Interview de Sébastien BOUCHERY

Présentation de l’auteur :

Sébastien Bouchery est né en 1975 au Chambon-Feugerolles, dans la Loire. Mauvais élève au collège et au lycée, il passe le plus clair de son temps à rêver au fond de la classe ; passionné de cinéma et de bandes dessinées, il s’imagine des histoires, petites nouvelles ou scénarii qu’il note ou dessine au coin de feuilles éparpillées sur son bureau. En 1997, il écrit son premier vrai scénario « Sans états d’âme »: une histoire de gangsters et de repentis. 

Il oriente ensuite sa carrière dans l’Administration, au Conseil Général de la Loire, pour laquelle il travaille depuis 1998. Il continue cependant à écrire des histoires, et petit à petit, se fabrique un recueil de nouvelles qu’il laissera au placard pendant quelques années.

En 2004, il devient le Président fondateur de « Prociné 3 », une association qu’il crée dans le but de développer des projets cinématographiques, « Sans états d’âme » en est le premier; l’association se fait connaître, et quelques noms du milieu télévisuel suivent de près l’évolution du projet. Il assume toutes les casquettes, avec l’aide d’amis, tout d’abord dirigeant de l’association, mais aussi scénariste, acteur et réalisateur du métrage.

En 2007 s’ouvre alors un concours organisé par une maison d’édition parisienne. Sébastien Bouchery présente le manuscrit « Nos sanglantes confessions », polar mafieux qu’il ressort des tiroirs pour l’occasion. Son livre attire l’attention du Comité de lecture et il se voit proposer l’édition de son premier roman. « Nos sanglantes confessions » sort fin 2008. Sébastien Bouchery le présente à la fête du livre de Saint-Etienne, et le roman rencontrera son public.

En 2009, Sébastien Bouchery fait éditer son deuxième roman : « Le voyage spirituel d’Henry Ludil ».

En avril 2010, Sébastien Bouchery créé « EasternEditions », réédite ses deux premiers ouvrages, et le petit dernier : « Les glorieux : Plein les douilles ».

En 2016, son dernier roman « Cadran », a reçu le prix des lecteurs France Loisirs.

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Merci Sébastien d’avoir bien voulu te prêter au jeu.

Ton dernier livre « Cadran » a reçu le prix des lecteurs France Loisirs. Comment en es-tu arrivé là ?

J’ai proposé à 3 reprises des romans pour ce prix des lecteurs, les 3 années précédentes. En 2015, « Monnaie d’échange » était arrivé second. En 2016, j’ai eu la bonne surprise d’avoir été désigné lauréat avec « Cadran », prix remis par la marraine de l’édition Karine Giebel. « Cadran » est mon 13ème livre.

En 2010, tu as créé une maison d’éditions « EasternEditions », pourquoi ? Quel effet cela fait-il de se retrouver de l’autre côté ?

J’avais envie de créer une structure éditoriale car cette facette du travail m’intéressait. J’ai ouvert EasternEditions en avril 2010. Pendant 5 ans, j’ai publié une quinzaine d’auteurs pour une trentaine d’ouvrages. C’était très enrichissant comme expérience. J’ai énormément appris au  contact des prestataires, des librairies et des auteurs. J’avais envie de publier ce qui me plaisait réellement avec un vrai travail de fond avec mes auteurs. La conception du livre, de la couverture, de la diffusion, du recensement et des salons. En 2015, j’ai décidé de fermer Eastern pour des raisons de temps. Au fil du temps, il était très difficile de cumuler mon emploi et le travail au sein d’Eastern. Mais je n’oublierai pas ces cinq années d’expérience.

Que t’apporte l’écriture d’un livre ?

J’ai toujours aimé raconter des histoires. J’ai commencé enfant avec des bandes dessinées que je réalisais en m’inspirant de films que je regardais à la télévision. Puis en prenant de l’âge j’ai voulu concrétiser cette passion. Écrire m’apporte un bien-être particulier, une évasion. Aujourd’hui, je ne pourrais plus m’en passer.

Quelle est ta méthode de travail ? Feeling ou plutôt planification de ton récit ?

En général, j’ai toujours une intrigue de fond, avec le début et la fin. Lorsque je commence à écrire, je me laisse porter par les personnages créés et je tisse ma toile jusqu’au dénouement. Je ne fais pas de plans. J’ai déjà essayé mais je me suis vite aperçu que je ne les respectais pas.

Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Le cinéma et les lectures que j’affectionne. J’aime quand un roman est rythmé. L’intrigue est importante et la fin cruciale. Lorsque je créé un personnage, je visualise toujours l’acteur qui pourrait l’interpréter. Cela m’aide dans les descriptions et la personnalité que je souhaite lui donner. Mes inspirations gravitent surtout autour du western pour le cinéma et du thriller pour la littérature.

En général, il te faut combien de temps entre l’idée d’un nouveau livre et le mot de la fin ?

C’est variable. Lorsqu’une idée germe dans mon esprit dérangé, je commence la phase d’écriture peu de temps après. Disons qu’il faut compter entre 6 et 8 mois pour qu’un projet soit totalement réalisé.

Fais-tu relire tes manuscrits avant de les proposer aux maisons d’éditions ?

Oui, Isabelle ma femme, est toujours ma première lectrice. Elle lit, analyse et me fait remonter les aspects positifs du récit et ceux qui pourraient être améliorés. Son avis est important. De plus, elle qui connaît parfaitement mon style d’écriture, m’oblige à me dépasser pour éviter des redondances avec des récits antérieurs ; ou encore à modifier mes fins si elles sont prévisibles.

Quel a été ton dernier coup de cœur littéraire ?

« Contre toute attente », de Linwood Barclay.

Comment qualifierais-tu ta relation auteur/lecteurs lors de tes séances de dédicaces ?

Privilégiée. Lorsque je vois des visages familiers venir à mon stand et me parler de livres qu’ils ont lu et apprécié, c’est flatteur et encourageant pour toujours essayer de faire mieux et ne pas les décevoir. Et rencontrer un nouveau lectorat est très grisant. Cela nous permet de faire connaissance, et de garder un lien qui j’espère, ne se brisera jamais.

Pourquoi avoir choisi d’écrire des thrillers ?

J’aime les histoires tordues. C’est dans l’écriture des thrillers que je m’épanouis. J’aime le suspense et les fins à rebondissements. J’adore être surpris à la lecture de thrillers. Vu que c’est un genre que j’affectionne tout particulièrement, j’ai souhaité orienter mes histoires en ce sens. Actuellement et depuis 2 ans, je mélange mes 2 styles de prédilection, le thriller et le western. Un thriller peut prendre vie à n’importe quelle époque, c’est ça qui est fabuleux.

Si tu pouvais te réincarner en l’un de tes personnages ça serait dans lequel et pourquoi ?

Ce serait sans doute Travis Moses, le héros de mon dernier manuscrit. Il s’agit là d’un thriller/western que j’espère vous faire découvrir très prochainement. J’aime les différentes facettes de ce personnage. Il est fort et fragile, bon et mauvais, il est un vrai paradoxe à lui tout seul.

Ta recette de cuisine pour écrire ?

J’ai besoin d’une bonne séance de sport avant la 1ère phase d’écriture.

Ensuite un bureau, un clavier et une lampe de chevet.

Et surtout, surtout, le silence le plus complet.

J’ai également besoin de documentation sous le coude.

Pour que je puisse donner toute la liberté possible à mon imaginaire, il faut que je sois dans une phase sereine, sans contrariété.

Une fois tous ces ingrédients en place, il ne me reste plus qu’à passer à la cuisson.

Le mot de la fin est pour toi :

Tout d’abord, je te remercie, Sonia, pour cette interview. C’est toujours un plaisir de communiquer avec des passionnés, et je crois que tu es une passionnée des plus dangereuses. Il en faut et c’est grâce aux passionnés de littérature qu’il y aura toujours des livres à écrire.

Je vais continuer de mon côté à écrire ce que j’ai envie d’écrire, sans me soucier des codes, de ce qu’il faut faire ou ne pas faire, ce qui est commercial ou ne l’est pas… J’ai envie de poursuivre ma route en racontant les histoires que j’aimerais lire. Et j’espère surtout que mes romans continueront à trouver leur public.

Pour terminer, je tiens à remercier tous ceux que j’ai pu rencontrer sur les salons, à savoir les lecteurs. Ils sont le carburant premier qui anime l’imagination des auteurs. Alors un grand merci à vous et à très vite.

affiche

affiche 2017

Sébastien Bouchery sera présent les 13 et 14 mai 2017 au salon du livre de Boen (entre St Etienne et Roanne)

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