« Le Mars Club » de Rachel KUSHNER

Informations :fleurs de cerisier

Titre : le Mars Club

Auteur : Rachel Kushner

Editeur : Stock

Nombre de pages : 480 pages

Format  et prix : broché   23 € / numérique 15.99  €

Date de publication : 22 août 2018

Genre : littérature générale

Résumé :

Romy Hall, 29 ans, vient d’être transférée à la prison pour femmes de Stanville, en Californie. Cette ancienne stripteaseuse doit y purger deux peines consécutives de réclusion à perpétuité, plus six ans, pour avoir tué l’homme qui la harcelait. Dans son malheur, elle se raccroche à une certitude : son fils de 7 ans, Jackson, est en sécurité avec sa mère. Jusqu’au jour où l’administration pénitentiaire lui remet un courrier qui fait tout basculer.
Oscillant entre le quotidien de ces détenues, redoutables et attachantes, et la jeunesse de Romy dans le San Francisco de années 1980, Le Mars Club dresse le portrait féroce d’une société en marge de l’Amérique contemporaine.

Mon avis :

On sombre dans la noirceur avec ce roman.

Une découverte très crue du monde carcéral aux Etats-Unis, où les prisons poussent comme des champignons pour faire face à la vague de criminalité que connaît le pays. Sujet assez tabou, peu abordé dans les romans, le lecteur prend possession de sa cellule, qu’il partage avec Géronima, Sanchez, Candy, Serenity ou encore Romy. Toutes ces femmes ont un passé sombre, des peines longues, certaines sont dans le couloir de la mort, d’autre ne connaîtront plus jamais la liberté.  Comment rester sain d’esprit, croire en son image, tenter de trouver un sens à sa vie lorsqu’on est incarcéré ? Le temps s’étire, comme un élastique, entre les murs de la prison de Stanville et les détenues rêvent de leur vie d’avant, songent à ce qui les a fait basculer, pensent à demain, le tout saupoudré de chanteurs célèbres, Roy Acuff , Elvis, ou encore de grands noms de la littérature américaine.

Elles souffrent, ont fait souffrir leurs victimes certes, mais les faire souffrir le reste de leur vie est-il vraiment profitable à la justice ? Le système est disséqué, les gardiens, les rivalités, les tensions raciales, la violence, quelquefois l’entraide et l’empathie. Edifiant et marquant. La prison déforme toutes les relations sociales.

Les personnages sont criants de vérité, on occulte totalement ce qu’ils ont fait pour en arriver là, et on ne peut que tenter de les soutenir. J’ai admiré Romy, condamnée à « perpète », mais qui continue de rêver et de vivre malgré tout.

Gordon, le professeur de littérature, dont le travail consiste à  aider les détenues à préparer un petit diplôme ; il est libre, mais pourtant, il est prisonnier de Stanville, car il se prend d’affection pour ses « élèves » et ne peut s’empêcher de les aider par de tout petits riens qui sont tout pour elles.

Le parallélisme entre la vie (je dirais plutôt la survie) des détenues et le San Francisco libre des années 80 est déroutant. Il y a l’avant et l’après. Dans les deux mondes, la drogue, le viol, ou encore la violence sont présents. Différemment, mais étrangement là malgré tout. Que vaut-il mieux finalement ? Etre dehors ou entre les murs de la prison ? C’est glaçant !

La plume est maîtrisée, la construction parfaite, aucun temps mort, le lecteur subit au même titre que les personnages l’incarcération, il est enfermé dans le livre sans espoir de sortie qu’une fois la dernière page tournée, et encore….pas sûr….

Merci aux Editions Stock et NetGalley pour cette lecture.

#lemarsclub

#NetGalleyFrance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une réflexion sur “« Le Mars Club » de Rachel KUSHNER

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s