« Les disparues du 4 juillet » de Karin SLAUGHTER

avis lecture Les disparues du 4 juillet de Karin SLAUGHTER

Informations 

Résumé

North Falls. Une petite ville. Un secret monstrueux. Dans la nuit du 4 Juillet, alors que le feu d’artifice déchire le ciel, deux adolescentes disparaissent. D’elles on ne retrouve que deux vélos abandonnés, un téléphone en miettes et une mare de sang. L’une des jeunes filles avait voulu faire appel à Emmy Clifton, l’adjointe du shérif, mais cette dernière lui avait répondu : « Pas maintenant. » Elle ne se le pardonnera jamais. Douze ans plus tard, l’enlèvement d’une autre adolescente relance l’affaire et ravive une…

Mon avis

Un thriller qui m’a laissée sur le bord du chemin

« Les Disparues du 4 juillet » est le premier tome de North Falls, une nouvelle série policière de Karin Slaughter. Une auteure que j’avais découverte avec « Son vrai visage », un roman que j’avais beaucoup aimé. J’abordais donc cette nouvelle lecture avec curiosité, d’autant que son point de départ avait de quoi éveiller mon intérêt.

Sur le papier, les ingrédients sont réunis pour un thriller sombre et prenant, avec des disparitions inquiétantes, une affaire ancienne à éclaircir et des secrets enfouis dans une petite communauté.

Une enquête qui peine à avancer

Malheureusement, si le point de départ m’a intriguée, la suite de ma lecture n’a pas été à la hauteur de mes attentes.

J’ai rapidement trouvé le récit trop chargé en détails. J’ai eu le sentiment que les développements s’accumulaient sans que l’enquête progresse suffisamment à mes yeux. Le rythme m’a paru poussif, les chapitres interminables et l’ensemble manquait du dynamisme que je recherche habituellement dans un thriller.

J’aime les récits qui avancent, les plumes vives, les chapitres courts qui donnent envie d’enchaîner les suivants et les rebondissements qui nous poussent à échafauder des hypothèses. J’attends ce petit quelque chose qui nous fait oublier l’heure et nous donne envie de lire encore quelques pages, même lorsqu’il est déjà tard.

Ici, je n’ai malheureusement pas retrouvé cette sensation. J’ai eu du mal à me sentir entraînée dans l’enquête et mon intérêt s’est progressivement émoussé. Les longueurs ont fini par prendre le dessus, au point que ma lecture est devenue laborieuse.

Des personnages auxquels je ne me suis pas attachée

L’autre difficulté, pour moi, a été de m’intéresser véritablement aux personnages. Pourtant, la culpabilité d’Emmy constituait une piste intéressante pour donner une dimension personnelle à cette affaire. Mais je ne suis pas parvenue à m’investir suffisamment dans son histoire pour que cela compense le rythme qui me pesait.

Quand je lis un thriller, j’ai besoin de me sentir concernée par ce qui arrive aux protagonistes, de vouloir comprendre leurs choix et de m’interroger sur les événements à leurs côtés. Ici, je suis restée à distance. Je n’ai pas ressenti cette urgence qui aurait pu me donner envie de poursuivre malgré mes réserves.

Un récit qui ne correspond pas à mes attentes

Clairement, cette fois, la rencontre avec Karin n’a pas eu lieu.

Je ne remets pas en cause le potentiel de l’intrigue ni le travail de l’auteure, mais la manière dont le récit s’est déployé n’a pas fonctionné sur moi. Trop de détails, une progression que j’ai trouvée trop lente et des chapitres qui m’ont semblé interminables : autant d’éléments qui ont fini par étouffer mon intérêt.

Je n’ai pas réussi à aller au bout de cette lecture. C’est suffisamment rare pour que je le souligne, mais je préfère reconnaître que je n’ai pas trouvé dans ce roman ce qui me donne habituellement envie de dévorer un thriller plutôt que de m’obstiner jusqu’à la dernière page.

Mon ressenti

Je ressors de cette lecture avec une véritable déception. Le résumé m’avait attirée, le sujet avait du potentiel et j’avais envie de retrouver Karin Slaughter dans cette nouvelle série. Pourtant, je me suis rapidement retrouvée face à un récit qui ne parvenait pas à me captiver.

Je sais que le rythme d’un roman est une question de sensibilité et que certains lecteurs apprécieront sans doute davantage cette intrigue développée et ses nombreux détails. De mon côté, j’attends d’un thriller qu’il me tienne en haleine, qu’il fasse avancer son enquête et qu’il me donne constamment envie de tourner les pages. Ce n’est malheureusement pas ce que j’ai ressenti ici.

« Les Disparues du 4 juillet » n’a pas réussi à me convaincre. Je le conseillerais néanmoins aux lecteurs qui apprécient les enquêtes au long cours, les récits détaillés et les intrigues qui prennent leur temps pour développer leur univers. Si, comme moi, vous recherchez avant tout un thriller nerveux, rythmé et difficile à lâcher, vous risquez en revanche de trouver le temps long.

Une lecture qui ne m’a pas convaincue, mais qui me rappelle aussi qu’une même autrice peut nous séduire avec un roman et nous laisser complètement à distance avec un autre.

Je remercie la Masse critique Babélio et les éditions Harper Collins pour cette lecture.

En bref…

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : pour découvrir le premier tome de cette nouvelle série policière. J’étais attirée par la disparition mystérieuse de deux adolescentes et par la promesse d’une enquête sombre. Après la lecture positive de « Son vrai visage », j’avais envie de retrouver la plume de l’auteure.

Auteur connu : retrouvez ma chronique de « Son vrai visage », lu et beaucoup apprécié.

Émotions ressenties lors de la lecture : curiosité, intérêt, impatience, ennui, frustration, lassitude, déception, désengagement.

Ce que j’ai moins aimé : rythme trop lent, enquête poussive, abondance de détails, chapitres trop longs, manque de dynamisme, difficulté à s’attacher aux personnages, lecture laborieuse.

Les plus : intrigue de départ, affaire ancienne ravivée douze ans plus tard, culpabilité de l’adjointe du shérif, secrets d’une petite ville, potentiel du sujet.

Si je suis une âme sensible : le sujet peut être éprouvant pour les lecteurs sensibles aux violences faites aux jeunes filles et aux disparitions inquiétantes. De plus, n’ayant pas terminé le roman, je ne peux pas garantir l’absence d’autres scènes difficiles dans la suite.

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