûtante. Avec des descriptions détaillées au possible, elle embarque le lecteur dans un monde fait de douceur, de vérités, l’intégrant dans son histoire, comme dans une bulle.

Autant j’ai apprécié cette lecture, surtout lors du premier tiers, la vivant comme une pause salvatrice, autant certains points m’ont agacée. Les personnages sont nombreux, trop peut-être, et malgré les 576 pages, on les découvre de manière trop inégale. En effet, il aura fallu attendre la toute dernière partie du roman pour enfin faire connaissance de Wilson, qui s’est avéré curieux et intéressant. J’ai trouvé Andréa, Rosalie et Tim trop surfaits, trop caricaturaux, pas assez authentiques. Et puis, les pavés et moi, on n’est pas fait pour passer du temps ensemble…. J’ai bien accroché à l’histoire, mais voilà, à un moment donné, je me suis dit « OK on a fait le tour, là, non ? On passe à autre chose, c’est bientôt fini ? ». 

Niveau récit, je n’ai pas été surprise par son déroulé, tout était plus ou moins prévisible, et j’aurai apprécié ce petit quelque chose qui m’a manqué tout le long de ma lecture : vibrer. La construction est trop linéaire, l’auteure a souhaité rajouter des échanges de mails pour casser le rythme ok, mais quelle est la plus-value des mails qu’Ambre s’écrit a elle-même ? A part rajouter des pages inutiles….

La fin, quant à elle, ne m’a pas convaincue plus que cela, peu réaliste et trop simple. 

« Je revenais des autres » est un roman agréable, transporteur de beaux messages sur la vie et la manière de se construire, mais, à mon sens, trop long, prévisible et manquant cruellement de profondeur. Une lecture en demi-teinte pour moi, j’en attendait peut-être trop. Mais je vais continuer à découvrir cette auteure, je n’en ai entendu que du bien !

« – Pourquoi tu as peur qu’on t’aide ?

– Parce que quand on laisse les gens vous aider, après, on ne peut plus vivre sans eux. »

Je remercie NetGalley et Audiolib pour cette lecture.

#Jerevenaisdesautres #NetGalleyFrance #MélissaDaCosta  #Audiolib

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En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : « Tout le bleu du ciel » est dans ma PAL depuis deux ans. Je n’ai jamais pris le temps de le lire, l’épaisseur du livre me rebute un peu. Lorsque j’ai vu que « Je revenais des autres » était disponible en audio sur NetGalley, je me suis dit que c’était l’occasion de découvrir enfin cette auteure qui fait l’unanimité auprès des lecteurs. Le résumé était tentant.

Auteur connu : Mélissa a écrit trois romans, un quatrième arrive en mars prochain, d’ailleurs nous y retrouverons les personnage de « Je revenais des autres ».

Émotions ressenties lors de la lecture : de l’anxiété, de la peur, de la tristesse vis-à-vis d’Ambre, qui débute bien mail sa vie d’adulte. De l’admiration lorsqu’elle remonte la pente. Ensuite, je dois bien l’avouer, l’ennui m’a harponnée…

Ce que j’ai moins aimé : trop de longueurs, trop de personnages pas assez développés, trop de clichés, la fin.

Les plus : la réflexion et les valeurs présentées. 

2 réflexions sur “« Je revenais des autres » de Mélissa DA COSTA

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