« La belle-mère » de Sally HEPWORTH

Informations :

Titre : la belle-mère

Auteur : Sally Hepworth

Éditeur : L’Archipel

Nombre de pages : 360 pages

Format  et prix : broché 21 € / numérique 14.99 €

Date de publication : 20 août 2020

Genre : thriller psychologique

Résumé :

Avocate appréciée pour son dévouement, Diana se bat pour améliorer le sort des réfugiés, mais elle se montre froide et distante, sinon blessante, envers les siens. Ce dont souffre Lucy, sa belle-fille, qui rêvait de trouver en elle une mère de substitution.

Dix années ont passé, et Diana vient de mourir. Elle se serait suicidée. Mais, à l’autopsie, nulle trace d’un cancer… Qu’est-il donc arrivé à Diana, dont le testament a été modifié peu de temps avant sa mort ?

Mon avis :

Vous qui me connaissez, vous savez combien j’apprécie me plonger dans un thriller psychologique !

« La belle-mère » est tout simplement jouissif. J’ai adoré ce bras de fer feutré entre Lucy et Diana. Deux femmes que tout oppose (à priori). Partant d’un thème pas très original, l’auteure nous sert de belles heures de lecture sur un plateau d’argent.

Notre famille modèle vit en Australie et son niveau social est très élevé. Lucy, 30 ans, est mariée à Oliver Goodwin, Ollie pour les intimes. Leurs trois enfants ont entre 2 et 7 ans. Lucy s’entend très bien avec Nettie, sa belle sœur (Antoinette…), mariée à Patrick. Ça passe bien également avec son beau-père, Tom, un peu moins bien avec sa belle-mère, Diana.

« On ne choisi pas sa famille, et encore moins sa belle-mère ».

J’ai eu deux belles mères jusqu’à présent, la seconde n’a rien à voir avec la première, elle est juste géniale ! Et heureusement, car quand je lis « La belle mère », franchement, ça fait peur.

Diana est la matriarche typique, et lorsque Lucy intègre cette famille, elle rêve de tisser une super relation avec sa belle-mère. Lucy a perdu sa mère à l’âge de 13 ans d’un cancer du sein. Elle cherche à combler ce manque. Ce n’est pas avec Diana qu’elle va pouvoir échanger des recettes de cuisine et trouver l’amour maternel qui lui fait tant défaut…Car il est clair que Diana n’a aucun intérêt pour Lucy.

Nous entrons dans le vif du sujet lorsque Diana est retrouvée morte à son domicile. Les enquêteurs penchent très vite pour un meurtre déguisé en suicide. Et là, préparez-vous, ça va swinguer !

Le schéma narratif alterne le passé et le présent, tantôt sous l’angle de Lucy, souvent sous celui de Diana, parfois d’un autre membre de la famille. Et plus les pages se tournent, et plus on se rend compte que chaque personnage est compliqué. Diana en reçoit la palme bien entendu. Vous imaginez ? Une personne hyper altruiste pour les autres, impliquée dans une association caritative à qui elle consacre sa vie et son argent, par contre, vis-à-vis de ses enfants, elle devient intransigeante et presque sans cœur.

Pourtant, peu à peu, le lecteur comprend pourquoi elle réagit comme cela, et change d’opinion vis-à-vis d’elle. On apprend à connaître les personnages, à découvrir leurs forces et leurs faiblesses, tout en essayant de décoder ce qui est arrivé à Diana,  qui aurait été susceptible de l’assassiner, et surtout pourquoi. Dans un meurtre, la famille est en première ligne, et le mobile est souvent l’argent. Ici, chaque membre de la famille pourrait être coupable, car l’argent ne coule pas à flot pour tout le monde.

Contrairement aux thrillers psychologique « classiques », ici on entre directement dans le vif du sujet avec la mort de Diana. Même si la mise en place se fait ensuite plus calmement pendant quelques chapitres, le lecteur est harponné en bonne et due forme. Le rythme est ensuite imposé par des chapitres hyper courts, ça se lit à une vitesse folle. Les rebondissements et le suspense sont légions, on ne s’y attend (presque) jamais. Quant au twist final, je ne pensais pas du tout à cela. J’ai vraiment été surprise ! Dans ce Cluedo grandeur nature, il ne faut pas se fier aux apparences !

Une plume captivante, très dynamique, fluide, une construction imparable, ce roman a absolument tous les atouts pour régaler les adeptes du genre et appâter ceux qui souhaiteraient se lancer dans la lecture d’un thriller psychologique. Je vous le conseille !

Je remercie les Éditions L’Archipel et spécialement Mylène pour cet envoi.

#labellemère    #SallyHepworth   #LArchipel

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En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : thriller psychologique ! Cela suffit à me mettre des étoiles dans les yeux !

Auteur connu : je ne connaissais pas Sally, pourtant « La belle-mère » est son cinquième roman, dont seulement deux ont été traduits en français. Une belle découverte.

Émotions ressenties lors de la lecture : j’ai ressenti des émotions contradictoires pour chaque personnage au fil de ma lecture, en détestant certains pour mieux les apprécier ensuite. J’ai trouvé cela très intéressant.

Ce que j’ai moins aimé : quelques répétitions dues à la traduction, mais je pinaille.

Les plus : la construction de l’intrigue et des personnages, le rythme, pas si tranquille que cela pour un thriller psychologique, la plume.

2 réflexions sur “« La belle-mère » de Sally HEPWORTH

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