Interview de Claudine DELHIO

Présentation de l’auteur :

Claudine Delhio, est née en 1959. Après des études en lettres, elle a exercé plusieurs métiers, dont aujourd’hui, celui de journaliste d’entreprise.

Si la Haute Savoie a été son pays d’adoption pendant de nombreuses années, elle vit actuellement dans la banlieue lyonnaise.

Assise

Bibliographie :

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Tout d’abord, merci Claudine d’avoir accepté mon invitation.

Votre second roman, « au-delà des mouettes du lac Léman », est paru en septembre 2016. Pouvez-vous nous en parler ?

C’est l’histoire de trois personnages, vivant dans un village du Chablais, ne se connaissant pas, qui vont se retrouver plus ou moins impliqués dans un trafic d’œuvres d’art. Aucun n’a une âme de fraudeur, cependant, lorsqu’une enquête est diligentée à la suite d’un meurtre, tous les trois vont tout faire pour se fondre dans le paysage et élucider, seuls, l’affaire, pour évaluer leur part de responsabilité.

Quel a été le déclic qui vous a poussé à écrire ?

Ce roman m’a été inspiré à la fois par mes années de vie dans le Chablais, mais également par des actualités récentes. En effet, le bord du lac est un endroit magnifique, très inspirant, que je souhaitais utiliser comme décor d’histoire. Et puis c’est une région aux confins de la France, avec toutes les particularités que cela engendre et donc la porte ouverte à l’imaginaire… . D’autre part, les actualités récentes ont dévoilé, souvent au moment d’héritages, la réapparition d’œuvres d’art disparues depuis la guerre. Ces trésors-là, comme les œuvres d’art en général, sont également un excellent moyen de blanchir de l’argent en créant artificiellement, ou sous le manteau, de la valeur. Ces deux items se rejoignaient parfaitement pour un sujet autour du trafic dans une zone frontière.

Comment est né votre premier roman « Ainsi naissent les orages » ?

J’écris à titre professionnel, mais dans un cadre très précis. J’avais envie de tenter l’aventure de la fiction pour pouvoir sortir de l’univers corseté dans lequel j’enfermais mes mots. J’ai écrit ce premier roman sur le sujet d’un secret de famille remontant à la période de la guerre d’Algérie. Je voulais illustrer le fait qu’on ne connaît pas toujours bien, les personnes avec lesquelles nous vivons au plus près.

Comment procédez-vous pour écrire ? Avez-vous un rituel ?

Je n’ai pas spécialement de rituel, mais j’ai un lieu dédié chez moi, ce qui me permet d’être rapidement dans le bain.  Cela étant, en phase d’inspiration, il m’arrive de garer ma voiture pour prendre des notes, ou, en pleine nuit, d’écrire sur un petit carnet que je laisse sur ma table de chevet. Pour moi, l’écriture au fil du roman n’est pas du tout linéaire. Au début c’est une idée qui germe tout doucement, dont je ne sais pas encore si elle sera viable. Et cette étape n’a rien à voir avec le moment où je fais des recherches précises sur l’époque, le lieu, ou tout autre sujet qui sera en toile de fond. Et une autre écriture très différente est celle où je dialogue avec mes personnages pour être en harmonie avec eux…. Celle-là est un peu spéciale, surtout pour mon entourage !

A qui confiez-vous votre manuscrit en premier ?

A mon mari d’abord, qui est presque aussi impatient que lors de la naissance de nos enfants….toutes proportions gardées ! Puis à mon éditeur…

Quels sont vos auteurs préférés ?

En ce moment je lis des auteurs italiens. Même avant le phénomène Ferrante, j’ai aimé Margaret Mazzantini, Silvia Avallone, Milena Agus, Paolo Giordano, Antonio Penacchi, etc… Mais je me régale aussi de la littérature nordique comme Maria Ernestam par exemple. J’ai suivi chaque nouvel ouvrage de l’américain Joseph Boyden, mais également ceux de Claudie Gallay, de Tracy Chevalier…

Si vous pouviez vous  réincarner en l’un de vos personnages ça serait dans lequel et pourquoi ?

Probablement Françoise, l’héroïne d’Ainsi naissent les orages. C’est une femme généreuse, qui malgré son âge et le rôle dans lequel elle est enfermée, a l’énergie de se repositionner… Mais peut être que dans quelques temps, à cette question, je répondrai différemment, car j’écris une nouvelle histoire dans laquelle il y a une sorte d’aventurière mi ange mi démon qui me plait bien.

Votre recette de cuisine pour écrire ?

Des piles de livres autour de mon bureau, pour le côté rassurant et une fenêtre pour regarder au loin.

Du silence ou du brouhaha, mais pas d’entre deux, trop divertissant !

Une réserve de chocolat aux noisettes, pour les moments de doute,

Un chat à qui lire, de temps en temps, une phrase,

Un bon petit café à intervalles réguliers,

Et une poignée de copains et copines à qui rendre visite quand « ça ne vient plus »…

Le mot de la fin est pour vous :

Ecrire est une expérience fantastique, cela ne veut pas dire que c’est facile mais c’est de l’ordre de l’aventure, avec beaucoup de découvertes et d’inattendu… Mais ce qui m’a le plus étonné, ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est le retour des lecteurs, leur appropriation du texte, des personnages, la complicité qui peut naître autour d’un thème, d’une réflexion…et c’est très réjouissant.

affiche

affiche 2017

Claudine Delhio sera présente en dédicace au salon du livre de Boen (entre Roanne et St Etienne), les 13 et 14 mai 2017.

 

 

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